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20 mille civils quittent la Ghouta

Des milliers de civils ont fui la région de la Ghouta orientale. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), basé à Londres, ce sont près de 20.000 personnes qui ont été évacuées de la petite ville de Hammouriyé et de localités environnantes. Des familles syriennes épuisées et affamées se sont déplacées vers des zones gouvernementales. Il s’agit de l’exode le plus massif depuis le 18 février de l’enclave rebelle où quelque 400.000 civils subissent un siège asphyxiant imposé en 2013 par les forces syriennes. Selon un responsable gouvernemental syrien, des centres d’accueil provisoires ont été aménagés dans des localités proches de la capitale, dont celle d’Adra. D’autres civils ont également été évacués de Douma.

250 personnes dont 40 malades ont aussi pu quitter la ville alors qu’un nouveau convoi d’aide alimentaire est entré dans cette ville, accompagné du président du Comité international de la
Croix-Rouge (CICR), Peter Maurer. Ce convoi conjoint du CICR, du Croissant rouge arabe syrien et de l’ONU apportait des vivres pour quelque 26.000 personnes. «Ce n’est qu’une petite partie de ce dont ces familles ont besoin», a déclaré le CICR.


Dans la soirée, les forces gouvernementales, aidées par des officiers et des conseillers militaires russes, ont réussi à reprendre le village d’Al-Rihane près de Douma. Mais à Hammouriyé, totalement reconquise plus tôt par le régime, des combats ont éclaté dans la soirée après une contre-offensive du groupe terroriste Hayat Tahrir al-Cham, présent dans l’enclave et de la faction de Faylaq al-Rahmane qui ont repris certains secteurs. Quatorze soldats de l’armée syrienne ont péri.

La situation humanitaire devait notamment être évoquée aujourd’hui à Astana, capitale du Kazakhstan où étaient réunis pour discuter de la Syrie les ministres des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, iranien, Mohammad Javad Zarif et turc, Mevlut Cavusoglu. «La situation sur le terrain sera examinée» au cours de ces nouvelles discussions du processus d’Astana ainsi que «les succès et les difficultés dans le processus de désescalade», a annoncé le ministère russe des Affaires étrangères. Les États-Unis ont accusé jeudi la Russie d’être «moralement complice et responsable des atrocités d’Assad». Le temps est venu d’imposer à Moscou des mesures «politiques et économiques sérieuses», a dit le conseiller de Donald Trump à la sécurité nationale, le général H.R. McMaster.






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