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Ahed Tamimi retrouve sa liberté…

Après huit mois de détention pour avoir causé des égratignures sur des soldats israéliens, l’activiste palestinienne, Ahed Tamimi, se verrait libre le dimanche 29 juillet.


L’information circule sans confirmation d’une source judiciaire : Ahed Tamimi, désormais figure phare de l’activisme palestinien contre l’occupation israélienne, sera libre dimanche prochain. Arrêtée en décembre après la diffusion d’une vidéo qui la montre frapper de son très petit âge des soldats israéliens devant son fief en Cisjordanie, la famille de cette nouvelle héroïne affirme une libération vers la fin de cette semaine même. La jeune activiste de 17 ans a été condamnée en mars à huit mois de prison par un tribunal militaire israélien après un accord de «plaider coupable». Le temps déjà passé en détention provisoire a été décompté des huit mois de prison, lui permettant ainsi de sortir au mois de juillet. Elle a également écopé d’une amende de 5.000 shekels, soit 1.166 euros.

Dans l’accord avec le procureur, la jeune fille a accepté de plaider coupable pour quatre des 12 charges retenues contre elle, dont «agression», «incitation» à la violence et «obstruction» à la mission des soldats, selon son avocate. Pas seulement, puisque sa mère a elle aussi écopé de huit mois de prison et 6.000 shekels, soit 1.400 euros d’amende, en vertu d’un accord avec le procureur, et devrait être libérée le même jour que sa fille. Sa sœur n’a aussi pas été épargnée de 16 jours de prison achevée durant sa détention préventive avec une amende s’élevant à 2.000 shekels, soit 70 euros d’amende pour «agression» contre un… soldat israélien. Après leur libération, Ahed Tamimi et sa mère ont prévu de tenir une conférence de presse dans leur ville natale, selon leur famille.

Cela dit, après un procès douteux à huis clos reporté à trois reprises, Tamim a été condamnée, le 21 mars dernier, à 8 mois de prison. Elle n’a eu d’autre choix que d’accepter un accord de «plaider coupable» dans le tribunal militaire d’Ofer, afin d’éviter des années de taule ! «Le huis clos signifiait qu’il n’y aurait aucun procès équitable, sans témoins. C’était une façon de la faire taire», déplorait vivement son avocate, Me Gaby Lasky, à la sortie du prétoire.

Un portrait géant de la jeune activiste, peint sur le mur de séparation israélien en Cisjordanie, était mercredi quasi achevé à l’approche de sa sortie de prison. Cette peinture murale de quatre mètres de haut est l’œuvre d’un homme masqué, qui affirme être l’artiste de rue italien Jorit Agoch.

 

 

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