Économie

Casablanca, capitale africaine de la Smart City

 


Le Smart City Expo Casablanca s’est ouvert aujourd’hui dans la capitale économique du royaume. Des intervenants venus d’Afrique et d’ailleurs y prennent part. Objectif : réfléchir à une ville intelligente et connectée, mettant le citoyen au cœur de l’innovation.

Le coup d’envoi de la 1re édition du Smart City Casablanca a été donné, aujourd’hui par Abdelaziz Omari, maire de la ville. Le premier acte de ce rendez-vous que Casablanca veut annuel, d’après les propos d’Omari, a donc été posé. «Ce forum, nous l’avons conçu avec Casablanca Events & Animations, en collaboration avec les universitaires, entre autres pour réfléchir autour de la ville intelligente de demain. Et quand on dit ville intelligente, ce sont d’abord les citoyens, les élus, les administrations, qui sont intelligents», a souligné Abdelaziz Omari, lors de la cérémonie d’ouverture.

La maire de Casablanca de préciser que «construire une ville dynamique, connectée et durable doit être la priorité de tout élu». Et de l’avis d’Omari, Casablanca a tout pour devenir une Smart City dans la mesure où la ville regroupe 20% des ingénieurs du pays. Elle est aussi la première place financière d’Afrique du Nord et la 3e destination touristique du pays.

Le citoyen au cœur de la planification urbaine

Rappelant que 80% de la population mondiale sera citadine d’ici à 2050 et que l’Afrique n’est pas épargnée par cette «tendance mondiale lourde de défis», Mohamed Abbou, ministre chargé du Commerce extérieur, a de son côté fait savoir que «la ville future ne relève plus de la fiction, elle est à portée de main». Le ministre d’expliquer que «la ville de demain doit placer l’usager-habitant au cœur de la planification urbaine».

Sélectionnée parmi les 5 pays faisant partie du programme international «IEEE Smart Cities», aux côtés des villes de Kansas dans l’État du Missouri (Etats-Unis), de Guadalajara (Mexique), de Trento (Italie) et de Wuxi (Chine), Casablanca représente «un écosystème dynamique avec de nombreuses entreprises, universités et grandes écoles qui y sont présentes», a soutenu Gilles Bétis, responsable du programme «IEEE Smart Cities». Ce dernier est initié par l’association internationale «Institute of Electrical and Electronics Engineers».

Une innovation de rupture

Pour réussir à mettre en place une ville intelligente et connectée, Gilles Bétis prône «une innovation de rupture, avec une transversalité entre la gouvernance et le retour d’expérience…».

De l’avis de l’expert, «l’originalité de Casablanca doit ainsi servir de modèle aux autres villes africaines et arabes». Ces deux jours de conférences et de rencontres B to B ne manqueront certainement pas de jeter les bases d’une Afrique tournée vers la ville intelligente comme le veulent les organisateurs du Smart City Expo Casablanca.

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