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Botola Pro. Le scandale du “Hamami Gate”

Un nouveau scandale vient ébranler la sphère footbalistique, à croire que le football nationale en manquait. La falsification du contrat du joueur est invoquée.


On en avait entendu parler: plusieurs joueurs s’étaient plaints de voir leur contrat modifié après signature! Ils s’en sont aperçus quand des litiges, avec leurs clubs, avaient éclaté. Ils n’auront pas eu le courage de traîner en justice les clubs contrevenants.

Le cas IRT
Il s’appelle Mohamed Hamami, et il évolue au sein de l’Ittihad Riadhi de Tanger (IRT). Il avait signé un contrat professionnel avec le club du détroit la saison précédente. Sauf que celui-ci n’aurait pas été satisfait de son rendement et aurait résilié unilatéralement ledit contrat. Le joueur s’est alors tourné alors vers la Commission des litiges de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) qui l’a débouté sur la base du contrat présenté par le club. Le joueur crie à la falsification sans que personne ne lui accorde le moindre crédit. Il prend alors son courage à deux mains et se dirige vers la justice qui ordonne une expertise. Cette dernière confirme la falsification et l’ajout d’une phrase à l’article 9 (page 6) qui stipule que le club peut résilier le contrat sans dédommagement aucun! Le joueur réclame la prime de signature au titre de la saison 2018-2019, soit 700.000 DH, en plus des salaires des mois de mai et juin et les primes de matchs.

Et après ?
La falsification étant aujourd’hui avérée, quelle position adoptera la FRMF face à ce non-respect de l’éthique sportive, et que décidera la justice face à cette infraction d’ordre pénal? Sous d’autres cieux, les responsables de ce délit risqueraient un écartement définitif de toute activité sportive et des poursuites judiciaires. N’anticipons pas le verdict de la justice, mais essayons d’ores et déjà de tirer les leçons qui s’imposent. La FRMF doit assumer pleinement ses responsabilités en se dotant d’une véritable direction des affaires juridiques avec un service dédié aux différents contrats. L’instance fédérale ne doit pas systématiquement donner raison aux clubs; elle a vocation à jouer un rôle de médiation dans les règles de l’art et en toute objectivité. Ce «Hamami gate» doit inciter les clubs à plus de rigueur et au respect de la loi. C’est là l’énième litige relatif à une remise en question de l’authenticité des contrats. Il est temps de réglementer ce segment d’activité avant que la FIFA ne décide d’y mettre son nez..

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