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Il n’y a probablement rien qui n’ait encore été dit sur le H1N1, ce virus qui fait particulièrement l’actualité depuis quelques jours. Pourtant, le virus de la grippe porcine est « parmi nous » depuis 2009, année où les premiers cas avaient été déclarés.

A l’époque, encore méconnue, cette affection des voies respiratoires dont les symptômes sont similaires à ceux de la grippe saisonnière, avait fait pas moins de 61 morts dans différentes régions du royaume.

Du haut de ses 71 ans aujourd’hui, Madame Hajiba compte parmi les cinq premiers cas de H1N1 confirmés à l’époque, sur Agadir. Pour notre interlocutrice, la grippe porcine est un mauvais souvenir qu’elle n’est pas prête d’oublier.

Mme Hajiba affirme avec certitude avoir contracté ce virus dans une foule. «J’avais fait mes courses dans une grande surface et il y avait beaucoup de monde. Trois jours plus tard, mon état de santé basculait », se rappelle-t-elle. Les trois jours correspondent, selon les experts, à la période d’incubation nécessaire pour que les signes de contamination soient décelables.

Présentant certainement un terrain favorable pour le virus H1N1, puisque diabétique, Mme Hajiba a vu son état se détériorer de façon inquiétante. «Je souffrais d’une bronchite aiguë, ma toux était sèche et ma fièvre ne baissait pas en deçà des 40° », détaille notre interlocutrice.

Forte fièvre, fatigue générale, hémoptysie (crachats de sang accompagnant la toux), vomissements et courbatures, sont les symptômes ressentis par la patiente suite à la contraction du virus H1N1.

« En fait, vous ne sentez pas de dégradation graduelle de votre état. Tous les symptômes surviennent d’un coup », décrit Mme Hajiba.

Soupçonnant au départ une simple bronchite, elle explique avoir enchaîné deux, puis trois traitements d’usage, prescrits par des médecins généralistes. Voyant que cela ne s’arrangeait guère, la patiente se dirige vers les services hospitaliers, sans forcément y trouver de diagnostics à son état. «Les cliniques ont refusé de m’accueillir. Ils n’arrivaient pas à établir de diagnostic », ajoute-t-elle.

« C’est après avoir soumis les résultats de mes analyses médicales à Rabat que l’on m’a diagnostiqué la grippe porcine », affirme la même source. «A l’époque, c’était le grand point d’interrogation, car le Maroc en était à ses premiers cas. Cette maladie était une grande inconnue. Donc, et le malade et le corps médical paniquaient », se rappelle-t-elle.

Et d’ajouter: « J’ai vu venir ma mort, avant de commencer à prendre le Tamiflu ». Mme Hajiba explique que ce médicament, le seul d’ailleurs qui soit connu et reconnu comme efficace face à ce virus, lui a été administré gratuitement pour un traitement de cinq jours.

Selon notre interlocutrice, elle fait partie des trois personnes sur cinq à l’époque détectées à Agadir, qui ont pu être sauvées. Les deux autres cas qu’elle connaissait ont malheureusement succombé aux complications de cette grippe.

Malgré cela, Mme Hajiba conseille de rester «lucide face à toute la médiatisation qui est faite de cette maladie ». Selon elle, il y a un flot d’idées fausses qui circule à ce sujet.

« Il ne faut pas voir le H1N1 partout. Personne n’a contracté la maladie chez moi, sachant que j’étais restée en contact permanent avec mon mari, mes enfants, et même mon petit-fils de six mois”, rassure-t-elle.

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