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Crise sanitaire: le patronat demande le report de l’augmentation du SMIG

Prévue en juillet prochain, sur la base de l’accord tripartite signé entre le gouvernement, la Confédération patronale et les syndicats il y a un an, l’augmentation du SMIC devra vraisemblablement attendre.

C’est ce qu’a annoncé le président de la CGEM Chakib Alj, hier lors d’une conférence virtuelle organisée par la Conférédation, indiquant qu’une requête dans ce sens a été formulée par l’organisation patronale au gouvernement. Principal motif invoqué: la crise sanitaire et ses effets sur le tissu entrepreneurial.


Dans sa demande officielle au gouvernement, selon Alj, la CGEM souligne la nécessité de reporter l’opération de l’augmentation du SMIG, les entreprises -en particulier les PME- se trouvant durement touchées par la crise de Coronavirus.

« Nous comptons faire cette augmentation, toutefois la conjoncture actuelle fait qu’elle doit être reportée à une date ultérieure », a néanmoins souligné Alj.

Les entreprises sont sensibilisées et engagées pour adopter toutes les précautions sanitaires nécessaires à la préservation de la santé de leurs salariés et clients, a affirmé Alj.

Et d’ajouter: « l’activité économique reprend progressivement. Ce redémarrage de l’activité nous permettra de freiner les dégâts considérables observés sur nos entreprises et sur l’emploi, et de soulager la trésorerie de l’État ».

Selon le vice-président général de la CGEM, Mehdi Tazi, 72% des entreprises ont eu recours à au moins un report d’échéances (fiscales, bancaires et sociale), ce « qui constitue une dette supplémentaire pour ces entités », relevant que l’endettement à lui seul, ne suffira pas pour le redémarrage des activités de ces entreprises.

Afin de les accompagner, la CGEM prévoit d’autres mécanismes dans le cadre du plan de relance, notamment celui de reconstitution des fonds propres, a-t-il ajouté.

« Notre pays dispose de tous les atouts (un secteur privé agile et réactif, une position géographique stratégique…) pour transformer cette crise en opportunité, rebondir et se positionner comme une économie à fort potentiel de développement », estime le président de la CGEM.


Mobilisation pour la relance

La CGEM a récemment adressé au Comité de veille économique des propositions de pistes de relance de l’économie nationale. L’objectif, selon Chakib Alj, est de préserver l’appareil productif national et d’éviter une récession durable, de stimuler la demande et aussi de relever de grands défis « dont beaucoup existaient bien avant l’arrivée du Covid », en particulier l’intégration de l’informel, la simplification de la relation entre l’État, le citoyen et l’entreprise, l’inclusion financière et les délais de paiements. Alj a, en outre, souligné que la crise actuelle, de par son caractère inédit et son impact, nécessite une réponse massive, rappelant que la CGEM a saisi toutes ses composantes, (fédérations, CGEM régions, groupe parlementaire et commissions) pour élaborer sa proposition de Plan de Relance de l’économie nationale. « Ce plan se veut ambitieux, intégré, cohérent et équilibré entre l’État, le secteur privé et le citoyen », a t-il dit, estimant à entre 80 et 100 milliards de dirhams son coût de financement, dont un montant de 60 MMDH de garantie accordée dans le cadre de « Damane Relance ».

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