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Attijariwafa bank se renforce dans la performance

Attijariwafa bank se renforce dans la performance

Attijariwafa Bank représente un des titres favoris de la place. Les analystes recommandent la valeur à l’achat avec un cours cible de 533 DH alors qu’elle cote actuellement à 443 DH. Pour eux, le groupe fait preuve de résilience dans un contexte sectoriel difficile. C’est ce qui ressort également dans les derniers résultats (à fin septembre 2018) publiés par le groupe.

Attijariwafa Bank reste un des titres favoris de la place de Casablanca. Valeur défensive, elle représente l’un des paris boursiers les plus attractifs sur les 12 prochains mois. Il faut dire que le groupe fait preuve de résilience dans un contexte sectoriel difficile marqué par un ralentissement de la demande en crédit et une pression réglementaire sur les fonds propres aussi bien au Maroc (Mise en application de l’IFRS 9) qu’en Afrique de l’Ouest (Entrée en application de Bâles II et III).

L’établissement mise d’ailleurs sur son assise financière solide qui se renforce avec les différentes opérations d’augmentation de capital et d’émissions de dettes perpétuelles. Son fort positionnement dans les métiers spécialisés et sa présence homogène en Afrique représentent également des atouts qui continuent à soutenir la croissance du groupe. À cela s’ajoute sa rentabilité financière qui s’annonce satisfaisante et largement supérieure au coût des fonds propres. «L’ensemble de ces atouts contribuent à entretenir l’attrait du titre en Bourse, dont les ratios de valorisation s’établissent à des niveaux compétitifs (un PER 2018e de 15,4x et un DY 2018e de 2,9%)», soulignent les analystes d’Upline. Ils valorisent d’ailleurs le titre à 533 DH, soit 20% supérieur au cours en bourse actuel (443 DH). D’où leur recommandation d’acheter le titre. De leur côté, les analystes de CFG Capital Markets semblent du même avis. Ils préconisent également le titre à l’achat avec le même cours cible que leurs confrères. D’ailleurs, côté perspectives, les analyses de CFG Capital Markets tablent sur un niveau de dépôts consolidés qui devrait augmenter respectivement de 5,8% et 6% en 2018 et 2019 grâce à une orientation favorable au Maroc et à ses filiales internationales.

De leur côté, les encours de crédit – et malgré la mise en œuvre de la norme IFRS9 – devraient enregistrer une croissance de 5,5% en 2018 et de 6,6% en 2019, tirée principalement par la reprise anticipée de la croissance des prêts au Maroc. Le coût du risque, quant à lui, devrait se maintenir autour de 0,65% jusqu’en 2019. Au final, le résultat net devrait augmenter respectivement de 3,6% et 8,3% en 2018 et 2019. Même son de cloche auprès des analystes d’Upline, «nous prévoyons une croissance annuelle moyenne du PNB et du RNPG de 8,3% et de 7,2% respectivement sur la période 2017-2022». AWB, de son côté, semble se positionner sur une courbe ascendante à tous les niveaux. À fin septembre 2018, le PNB du groupe s’est élevé à 16,7 MMDH contre 16,1 MMDH un an auparavant, soit une hausse de 3,5% sur une année glissante. La marge d’intérêt, quant à elle, s’est établie à 10,4 MMDH (contre 9,4 MMDH). La marge sur commissions, de son côté affiche 3,72 MMDH (contre 3,47 MMDH). AWB affiche également un résultat d’exploitation consolidé qui culmine à 7,3 MMDH (contre 7,2 MMDH) et ceci malgré l’augmentation des charges d’exploitation qui sont passées de 6,6 MMDH à 7,1 MMDH en une année. Il en résulte un RNPG de 4,22 MMDH à fin septembre 2018, soit une hausse de 3,44% par rapport à la même période de l’année dernière. Au niveau social, la croissance est également au rendez-vous. La banque a enregistré un PNB de 9,05 MMDH contre 8,92 MMDH un an auparavant, soit une légère hausse de 1,4%. Les revenus de la banque ont été principalement tirés par les créances clients qui ont atteint 186 MMDH contre 179 MMDH l’année précédente. Les dépôts ont, par contre, connu un léger repli (-1,33%) à 222 MMDH. Par contre au final, le résultat net de l’exercice est ressorti en hausse de 3,8% à 3,6 MMDH. 


Ranya Gnaba
Analyste chez Alpha Mena

Depuis le début de l’année, Attijariwafa Bank a reculé de 7,8% dans un secteur bancaire clairement pénalisé. Malgré des résultats opérationnels appréciables, la première application de l’IFRS 9 a impacté les fonds propres des banques et donc le niveau de couverture contre le risque. Pour Attijariwafa Bank et selon ses comptes semestriels s’alignant aux normes IFRS 9 et tenant compte d’une intégration de l’actif égyptien (2 mois en S1 2017), le PNB a progressé de 11% en glissement annuel à 11,499 MDH. Un coefficient d’exploitation plutôt stable à 58,5% et un coût du risque en légère hausse ont contribué à une amélioration du RNPG de 6,3% à 2,797 MDH. La première application de l’IFRS 9 a toutefois absorbé près de 9% des capitaux propres d’ouverture et 2% des crédits. Toutefois, la banque affiche toujours un niveau confortable en termes de fonds propres, ce qui recèle un potentiel positif sur le front de la méthode DCF. La diversification de ses opérations notamment le nouvel actif égyptien fortement rentable limite sa dépendance à la faible croissance marocaine et soutient également la génération organique des fonds propres. 

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