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Commerce ambulant: l’État ne compte pas faire marche arrière

La mise en œuvre des règles sanitaires et hygiéniques durant plus de deux mois au sein des grands marchés situés à l’intérieur des villes devra doper le moral des responsables en charge de recadrer les normes de fonctionnement des marchés quotidiens. S’agissant du rural, la problématique semble peu pesante, selon les données nouvellement communiquées au Parlement puisque 13 souks hebdomadaires ont repris leur activité avec un objectif d’ouvrir 40 marchés durant le prochain mois. Pour les villes, ce sont les mesures relatives à la libération de la voie publique et le décongestionnement des souks qui sont en tête de liste des priorités avec un net regain pour la location soit à l’intérieur des marchés, soit en regroupant les marchands dans des endroits précis qui sont strictement gardés par les Forces de l’ordre. Il faut dire que depuis le déclenchement des mesures contre la propagation du Coronavirus, plusieurs mesures ont été testées dans l’optique d’intégrer les commerçants ambulants des fruits et légumes à la nouvelle logique de réforme dans l’optique de dépasser cette crise tout en assurant une bonne reprise de leur activité.

La nouvelle feuille de route de l’intégration
Au total, ce sont 109 nouveaux espaces qui sont projetés alors que le nombre global des sites aménagés pour le commerce ambulants a atteint 338 durant les deux dernières années. Il est à noter que près de 124.000 bénéficiaires pour les marchés de rue, le commerce itinérant et les marchés permanents ont pu intégrer les nouvelles normes. Il est à rappeler que l’enveloppe globale qui a été dédiée aux opérations de localisation des marchands ambulants s’élève à 1,6 MMDH supportés en majorité par l’INDH. «La lutte contre les marchands ambulants n’est pas la solution adéquate», insiste la feuille de route relative aux efforts devant être consentis pour la lutte contre l’économie informelle. À côté de la multiplication des sociétés d’aménagement des lieux de commerce, qui dépassent 20 entreprises, l’intégration des marchands ambulants vise également à les doter d’outils pour la tenue de leur comptabilité ainsi que les aider à disposer de locaux qui respectent les conditions d’hygiène. Les nouvelles exigences relatives à l’étiquetage des produits alimentaires devront aussi amener les marchands à se regrouper au sein de lieux qui respectent les nouvelles normes, tout comme les conditions de la concurrence saine et loyale. En plus de la mobilisation de fonds étatiques, la mise en place de programmes régionaux pour le développement du commerce de proximité reste aussi prioritaire. Pour rappel, le dernier recensement réalisé montre que ce sont près de 240.000 marchands ambulants qui sont éligibles aux programmes de reconversion. L’enjeu principal est que les marchands arrivent à s’organiser sans perdre leurs clients et l’achalandage qui forment l’ossature de leur commerce et devra se baser sur la mise en place de points de ventes qui protègent les intérêts des marchands.



Marchés de gros : des sites pilotes seront lancés

Le schéma national d’orientation et de modernisation des marchés de gros revient à l’ordre du jour. Actuellement, une nouvelle génération des marchés de gros est préparée avec des expériences pilotes qui seront lancées dans deux régions que sont Fès-Meknès et l’Oriental», selon les mesures projetées par le gouvernement. Parallèlement au lancement des nouvelles infrastructures, les obstacles engendrés par l’éparpillement des textes législatifs et réglementaires devront également être parmi les priorités du gouvernement avec le regroupement de l’ensemble des textes au sein d’un seul cadre qui fixe les normes de gestion des marchés de gros et clarifie davantage les attributions des conseils élus. Il est à noter que le circuit actuel permet la commercialisation de près de 3,5 millions de tonnes par an de fruits et légumes, soit près de 30% de la production nationale. Demeure parmi les faits majeurs l’existence de marchés de petite, moyenne et grande tailles. Celui de Casablanca représente le 1/3 de la production transitant dans les marchés de gros. Il est à souligner aussi que des infrastructures rudimentaires sont en mauvais état avec très peu de services associés, à l’exception de quelques marchés (Casablanca et Tanger) qui restent largement dominants.

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