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Climat des affaires: Mezouar lance un appel d’urgence pour accélérer les réformes

Climat des affaires: Mezouar lance un appel d’urgence pour accélérer les réformes

Dans une entrevue exclusive accordée à Oxford Business Club (OBG), l’ancien ministre marocain des affaires étrangères, et l’actuel président de la Confédération générale des entreprises du Maroc, Salaheddine Mezouar a lancé un appel urgent pour l’accélération des réformes au Maroc, notamment concernant délais de paiement et la simplification des procédures administratives.

Au cours de cet entretien, Mezouar a abordé Le problème du fort taux de fermetures d’entreprises causées par l’assèchement des trésoreries en 2017, mais demeure tout de même optimiste quant aux développements futurs :

« Ce fort taux de mortalité d’entreprises en 2017 est un signal d’alerte, lance M. Mezouar. Si l’on ne règle pas le problème rapidement, le reste n’a pas de sens. Nouveau modèle veut dire nouvelles ambitions. Les interrogations sont utiles et je suis très confiant quant à l’évolution de l’économie marocaine. L’état d’esprit actuel me rappelle la période où nous nous posions aussi beaucoup de questions, une période qui a mené à 15 années de croissance continue. » A-t-il déclaré lors de l’entretien.

Il a également précisé que la confédération des patrons compte se montrer proactive sur les nombreux dossiers afin de dynamiser l’investissement et la croissance, comme la numérisation des procédures, la réforme des CRI, la coopération Sud-Sud ou le renforcement des PPP, consciente que les expressions de contestations qui ont marqué l’année 2018 ont eu un impact psychologique sur les chefs d’entreprise.

« En matière de formation des ressources humaines, le secteur privé doit faire ce que l’État ne fait pas. Sur l’efficacité et de correspondance des besoins, nous avons des modèles comme l’IMA ou l’IFMIA qui peuvent être dupliqués afin d’arriver à un stade où les entreprises et les écoles sont en phase, ce qui n’est pas encore le cas à l’heure actuelle. Il faut aller plus vite, adapter les outils et renforcer les relations entre les acteurs. L’écosystème doit impérativement se structurer », a-t-il ajouté.

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Le président de la CGEM considère également qu’il faut reconnaître un décalage entre les politiques publiques et les besoins actuels des entreprises. « L’État doit prendre des engagements afin de maintenir un lien de crédibilité et d’autorité auprès des acteurs économiques. » Cet entretien exclusif sera publié dans la prochaine édition The Report: Morocco 2019 qui abordera l’ensemble des thématiques relatives au climat d’affaires et aux développements majeurs de l’économie du royaume : fiscalité, transparence, accès aux financements, transition numérique des entreprises, développements territoriaux, présence à l’international des entreprises marocaines et renforcement des partenariats publics-privés.

 

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