Maroc

ALD Automotive Maroc maintient le cap

Directeur général délégué d’ALD Automotive, Gilles Bellemere était en visite au Maroc. Le numéro 2 d’ALD monde est venu présider un Conseil d’administration du premier loueur automobile du royaume, mais aussi s’enquérir de la bonne santé de sa filiale. Nous l’avons rencontré. 


Nommé au poste de directeur général délégué d’ALD Automotive, depuis mars 2017, Gilles Bellemere est, de part ses fonctions, amené à voyager pour prendre le pouls des nombreuses filiales mondiales de son groupe et même présider leur Conseil d’administration. D’où sa présence, la semaine dernière, à Casablanca à l’occasion du CA de celui d’ALD Automotive Maroc. L’occasion pour lui de constater la bonne santé de cette filiale qui est toujours leader sur le marché de la location longue durée (LLD) avec 29% de part de marché (PDM). En effet et sur un parc global de près de 40.000 véhicules en LLD, ALD Maroc compte une flotte d’environ 10.500 véhicules à la route. Des chiffres commentés, entre autres, par Gilles Bellemere lors d’une table-ronde restreinte avec quelques médias, en présence notamment de Philippe Valigny, directeur régional d’ALD Automotive et CEO d’ALD Maroc.

Parc, qualité et rentabilité en hausse
«Au Maroc, nous avons une progression de flotte tout à fait satisfaisante, mais aussi une amélioration significative du niveau de nos prestations, ce qui nous a d’ailleurs valu d’être élu Service client de l’année pour la deuxième fois consécutive», s’est félicité Gilles Bellemere. Une distinction qu’ALD Maroc doit au sérieux de ses équipes, mais aussi à ses process ficelés de bout en bout dans le cadre de ses contrats de location. ALD Maroc est aussi le plus gros acheteur de voitures neuves au Maroc, avec une moyenne de 2.000 à 3.000 véhicules annuellement au profit de quelque 591 comptes-clients répartis à hauteur de 35% entre des institutions du secteur public et 65% d’entreprises du privé. ALD est aussi le premier vendeur de véhicules d’occasion (VO) au Maroc. À travers ces contrats de locations, ALD a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 550 millions DH (HT) en 2017. Et à fin octobre 2018, sa rentabilité devrait être en hausse de 15 à 20% par rapport à la même période en 2017.

L’activité VO, plus soutenue en 2018
Apostrophé sur le moteur de cette rentabilité, Philippe Valigny a répondu : «l’activité du VO a toujours été profitable pour ALD Maroc, mais c’est grâce à l’activité de location que nous réalisons le gros de notre rentabilité, car contrairement à d’autres loueurs, nous amortissons nos véhicules durant la période de leur location». Cela étant, le VO est le nouveau cheval de bataille pour cette filiale qui a réussi à réduire de moitié l’état de son stock depuis le début de cette année. Avec une cadence de 200 à 250 VO vendus par mois via des enchères électroniques (dont 75% au profit d’acheteurs grossistes et 25% aux clients particuliers), ALD Maroc prévoit de finir l’année 2018 avec près de 2.100 VO vendus. Un énième motif de satisfaction pour Gilles Bellemere qui voit un joli potentiel de croissance pour ALD Maroc. 


Gilles Bellemere
Directeur général délégué d’ALD Automotive monde

Quelle appréciation faites-vous sur l’activité d’ALD Maroc en 2018 ?
L’activité d’ALD Maroc en 2018 a été bonne dans sa globalité. D’abord, avec une flotte qui continue à progresser, après avoir franchi la barre symbolique des 10.000 véhicules, puis ensuite, avec une efficacité et une rentabilité qui se sont améliorées. En outre, notre portefeuille clients reste bien équilibré avec un tiers opérant dans le secteur public et deux tiers dans le privé. Donc, on est très satisfaits de l’activité d’ALD Maroc en cette fin de 2018.

Quelles sont les ambitions d’ALD pour le Maroc et pour le Maghreb ?
Au Maroc, où nous sommes présents depuis 17 ans, nous avons des ambitions de croissance qui sont justifiées par l’évolution du parc roulant et au sein duquel le secteur de la LLD ne totalise que près de 40.000 véhicules, ce qui montre qu’il y a encore un potentiel de croissance pour notre filiale. En Algérie, c’est sans doute plus compliqué, le marché automobile qui s’est déjà contracté, pourrait être soumis à des cotas. Cela étant, nous avons aussi de bons espoirs sur ce marché où de nouvelles productions locales ont été lancées.

Quels sont les défis d’ALD Automotive à l’horizon 2021, à l’aune de la fin annoncée du diesel ?
La problématique du diesel n’est pas nouvelle, puisqu’elle date du Dieselgate qui remonte déjà à 2015. Du coup, nous avions très tôt pris des mesures pour adapter nos valeurs résiduelles, mais aussi accentuer notre rôle de conseillers vis-à-vis de nos clients pour les orienter plus vers des motorisations essence ou hybrides en fonction de leur usage. Aujourd’hui, nous sommes relativement protégés, car notre parc est beaucoup plus jeune que la moyenne du parc roulant en Europe. Cela veut dire que lorsque nous revendons nos véhicules d’occasion, ils s’avèrent plus jeunes que la moyenne des VO mis sur le marché avec les technologies récentes et les plus propres en diesel. 

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