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Le coup d'envoi a été donné mercredi à Rabat au Plan d'action national pour la lutte contre l'exploitation des enfants à des fins de mendicité, qui repose sur le renforcement du système de protection de l'enfant de ce type d'exploitation. 

Lancé à l'occasion de la deuxième réunion élargie sur le phénomène de l'exploitation des enfants à des fins de mendicité, co-présidée par la ministre de la Solidarité, du développement social, de l'égalité et de la famille, Jamila El Moussali, et le procureur général du Roi près la Cour de cassation, président du ministère public, Mohamed Abdennabaoui, ce plan d’action adopte une approche qui donne la priorité à l'intérêt supérieur de l'enfant et engage les différents acteurs impliqués aux niveaux central et territorial.

Le plan sera lancé d'abord à Rabat, Salé et Témara dans le but de modéliser l'expérience avant de l'élargir dans une seconde phase aux grandes villes, puis de le diffuser dans les différentes régions du Royaume.

Dans une allocution à cette occasion,  El Moussali a souligné que ce plan vient renforcer les efforts entrepris par le Royaume, sous la conduite du roi Mohammed VI, et la participation de tous les secteurs gouvernementaux et la société civile à la protection de l'enfant et la promotion de sa situation, notant que la préparation de ce plan s'inscrit dans la volonté du ministère de fournir une solution concrète pour protéger les enfants de ce crime, devenu une réalité quotidienne dans les différentes villes.

El Moussali a noté que ce plan vise à mettre à disposition les mesures d'accompagnement de l’application des lois nationales qui incriminent l'exploitation des enfants dans la mendicité, tout en plaçant la famille au cœur du système de protection, en plus de la sensibilisation et la diffusion de la connaissance de terrain sur l'évolution de la problématique.

Le plan d’action comporte neuf axes qui prennent en compte le parcours de l'enfant dans le système de protection à partir du signalement de l'enfant par la police judiciaire en passant par la protection judiciaire appropriée, puis la prise en charge médicale, clinique et psychologique urgente selon la situation de chaque enfant. Il s'agit ensuite de réinsérer l'enfant dans sa famille, l'accompagner et le faire bénéficier des programmes de soutien social disponibles soit par le biais du Fonds d’appui à la cohésion sociale ou du Fonds Takaful de la famille, ou par l'accueil de l'enfant dans une institution de protection sociale si son intérêt l'exige.

La ministre a, en outre, souligné l’importance de réintégrer l'enfant dans le système d'éducation et de formation et le faire bénéficier des services fournis au niveau du transport scolaire, de la restauration et des internats.

Pour sa part, Abdennabaoui a mis en lumière l’importance du pouvoir judiciaire, en particulier celui du Ministère public, qui joue un rôle dans la protection des enfants victimes d'actes criminels, affirmant la nécessité de coordonner la politique pénale avec d'autres politiques publiques dans l'intérêt supérieur de l'enfant, constituant l'un des objectifs principaux à laquelle le Royaume s’est engagé en vertu de la Convention relative aux droits de l’enfant.

Abdennabaoui a, en outre, souligné l'attachement de la présidence du ministère public aux dispositions du Titre premier de la Constitution relatif à la collaboration des pouvoirs, dans le cadre de sa contribution à ce travail commun, qui vise à assurer la protection juridique des enfants dans différentes situations, qu'ils soient victimes de crimes, en conflit avec la loi, dans une situation difficile, ou négligés. Il a, à cet égard, appelé les différents acteurs concernés à poursuivre leurs efforts et à s’engager dans ce plan d'action pour éliminer le phénomène de l’exploitation des enfants à des fins de mendicité.

Le président du ministère public a exhorté les différentes parties prenantes, en coordination avec tous les secteurs concernés, les familles et la société civile, à adopter une approche rigoureuse dans l'application de textes juridiques contraignants contre les exploiteurs d'enfants, soulignant la nécessité de chercher à servir l'intérêt supérieur de l'enfant, et de trouver, dans le cadre permis par la loi, des solutions appropriées qui protègent l’enfant de l'humiliation, tout en garantissant leur prise en charge dans les meilleures conditions appropriés à leur situation.

Cette réunion s’est tenue en présence des acteurs concernés par la protection des enfants contre la mendicité, de représentants des secteurs gouvernementaux, d'institutions nationales et d'associations de la société civile.

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