Culture

Chanson : Le grand retour de Saida Fikri

La plus folk des chanteuses marocaines revient pour un nouvel opus  ! L’occasion de retrouver ses fans marocains après des années d’absence. Un chemin que DBF compte bien lui tracer puisqu’elle a choisi la maison de production du rappeur Don Bigg pour la manager et l’accompagner. 


«C’est une icône, et rares sont celles qui l’ont été et le sont restées au Maroc», confie Taoufik Hazeb, alias Don Bigg, qui ajoute à sa casquette d’artiste celle de producteur. En effet, le retour de Saida Fikri, la voix profonde et mélancolique marocaine, revient avec un nouveau projet, pour lequel elle compte capitaliser sur une touche jeune, celle de DBF productions. Apres 18 ans passés aux États-Unis, l’auteure, compositrice, guitariste et interprète marocaine décide de s’installer au Maroc et a choisi ce label pour la représenter au Maroc et à l’étranger.

Celle qui s’est fait connaître avec des ballades entraînantes qui racontent «Jbal Rif», ou encore «Salouni Alâdab», s’apprête à entamer une tournée nationale et internationale. Souvenez-vous de cette douce diva, discrète, que l’on retrouvait à la télévision dans les années 90 avec sa guitare, ses cheveux au vent et ses yeux de biche. Touchantes et teintées de sensibilité, ses chansons sont sincères et pleines d’humanité. Née au Maroc au sein d’une famille modeste, Saïda Fikri a toujours été la voix de la paix, des droits de l’Homme et de l’injustice sociale. Inspirée par Bob Dylan, Jaques Brel, Ray Charles ou encore Fairuz, Saïda Fikri a commencé à jouer de la guitare à l’âge de 8 ans et a composé sa première chanson à 12 ans. La chanteuse a commencé  sa carrière professionnelle en 1994 avec une sortie d’un premier album intitulé «Nadmana».

Au cours de la même année, Saida Fikri donne un grand concert à la grande place de Bruxelles en Belgique. Son second album «Salouni Alâdab», sorti en 1995, va constituer un véritable départ avec un retentissement notable en Afrique du Nord, en Europe et au Moyen-Orient. Son troisième album, le plus engagé de tous, intitulé «L’ Miseria», a vu le jour en 1998. En 2012, Saïda crée une fondation portant son nom (Saida Fikri Fondation) qui a pour but la réduction de la pauvreté́ dans le monde, à travers l’organisation de concerts de bienfaisance et de festivals dont les recettes étaient destinées à l’édification d’écoles et d’orphelinats dans les pays les moins avancés. Les efforts de Saida ne tarderont pas à être reconnus par des organisations internationales qui lui ont attribué le titre «d’ambassadrice de la paix et de l’espoir».

D’ailleurs, le maire de la ville de Stanford a déclaré́ le 23 juin de chaque année journée de Saida Fikri dans cette ville. Elle revient donc en force, avec du nouveau mais toujours fidèle à elle-même. La musicienne sort un nouvel album, «Denia Fi Lmizane», dont le premier extrait, «Ya Weldi», nous rappelle l’univers très folk empreint d’une nostalgie et d’une mélancolie qui lui sont propres, sublimé par une voix intemporelle. Un voyage qui ne fait que commencer et où la Joni Mitchell marocaine promet d’embarquer ses fans, main dans la main avec son nouveau management, DBF Productions. Bonne route!DBF Productions. Bonne route!

Cet article vous a plu ? Pour nous permettre de continuer à financer la mise à disposition d’articles gratuits, vous pouvez regarder une courte publicité de votre choix en cliquant sur le bouton ci-dessous. Merci de votre soutien !

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer