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Brexit : Les banques très inquiètes

De nombreuses sociétés ont exprimé leur crainte de voir le Royaume-Uni sortir de l’Union européenne, que ce soit des banques, des constructeurs automobiles ou encore des groupes pharmaceutiques. En effet, d’après la presse internationale, Goldman Sachs aurait versé 500.000 livres à la campagne anti-Brexit «Britain Stronger in Europe». JPMorgan, Morgan Stanley et Bank of America avaient également encouragé cette campagne avec des versements à six chiffres, selon Reuters. De même, la banque britannique HSBC mène campagne depuis plusieurs mois contre le Brexit, allant jusqu’à menacer de délocaliser des emplois à Paris si le Brexit prend effet. Cinq banques américaines qui emploient près de 23.000 personnes à Londres ne veulent pas prendre le risque de perdre l’accès au marché unique que leur permet leur base londonienne.

Des délocalisations en vue
Goldman Sachs a indiqué, mardi dernier, qu’elle allait déplacer dans les 18 mois des emplois de Londres vers le continent européen en raison des risques liés au Brexit. Les dirigeants   ont précisé que leur banque, qui emploie environ 6.000 personnes au Royaume-Uni, abordait le Brexit en ayant une implantation européenne significative, avec des licences bancaires en Allemagne et en France.   L’ensemble des grandes banques internationales présentes au Royaume-Uni doivent réfléchir à l’avenir de certaines de leurs activités dans le pays, compte tenu des grandes incertitudes liées au Brexit. 


En effet, la sortie du marché unique devrait se traduire par la perte du passeport financier qui permet à une banque de proposer ses services dans l’ensemble de l’UE à partir du  Royaume-Uni. Plusieurs établissements ont déjà évoqué des déplacements d’effectifs, dont les mastodontes HSBC, UBS ou encore JPMorgan. Avec le Brexit le monde de la finance a beaucoup à perdre et la City pourrait ne plus être le hub financier de l’Europe. Le tarissement des investissements étrangers représenterait un manque à gagner de 210 milliards de livres sterling dans les quatre années suivant la décision de sortie de l’UE. Environ un quart des pertes d’investissement annuelles viendront de l’UE et le secteur financier en sera le grand perdant,car environ 40% des échanges de la City se font avec les partenaires du marché unique.

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