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Casablanca : les parents et les élèves totalement perdus !

EDITO. Nous étions incertains… À présent, nous voici totalement perdus ! La décision de reporter, pour deux semaines, la rentrée scolaire dans la préfecture de Casablanca a eu l’effet d’une douche froide sur les habitants de la métropole la plus peuplée du pays. Alors qu’élèves et étudiants sont allés se coucher la tête pleine de rêves et de projections de ce que serait cette rentrée scolaire pas comme les autres, l’Exécutif est une nouvelle fois venu lancer sur la table une série de décisions prises in extremis. Lundi matin, des parents non connectés ou tout simplement couche-tôt ont même eu un grand moment de solitude, accompagnant leurs enfants à des écoles fermées ou attendant avec eux le passage du bus de transport scolaire.

En fait, ce n’est pas tant la décision de reporter la rentrée en présentiel ou encore de barricader Casablanca qui dérange le plus, les citoyens ayant bien assimilé la particularité -pour ne pas parler de gravité- de la conjoncture. Ce qui a, par contre, fait jaser, c’est l’effet surprise. Une fois de plus, la décision est tombée comme un couperet à la veille d’une échéance importante et de surcroît à une heure tardive. Le torrent de réactions ironiques ayant suivi l’annonce prouve d’ailleurs bien que les Marocains n’ont pas encore oublié l’épisode parodique de Aïd Al-Adha. Vu sous cet angle, le citoyen lambda est à plaindre. Cependant, et à y réfléchir plus longuement, le gouvernement est loin d’être dans une posture plus enviable. Entre le marteau de la pandémie et l’enclume sociale, El Otmani et son équipe se devaient de trancher à vif ou d’assumer plus tard les retombées d’un retard de décision préjudiciable. Avec un nouveau record de cas de Covid-19 atteint dimanche, culminant à plus de 2.200 cas testés positifs, on pouvait redouter fortement de voir ce chiffre quintuplé en quelques jours. Nous aurions alors été là à nous demander si la décision de reporter la rentrée en présentiel n’aurait pas dû être prise plus tôt… Une fois de plus, la raison d’État l’emporte, et à juste titre. 


Meriem Allam / Les Inspirations Éco

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