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Covid-19: Quelle efficacité pour les masques en tissu?

Afin de se protéger et protéger autrui des contaminations au nouveau coronavirus, plusieurs formats et modèles de masques de protection sont été développés, dont ceux en fabriqués à partir de tissu. Sont-ils efficaces?

Pour répondre à cette question, des scientifiques canadiens ont mené une série de recherches. Il en ressort que ces masques peuvent bloquer jusqu’à 99% des particules infectieuses.


Ces scientifiques ont analysé les études des masques de protection pendant plus d’un siècle et ont conclu que les masques de protection, constitués de plusieurs couches de coton, repoussent les virus véhiculés par les particules microscopiques dans l’air.

Selon ces conclusions, relayées dans le journal britannique « Daily Mail », les couches de tissu réduisent la propagation des particules infectieuses, qui sont émises par le porteur lors de la toux et des éternuements, de voyager dans l’air et de se déposer sur les surfaces.

Bien qu’il n’y ait aucune preuve directe suggérant que les masques en tissu réduisent la transmission du virus, la recherche indique qu’ils réduisent la pollution de l’air et de la surface.

L’étude a révélé que certaines compositions de tissus, comme le coton vanille, empêchent plus de 90% des particules, tandis qu’un masque à trois couches peut réduire la transmission des micro-organismes et la pollution de surface jusqu’à 99%.

Bien que les chercheurs ne garantissent pas que les masques de coton empêcheront leurs porteurs de contracter le virus du SRAS-Cove-2, le coronavirus qui cause Covid 19, les nouvelles recherches aident à clarifier leur efficacité lorsqu’il s’agit de bloquer les particules infectieuses.

Catherine Klass, professeure agrégée de médecine à l’Université McMaster au Canada, a déclaré: «Il est rare de prouver directement que l’application d’un masque de quelque nature que ce soit en dehors du cadre des soins de santé réduit le transfert réel de Covid 19. C’est pourquoi les décisions de santé publique sont difficiles à prendre à propos du masque ».

«Nos recherches indiquent que les tissus peuvent bloquer les particules, même microscopiques, ce qui appuie la politique de santé publique du Canada à ce sujet », poursuit-elle.

Bien que le chiffon n’arrête pas le virus lui-même, il empêche les particules générées par les conversations, les repas, la toux et les éternuements qui transportent le virus. Cela signifie que les particules chargées de virus émises par le porteur du masque infecté sont conservées à l’intérieur du masque et ne peuvent pas être suspendues dans l’air ou déposées sur une surface.

Ab.B

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