Éco-Business

Alstom : ce que l’on sait sur la nouvelle usine à Fès

S’étendant sur une superficie de 3,4 ha, ce projet, ayant mobilisé une enveloppe de 48 millions de DH, est destiné à la fabrication et au montage des câbles et armoires électriques.

Malgré la pandémie de la Covid-19, l’usine d’Alstom à Fès a été livrée dans les délais. La production a officiellement démarré, mercredi 14 octobre, lors d’une cérémonie présidée par Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, du commerce et de l’économie verte et numérique. «Cet investissement contribue à apporter un nouveau souffle à la zone industrielle ex-Cotef qui constituera un catalyseur de la relance de l’activité économique régionale», précise Elalamy. «Grâce à l’augmentation de la capacité de production d’Alstom de nouveaux emplois seront créés, offrant ainsi aux compétences locales l’opportunité de s’affirmer et de contribuer au développement de la région. Ce nouvel investissement augure de belles perspectives pour le groupe Alstom au Maroc.» S’étendant sur une superficie de 3,4 ha, ce projet, réalisé avec un coût global de 48 millions de DH, est destiné à la fabrication et le montage des câbles et armoires électriques. L’usine Alstom-Fès va permettre la création de plus de 350 emplois à l’horizon 2023, en plus des 400 employés de l’ex-Cotef. «Depuis son implantation à Fès, Alstom a contribué à plus de 20 projets ferroviaires dans le monde et compte actuellement augmenter la capacité de la production d’armoires électriques et de faisceaux pour les applications ferroviaires et les câblages électriques qui sont installés sur le matériel roulant d’Alstom», explique Nourddine Rhalmi, président d’Alstom Transport Maroc. Le groupe a réalisé de nombreux projets clés, parmi lesquels la livraison de tramways Citadis aux villes de Rabat et Casablanca, 12 trains Avelia Euroduplex pour la ligne à grande vitesse reliant Tanger à Casablanca, et 50 locomotives Prima apportant les solutions les plus appropriées pour les services de transport de fret, de passagers et mixtes. «Nous continuerons à développer un solide réseau de fournisseurs locaux, et à améliorer la connaissance des sous-systèmes clés tout en aidant nos talents locaux à aiguiser leurs compétences», conclut Rhalmi.


367,7 MDH d’investissement
Selon les dernières données de la nouvelle Zone industrielle (ZI) de l’ex-Cotef, 17 projets ont déjà reçu l’avis favorable de la CRUI. Étalés sur 24 lots dont 3 pour l’équipement, ces projets, en cours de réalisation, vont mobiliser quelque 367,7 MDH d’investissement, ce qui va permettre la création de plus de 3.540 emplois directs. En plus du secteur de l’industrie électrique et électronique représenté par Alstom, le secteur du textile et cuir est représenté par 8 projets nécessitant une enveloppe globale de 1.18,9 MDH. Ce secteur sera représenté principalement par la société Fashion Stitch Manufacturer avec un investissement de 32 MDH permettant la création de plus de 348 nouveaux emplois, la société Dairy (31 MDH/400 emplois), Maroc Modis avec 2 usines (8 MDH/700 emplois), Estella Maroc (8 MDH/400 emplois). L’industrie métallique-mécanique sera représentée par Solution Italy (140 MDH/160 emplois) et la société Imagerie Pub Néon IPN (12,5 MDH/96 emplois). L’industrie chimique et pharmaceutique sera représentée par deux sociétés et l’agroalimentaire par une seule société. Il faut rappeler que les lots de terrain mis à la disposition des industriels sont soumis à des conditions bien précises. Ils sont en premier lieu «locatifs», réservés exclusivement aux industries non polluantes. Parmi les conditions d’attribution, figure également la création de nouvelles entreprises, assortie de la possibilité d’extension en cas de création de nouveaux emplois. Dans une première phase, l’opération de réaménagement de l’ex-Cotef concerne une vingtaine de lots dont la superficie varie entre 1.615 m² et 2.690 m². Au cours du processus d’installation des entreprises, le ministère de l’Industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie verte et numérique, représenté au sein de la commission, participera à l’évaluation des projets en formulant son expertise et en accompagnant les investisseurs dans la préparation de leurs dossiers aux côtés du CRI. 

Mehdi Idrissi / Les Inspirations Éco






Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page