Éco-Business

Cosumar soutenue par son activité à l’export

Le producteur national de sucre a affiché des résultats en retrait sur le marché local. Cette baisse a pu être toutefois contenue par la bonne tenue de l’activité à l’export.

Un premier semestre plus au moins satisfaisant pour Cosumar, et ce, même si à première vue, les résultats au niveau local s’affichent en retrait. Le chiffre d’affaires social s’est affiché à 3,53 MMDH, contre 3,37 MMDH enregistrés à fin juin 2019. L’Excédent brut d’exploitation (EBE) s’est, quant à lui, établi à 617 MDH, marquant une baisse de 6,8% comparativement à la même période de l’année écoulée, et ce en raison du retrait du volume des ventes locales et de l’incidence des conditions climatiques sur les campagnes des sucreries de Cosumar SA. Au final, le résultat net ressort à 348 MDH, en baisse de 179 MDH par rapport aux réalisations du premier semestre 2019. C’est la hausse du volume des ventes à l’export qui a pu compenser la baisse des résultats sociaux et ainsi réduire l’effet de deux années de sécheresse combinée à la crise sanitaire actuelle.


«Les impacts des conditions climatiques défavorables ainsi que les premiers effets de la pandémie Covid-19 sur l’activité agricole et le chiffre d’affaires local ont été résorbés par la progression de l’activité export au premier semestre 2020», souligne la direction du groupe.

En effet, les exportations du producteur national se sont appréciées en volume de 22% et de 36% en valeur par rapport à fin juin 2019. Ce qui génère un chiffre d’affaires consolidé à fin juin 2020 de 4,26 MMDH, soit une hausse de 3,8% par rapport à la même période de l’année précédente. L’EBE consolidé du groupe s’est établi quant à lui à 912 MDH, pratiquement au même niveau que celui de fin juin 2019. Ce dernier était ressorti à 927 MDH. Suite à ces éléments, le groupe a pu engranger des bénéfices de 367 MDH, soit en baisse contenue à 9,9% par rapport à fin juin 2019. Néanmoins, Cosumar réaffirme sa volonté de déployer tous les moyens nécessaires pour assurer les réalisations futures du groupe, dans le contexte de la pandémie Covid-19 et son impact sur les ventes locales ; elle tentera de minimiser l’impact, sur la campagne sucrière 2020-202, des faibles niveaux des barrages à usage d’irrigation qui limitent les superficies contractées. Le groupe veille, d’ailleurs, sur l’évolution de la pandémie pour poursuivre la construction de la raffinerie Durrah en Arabie saoudite. Celle-ci est finalisée à hauteur de 98%, mais la fermeture des espaces aériens, en raison de la Covid-19, a gelé les déplacements des techniciens et ingénieurs en charge des tests et essais nécessaires au démarrage de l’activité commerciale de la société.

Aida Lo / Les Inspirations Éco






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