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Croissance : L’Afrique à l’heure de la résilience

Croissance : L’Afrique à l’heure de la résilience

Selon la BAD, le continent a réalisé un taux de croissance de 3,9%. Ce chiffre est en deçà des 5% enregistrés lors des dernières années, mais révèle, malgré tout, une résilience de l’économie africaine à l’heure où les pays développés peinent à dépasser 2% de progression de leur PIB.

Top 5 de la croissance africaine
Malgré les difficultés de la conjoncture économique mondiale, les pays africains ont enregistré des progrès économiques considérables en 2015, marqués par un taux de croissance moyen du PIB de 3,6% en une année où les meilleures performances des pays développés ont à peine atteint 2%. De plus, cinq des économies du monde dont la progression des économies est la plus rapide se trouvent en Afrique, car la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo, l’Éthiopie, le Rwanda et la Tanzanie ont tous réalisé des taux de croissance de 7% ou plus. Telles sont certaines des évolutions réjouissantes présentées devant les milliers de participants aux Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement à Lusaka, le mercredi 25 mai.

Disparités régionales
En 2015, la performance économique a varié d’un pays et d’une région à l’autre du continent. L’Afrique de l’Est se situe en tête du peloton, avec une croissance moyenne de 6,3% du PIB en 2015, contre 6,5% l’année précédente. En Afrique centrale, la moyenne se situe à 3,7%, en baisse par rapport aux 6,1% de 2014, tandis qu’en Afrique de l’Ouest, le déclin a été encore plus prononcé : 3,3% comparé à 6%. En Afrique du Nord, le taux de croissance a plus que doublé pour passer de 1,4% à 3,5%, tandis qu’en Afrique australe, la progression moyenne du PIB a reculé de 2,8% en 2014 à 2,2% en 2015, reléguant cette région au dernier rang du continent.

Résilience africaine
Cette croissance, maintes fois célébrée, n’échappe pas à un certain nombre de risques, tels que ceux liés au déclin persistant des cours des matières premières, à l’insuffisance des infrastructures africaines, au manque d’inclusion sur le continent et aux vents contraires de dimension mondiale qui viennent entraver la croissance et mettre en évidence la nécessité de la diversification. Malgré tout, la résilience de l’Afrique à un moment où les grandes économies mondiales ont peiné à progresser est due à des investissements publics conséquents, particulièrement en matière d’infrastructures, à une consommation intérieure soutenue, à l’essor du secteur des services et aux progrès graduels de la diversification économique.

Vers une urbanisation intelligente
Le continent africain s’urbanise rapidement. D’ici 2035, une majorité d’Africains vivront dans des zones urbaines. Mais la croissance rapide des villes ne s’accompagne pas de suffisamment d’emplois productifs et de services publics de qualité. Cependant, l’urbanisation possède le plus grand potentiel pour accélérer le développement économique, social et environnemental ; même les zones rurales devraient bénéficier de villes africaines dynamiques et durables. Exploiter ce potentiel requiert de nouvelles et ambitieuses stratégies nationales de développement urbain. Bien que les priorités dépendent des contextes spécifiques à chaque pays, la plupart devront clarifier les droits fonciers, fournir des infrastructures et des services de meilleure qualité et mieux gérer la croissance des villes intermédiaires.  

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