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Brice El Glaoui Bexter, ce héros made in Morocco!

Brice El Glaoui Bexter, ce héros made in Morocco!

Regard profond et mâchoire carrée, Brice Bexter est un acteur dans le vent qui sort du tournage de «Redemption Day» de Hicham Hajji. Il y partage l’affiche avec des acteurs de renom tels que Gary Dourdan, Sami Nacéri et Andy Garcia. Portrait d’un jeune talent anglo-franco-marocain qui se met dans la peau d’un futur héros 100% marocain.

Habité par l’oeuvre de son grand-père, Brice Bexter ne pouvait passer à côté d’une carrière artistique. Le petit-fils du peintre sacré Hassan El Glaoui a beaucoup puisé son inspiration dans un milieu artistique éclectique et branché. Comme habité par une aura d’une autre vie, il est ce visage moderne et métissé dans l’air du temps. «L’art régnait sous toutes ses formes autour de moi. Avec le temps, je réalise davantage l’impact créatif que cela a pu avoir sur moi et celui que mon grand-père – Hassan El Glaoui – a eu sur mon développement artistique. Il m’a toujours encouragé et a soutenu chacune de mes décisions. Il a partagé avec moi son processus artistique pendant plus de 20 ans et a continué jusqu’à sa disparition», confie le petit fils émerveillé devenu acteur, dont la passion du cinéma a commencé tôt.

Enfant des années 90, il se dit chanceux d’avoir connu l’époque des bibliothèques, de la lecture, de l’art en général. Il s’intéresse à la musique et au théâtre dès l’âge de 7-8 ans et a trouvé dans le cinéma une forme d’expression artistique qui lui correspond parfaitement. Ce n’est qu’à 17 ans qu’il commence à penser à une carrière dans le cinéma, et se voit proposer d’être la doublure lumière de Mark Strong ainsi que Leonardo DiCaprio sur le tournage de Body of Lies de Ridley Scott. Une expérience de tournage à Rabat et à Casablanca qui a marqué le futur comédien, persuadé qu’il fera du cinéma son parcours de vie. «C’était une expérience unique qui m’a permis d’apprendre des grands. J’ai tout de suite enchaîné avec des cours d’art dramatique devant la caméra à New-York, pendant mes vacances d’été. Après mon bac, j’ai décidé d’étudier à la Lee Strasberg Theater and Film Institute, toujours à New-York, par laquelle Marilyn Monroe, James Dean et bien d’autres sont passés», confie celui qui se dit inspiré par des acteurs comme Marlon Brando.

«Redemption Day», un rôle sur-mesure
Dans l’ambitieux film de Hicham Hajji, Brice Bexter incarne Younes Laalej, agent haut gradé du Bureau central d’investigation judiciaire (BCIJ), patriote moderne au service du Maroc, selon l’acteur. Il est intelligent et efficace en cas de crise diplomatique, c’est un habitué des relations internationales. Il connaît bien les rouages de son pays et, grâce à son passé militaire, il n’a aucun mal à repartir sur le terrain. Il est contre toute forme d’extrémisme avec l’intention ferme de ne laisser aucune entité dégrader les efforts de notre pays dans cette direction moderne.

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«Nous avons voulu mettre en avant le BCIJ de la même façon qu’on met le FBI et leurs agents en avant dans les films hollywoodiens», continue l’acteur qui a suivi un entraînement poussé. «Je me suis beaucoup documenté sur les responsabilités d’un agent du BCIJ marocain. J’ai retracé le parcours militaire ou policier nécessaire ainsi que les qualifications requises chez un agent du bureau pour pouvoir construire le passé et les étapes de vie que mon personnage a dû affronter avant d’en arriver là. C’est la première fois que le Maroc a l’opportunité de voir un tel personnage à l’écran, ce qui m’a permis de bénéficier d’une liberté créative énorme sans modèle ou influence externe possible sur mon jeu. En espérant que Younes Laalej rende les Marocains fiers!». Un rôle parfaitement calibré où Brice Bexter a pu montrer toute l’étendue de son talent, ainsi que les multiples facettes de son jeu.

«Ce tournage est littéralement un rêve devenu réalité. J’en garde des souvenirs inoubliables tant au niveau de l’expérience sur le tournage que de mon échange avec les acteurs internationaux. Je dois cette opportunité incroyable à mon ami Hicham Hajji, qui est devenu un mentor pour moi», avoue celui qui aimerait jouer des rôles historiques comme Alexandre le Grand, Cicéron ou Jules César. Fasciné par l’histoire et plus particulièrement par Rome, la Grèce et l’Égypte antique, il se voit déjà explorer «l’ascension et le déclin de telles civilisations» à travers des rôles. 2020 devrait être son année. On le verra à l’affiche du film marocain «Greetings from ISIS» aux côtés de Mehdi Lamrini et Ouidad Elma et dans la série «Miss Fisher enquête» récemment tournée à Ouarzazate. Un acteur à suivre de près…

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