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Culture

 

Le Moussem des fiançailles et la 16ème édition du Festival des musiques des cimes, qui se déroulent du 20 au 22 septembre à Imilchil, dans la province de Midelt, battent leur plein avec plusieurs activités artistiques et culturelles au programme.

Dans ce cadre, une grande soirée musicale a été organisée samedi soir avec la participation de troupes locales qui ont enchanté le public par des morceaux du riche répertoire musical du patrimoine amazigh. Des dizaines d’actes de mariages ont été conclus à l’occasion de cette édition du Moussem des fiançailles, a indiqué Hssain Ouzni, président de l’association "Akhyam" qui contribue à l’organisation de cet événement.

Il a ajouté, dans une déclaration à la MAP, que plus de 30 associations et coopératives prennent part au salon des produits du terroir organisé dans le cadre de ce Moussem qui connaît une grande affluence aussi bien de la part des visiteurs marocains que des touristes étrangers. Ouzni a souligné que des efforts importants ont été déployés pour réussir cette manifestation culturelle et artistique qui offre une grande opportunité de perpétuer des traditions locales ancestrales.

Le Moussem des fiançailles et le Festival des musiques des cimes, qui ont reçu samedi la visite du gouverneur de la province de Midelt, Mustpaha Nouhi, sont marqués notamment par des prestations musicales de troupes folkloriques locales, qui ont brillamment interprété des chants reflétant les spécificités culturelles de cette région du Royaume. Un salon des produits du terroir de la province de Midelt, initié par des associations et des coopératives locales, et des sessions de formation dans ce domaine, sont au programme de cette édition.

Au programme de cette manifestation de trois jours, organisée à l’initiative de la préfecture de Midelt, du Conseil de cette province, des communes d’Imilchil et de Bouzemou, de plusieurs partenaires et de la société civile, figure aussi une exposition d’art plastique de l’artiste Hasnae Ouamou. Cette manifestation culturelle et artistique permet aux visiteurs de découvrir l’une des plus belles régions du Maroc qui regorge de ressources et de potentialités naturelles, ainsi que ses spécificités socio-culturelles et artistiques.

Le Moussem constitue, en outre, une opportunité pour les populations de la région et les touristes en visite à Imilchil d’assister à la fête des nonces qui se tient en parallèle avec le Festival des musiques des cimes. Le Festival des musiques des cimes a pour objectif de contribuer à la préservation de l’héritage culturel de la région, à travers la promotion des traditions locales et du tourisme de montagne et la mise en exergue du patrimoine musical local.

 

Plusieurs centaines de personnes des différentes communautés non-musulmanes de Saint-Étienne (sud-est) et sa région ont afflué, samedi, à la Grande mosquée Mohammed VI de Saint-Étienne (GMSE), à l'occasion des 36èmes Journées Européennes du patrimoine (21 et 22 septembre).

A cette occasion, les responsables en charge de la gestion de ce haut lieu de culte musulman ont organisé des visites guidées au profit des visiteurs de tous âges, qui ont pu suivre sur place des explications sur l'Islam et ses préceptes fondamentaux ainsi que sur les spécificités architecturales de la mosquée. Divisés en groupes d'une vingtaine de personnes, les visiteurs ont pu également assister à l'appel à la prière sublimement interprété par le muezzin de la mosquée et ont eu droit à une dégustation de gâteaux traditionnels marocains.

La Grande mosquée Mohammed VI de Saint-Étienne (GMSE) participe pour la 6ème fois consécutive aux Journées Européennes du patrimoine, a déclaré à la MAP le Directeur des affaires culturelles à la GMSE, Youssef Afif, ajoutant que cette participation reflète l'ouverture de ce haut lieu de culte sur son milieu, dans le cadre de l'Islam du juste milieu prôné par le Royaume, un islam de tolérance et du vivre ensemble.

Depuis son inauguration en juin 2012, la mosquée connaît une grande affluence, ce qui reflète l'intérêt que portent les habitants de la ville de Saint Étienne et sa région, aussi bien musulmans que d'autres confessions, à ce haut lieu de culte, a indiqué le responsable faisant observer qu'en termes d'affluence la GMSE se trouve coude à coude avec des monuments historiques et emblématiques de cette ville. La GMSE reçoit également en moyenne deux à trois groupes de visiteurs par semaine, et ce en-dehors des Journées Européennes du patrimoine, notamment des visites scolaires, d'associations et de comités d'entreprises, a ajouté Afif.

Plusieurs visiteurs se sont dit impressionnés, dans des déclarations à la MAP, par la beauté de la mosquée, un véritable joyau architectural et chef-d’œuvre de l’art hispano-mauresque. Ils ont également apprécié les explications qui leurs ont été fournies par les guides, notamment sur la religion musulmane. Parmi eux, Forti, un septuagénaire originaire de la banlieue de Saint Étienne, qui visite la GMSE pour la première fois, et qui n'a, selon lui, rien à envier aux grandes mosquées qu'il a visitées lors de deux déplacements dans le Royaume.

Sur plus de 500 ouvrages à sortir, quelques bons crus très attendus sont écris par des femmes. La rentrée littéraire qui se clôturera le 4 novembre prochain par le Prix Goncourt, promet de belles surprises. Nous vous proposons cinq romans à ne pas rater cette rentrée !

Amélie Nothomb, longévité d’une plume
La romancière authentique revient pour sa vingt-huitième rentrée littéraire avec un roman intitulé «Soif» qui raconte les derniers jours de Jésus, à la première personne. Dans Stupeur et Tremblement paru en 1999, Amélie Nothomb prévenait déjà : «Récapitulons : petite je voulais devenir Dieu. Très vite, je compris que c’était trop demander et je mis un peu d’eau bénite dans mon vin de messe : je serais Jésus».

Quand Myriam Leroy voit rouge
Pour sa rentrée, Myriam Leroy présente «Les Yeux rouges». Une jeune femme reçoit un message sur Facebook. C'est l'amorce d'un piège suffocant à l'heure du numérique, quand la fatalité n'a d'autre nom qu'un insidieux et inexorable harcèlement. «Dans ce roman âpre, où la narratrice ne se dessine qu'au travers d'agressions accumulées, de messages insistants, où l'atmosphère étouffante s'accentue à mesure que la dépossession se transforme en accusation, Myriam Leroy traduit avec justesse et brio l'ère paradoxale du tout écrit, de la violence sourde des commentaires et des partages, de l'humiliation et de l'isolement, du sexisme et du racisme dressés en meute sur le réseau». Née en 1982, Myriam Leroy est journaliste, écrivaine et dramaturge. Ariane, son premier roman, a été finaliste du Prix Goncourt du premier roman et du Prix Rossel. Elle vit à Bruxelles. Les Yeux rouges est son deuxième roman.

Emma Becker et maison close
Emma Becker propose de rentrer dans l’intimité d’une maison close avec «La Maison» chez Flammarion. «J’ai toujours cru que j’écrivais sur les hommes. Avant de m’apercevoir que je n’écris que sur les femmes. Sur le fait d’en être une. Écrire sur les putes, qui sont payées pour être des femmes, qui sont vraiment des femmes, qui ne sont que ça ; écrire sur la nudité absolue de cette condition, c’est comme examiner mon sexe sous un microscope. Et j’en éprouve la même fascination qu’un laborantin regardant des cellules essentielles à toute forme de vie».

Monica Sabolo, plus onirique que jamais
La plume de Monica Sabolo propose de s’envoler vers l’ «Eden» avec un roman encore plus ambitieux que le précédent : «Summer». L’écrivaine s’adresse à Mère Nature. «Un esprit de la forêt. Voilà ce qu’elle avait vu. Elle le répéterait, encore et encore, à tous ceux qui l’interrogeaient, au père de Lucy, avec son pantalon froissé et sa chemise sale, à la police, aux habitants de la réserve, elle dirait toujours les mêmes mots, lèvres serrées, menton buté».

Vio­laine Huis­man, du Maroc au Sénégal
Après l’amour entre une mère et sa fille, l’Amour avec un grand A. Un amour perdu, un amour brisé par la rupture. C’est ce que raconte Violaine Huisman dans «Rose Desert». Une traversée du désert, du Maroc au Sénégal pour guérir d’une rupture. Une aventure qui ne sera pas de tous répits. Ce qui n’est pas sans poser certains problèmes. À une amie elle demande : «C’est pas dangereux par là-bas ? À ton avis, bibi ?  Je n’étais pas vraiment au courant du conflit au Sahara occidental avant de traverser la région en autocar. L’ampleur des problèmes de terrorisme dans cette zone du pays n’est pas non plus notoire, si ?». Mais la décision est prise.

Les rumeurs faisaient bon train depuis quelques mois. C'est désormais officiel. Philippe Lorin , fondateur du Tanjazz cède l'événement à Moulay Ahmed Alami du Jazzablanca. "Casablanca et Tanger sont deux villes différentes. Il est trop tôt pour parler de ce que deviendra Tanjazz mais ce qui est sur c'est qu'il gardera son ADN" avoue le nouveau maître des lieux.

Affaire à suivre !

 Dans ses clips, "pas de kalachnikov" ni de violence, mais des compas, des statistiques et Pythagore. Professeur dans une banlieue défavorisée de Paris, Radouane Abassi, alias "GTI" ou "Great Teacher Issaba", rappe ses leçons de maths en reprenant Rhoff, PNL ou Kaaris.

"Si aujourd'hui je prends le +cromi+ (micro) c'est pas pour faire le croma (maquereau)/C'est qu'c'est l'moment de parler de probas/Même sur du Jul, j'parle de maths, c'est trop, gars".

Le phrasé est là - l'autotune aussi -, la gestuelle, le décor des barres d'immeubles: GTI reprend les codes traditionnels du rap dans son écriture comme dans ses vidéos hébergées sur sa chaîne YouTube qui enregistre des centaines de milliers de vues.

Jul, Soprano, Kery James, Sofiane, ou 113, le prof de 32 ans rappe sur les probabilités, les diamètres, Thalès ou les statistiques.

L'enfant de Seine-Saint-Denis, banlieue défavorisée dans le nord de Paris, est né à Figuig, au Maroc.

Bras croisés, regard déterminé, torse bombé, en polo et baskets, il se prête au jeu des photos en habitué devant le collège Jean-Vigo d'Epinay-sur-Seine, qui fait partie du réseau d'"éducation prioritaire" réservé aux territoires qui rencontrent les plus grandes difficultés sociales.

Avec un débit de mitraillette, Radouane Abassi se raconte facilement: "J'ai toujours rappé sur des choses que je vis. Pas de fiction ou de story-telling, mais mon quotidien d'enseignant".

La première fois, c'était en 2015. Il a sidéré ses élèves en corrigeant leur test en musique. "J'ai lancé l'instru de rap. Ils se sont tous tus. Et à la fin, c'était l'euphorie".

La méthode n'est pas compliquée : "En classe, on peut cracher du son, il y a un ordinateur dans chaque salle. Ça peut aussi se faire a capella".

Il précise que sa pédagogie n'est "pas basée" sur le rap. "C'est un outil supplémentaire. Si ça aide 2% des élèves, tant mieux". "Ces morceaux c'est plus pour des révisions, du réinvestissement".


Il faut à tout prix éviter de tomber dans le ridicule et la caricature : "Rapper sur Pythagore, c'est bouffon, ça fait +boloss+. Mais comme les codes sont bien faits - y'a pas un mec avec une casquette sur le côté qui fait yo yo - ça passe. Ils auraient été les premiers à me tailler, les petits. Ils connaissent le sujet".

Radouane Abassi avait à coeur de "les sortir du rap des kalash, des cités, le rap assez trash, rude".

La musique comme outil pédagogique, l'idée n'est pas nouvelle, mais pour Alain Bernard, son formateur à l'École supérieure du professorat et de l'éducation, "plus que la question de la mémorisation, chez lui, il y a une réflexion sur ce qui permet de réconcilier ces enfants avec l'univers scolaire grâce à une culture qui leur est propre". Notamment "en déjouant les stéréotypes, en tournant en dérision les références à la violence".

"C'est un vrai prof et un vrai rappeur", souligne-t-il. "C'est clair qu'il pourrait multiplier son salaire par je ne sais pas combien s'il montait sur scène, mais il a un vrai sens du service public".

Djilali, un de ses élèves de troisième, confirme: "En classe, y'a rien qui change".

Pas de GTI qui tienne en cours. "Avec les élèves, je reste prof avant d'être rappeur. C'est très carré: ils m'appellent Monsieur, me vouvoient", insiste Radouane Abassi.

Un morceau sur les vecteurs devrait voir le jour prochainement. "Écrit mais pas encore clipé". Ses vidéos sont léchées, le rendu professionnel : GTI s'auto-produit, rédige lui-même les scenarii de ses clips et les réalise avec des amis.

Il aimerait cette année mettre en place un nouvel exercice avec ses élèves : leur demander une rime, un jeu de mots, une phrase une fois la leçon terminée. "Je garde les meilleurs et j'en fais un son. Ça les force à ouvrir leurs cahiers, c'est un prétexte".

Comme il le dit dans son morceau "le Cercle" : "Si la tête, tu perds, c'est que t'as pas suivi en cours/ Dommage pour toi, ce rap ne sera pas suffisant pour que t'assimiles toute la leçon/ Mais là, j'ai pas fini, alors ne coupe pas le son".

 

La 4ème édition de la "Semaine du cinéma marocain" en Côte d’Ivoire a pris fin, vendredi soir à Abidjan, sonnant le glas d’une programmation haute en couleurs et d’une série de projection de courts et longs métrages à succès de réalisateurs marocains.

Le long-métrage "Apatrid" de Najiss Nejjar a ainsi clôturé cette édition co-organisée, comme à l'accoutumée, par le Centre cinématographique marocain (CCM) et l’Office national du cinéma de Côte d'Ivoire (ONAC-CI), avec le soutien de l’Ambassade du Maroc à Abidjan. Outre l’opus de Narjiss Nejjar, la 4ème édition a connu la projection à l'emblématique Palais de la culture d'Abidjan du court-métrage "Les enfants des sables", de El Ghali Graimiche, ainsi que les longs-métrages "Burnout" de Nour-Eddine Lakhmari, "Korsa" d’Abdellah Toukouna, "Lahnech" de Driss Mrini, "Nouhe ne sait pas nager" de Rachid El Ouali.

S’exprimant lors de la cérémonie de clôture, l’ambassadeur du Maroc en Côte d’Ivoire, Abdelmalek Kettani, s’est félicité de la singularité et de la constance de la coopération culturelle liant le Maroc et la Côte d’Ivoire. C’est une coopération qui se développe et qui s’enrichit au fil des jours et des événements comme en témoigne l’organisation réussie de cette 4ème édition avec une programmation de qualité et la participation de figures de proue du 7ème art marocain, a ajouté le diplomate marocain.

Outre la traditionnelle projection de films et de courts-métrages, a poursuivi Kettani, cette édition a été l’occasion pour les cinéastes marocains d’animer des masterclass au profit de jeunes étudiants issus d’Instituts ivoiriens de formation en métiers du cinéma, notamment l’Ecole Spécialisée du cinéma et de l'audiovisuel en Côte d'Ivoire. De son côté, le DG de l’Office national du cinéma de Côte d'Ivoire (ONAC-CI), François Yao, s’est réjoui de la qualité des films marocains projetés lors de cette édition ce qui renseigne, selon lui, sur l’importance croissante que revêt la Semaine du cinéma marocain.

Au-delà de sa dimension culturelle, cet événement est le reflet de la qualité et de la profondeur des relations entre le Maroc et la Côte d’Ivoire, des liens dans lesquels la culture représente un pan éminemment important. Il a en outre souligné que la "Semaine du cinéma marocain en Côte d'Ivoire", à l’instar de la "Semaine du cinéma ivoirien au Maroc" offre l’occasion aux professionnels du 7ème art des deux pays pour échanger et envisager des projets communs et des coproductions. La tenue de la 4ème Semaine du cinéma marocain s’inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre d’un accord de coopération signé entre le Centre cinématographique marocain (CCM) et l’Office national du cinéma de Côte d'Ivoire. Cet accord porte sur plusieurs volets dont la formation et la coproduction.

Il a brillé dans «Mosul», une fiction politique qui traite d’une unité d’élite irakienne qui s’est battue contre le groupe jihadiste État islamique pour la reconquête de la deuxième ville d’Irak. Présenté en hors compétition à la 76e édition de la Mostra de Venise, le film de Matthew Michael Carnahan produit par les Frères Russo a séduit par sa singularité et le fait que ce soit tourné en langue arabe. Il campe le rôle de Kawa, soldat qui sombre dans l’intensité de la guerre. Il est Franco-Tunisien et profondément touchant. Adam Bessa est un jeune acteur à suivre de très prêt.

Comment prépare-t-on un rôle à la fois politique et humain ? Est-ce qu’on se fie uniquement au scénario ou l’on va chercher dans l’histoire ?
Les deux. On part d’abord du scénario. Et ensuite on fait les recherches sur le contexte politique. J’ai commencé d’abord par apprendre le dialecte irakien. J’ai mis deux semaines à me l’approprier, j’avais un coach, je m’y suis mis intensément. Le reste du casting était irakien pour la plupart, je leur posais beaucoup de questions. Ensuite on a fait un entraînement militaire. J’avais des correspondants qui avaient fait la guerre en Irak, qui m’ont beaucoup aidé à construire le personnage. Je remplissais au maximum pour nourrir le personnage. Et puis le tournage a commencé et tout le travail psychologique du personnage. C’était dur. 8 à 10 heures par jour. Physiquement, c’était dur parce qu’on avait 10-15 kg sur le dos, il faisait chaud, on a tourné à Marrakech au Maroc. Trois mois de tournage pour un film qui se passe sur 12 heures, l’intensité ne devait jamais retomber. Il fallait toujours la maintenir. Il fallait toujours être intense. Plus ça allait, plus mon personnage plongeait dans la folie de la guerre. C’était très intense…

Kawa, votre personnage évolue dans les 12 heures de l’action du film. Est-ce que le personnage se construit en amont ou tous les jours sur le tournage ?
Oui bien sûr. Il y a la base du scénario mais c’est ce qui se passe tous les jours qui est important. Je proposais des idées qu’on prenait ou pas. Plus j’avançais, plus j’avais une connaissance de ce gars et plus j’ouvrais les valves, je trouvais des dimensions pour avoir accès à lui. Je ne cessais de le pousser loin. Il n’y avait pas de limites. Je suis arrivé jusqu’à un point où il fallait le pousser dans ses retranchements, aller au maximum. Je me sentais responsable aussi. Ces personnages existent dans la vraie vie, sont encore là. Il fallait être à la hauteur de ces gens-là, leur rendre hommage. Je me mettais une pression au quotidien. Si un Irakien voit le film, il ne faut pas qu’il voit la différence entre moi et le personnage, si un des soldats voit le film, il faut qu’il se reconnaisse. Il fallait que je sois irréprochable. Faire ce film est une grande responsabilité.

Est-ce que ça a été un personnage difficile à trouver ?
Tout dépend. Des fois des idées viennent comme ça. Des fois ça ne vient pas ! (Rires), ça met plus de temps. Donc tu cherches jusqu’à trouver. On sent que c’est juste, quand on est sur le bon chemin. Ça se ressent. C’est un peu comme la cuisine. Des fois, je sais ce que j’ai envie de manger, des fois non ! (Sourire). Il y a des choses plus ou moins instinctives. D’autres un peu moins. Mais une fois «action» prononcée, il n’y a pas de retour en arrière. C’est déjà tout réfléchi. Je laisse même les accidents arriver. Au réalisateur de prendre ce qu’il veut.

Cette fraternité entre les personnages, est-ce que vous l’avez travaillé en amont ?
Oui ! Le boot camp, on l’a fait avec de vrais militaires mais c’est vrai qu’on était tous les jours ensemble. On travaillait ensemble, on a appris à ce connaître, on a développé ce sens de la camaraderie. Il y a un personnage dans le film que je ne connais pas, j’apprends à le connaître. Donc j’ai appris à le connaître sur le tournage mais je devais désapprendre dans le film. C’était un travail intéressant.

Le réalisateur est américain, vous jouez en arabe. Comment avez-vous été dirigé par Matthew ?
Assez simplement. Il y avait le scénario, je faisais des propositions et je savais à peu près ce qu’il attendait. Je l’avais eu en amont. On a discuté longtemps, on a mis des check point sur le personnage. On avait préparé en amont donc sur le tournage, c’était des ajustements, du perfectionnement, je dirais. Il y avait la barrière de la langue, beaucoup d’acteurs ne parlaient pas anglais. Donc tout passait par le jeu et l’émotion. C’était intéressant. C’était comme une jam musicale où le sens prend même si on ne parle pas la même langue.

Je suppose qu’il y a eu un avant et un après le film. Humainement et professionnellement. Comment on quitte un personnage comme celui là ?
Déjà, il m’a fallu deux mois, peut être pour redescendre. J’ai passé des mois une arme à la main, le bruit de la Kalachnikov dans la tête. Je faisais des cauchemars. Revenir à la vie normale n’a pas été de toute évidence. Ce gars, je l’adore. Il ne m’a jamais vraiment quitté, je le porte encore en moi. Je ne connaissais pas cette partie de l’histoire, ce qui s’est passé en Irak. Maintenant je sais, j’ai appris et je porte ça à jamais dans mon cœur. Beaucoup de gens m’ont touché.

Qu’est-ce qui a été le plus difficile à vivre dans le tournage ?
Le psychologique. Le physique accentue le psychologique aussi mais le fait de tuer était dur. Je me demandais souvent «pourquoi on tue ?», «qu’est ce qui fait qu’on tue?». On ne comprend jamais vraiment mais on cherche des pistes. Je réfléchis mais mes pensées prennent le pas aussi. Souvent. Je renvoie tout à ce que j’ai vécu à ma vie. Après deux journées de tournage comme celles-ci, on commence par prendre conscience qu’on joue jusqu’au moment où on ne joue plus, on vit la situation tout simplement. Le cerveau s’adapte. Avec la répétition, le cerveau s’adapte. Tous les jours, j’avais une arme dans la main et je ne faisais que tirer. Shooter pour tirer. Tirer, tuer. C’était dur. Et puis j’ai joué avec des grands acteurs, oscarisés ou qui ont côtoyé les plus grands. Quelle pression !

C’était une évidence pour vous de faire ce métier ?
Ça s’est construit petit à petit ! J’ai toujours aimé ça je pense. J’aimais regarder des films. J’ai fais du théâtre au lycée. Je me suis dis que j’allais essayer. J’étais curieux. Et ça s’est fait petit à petit. Ce que j’aime dans ce métier, c’est d’avoir accès toujours à un monde infini. Sans limite. Cette infinité où je n’ai pas vraiment les clefs, où je ne suis sûr de rien. C’est un travail forcément. À chaque rôle, je plonge profondément. Les acteurs que j’admire, travaille comme ça. Je n’ai pas un modèle mais j’ai des gens que j’admire. Il y les Brando, les Al Pacino, Sean Pean. Ils sont admirables. L’école anglaise aussi avec Daniel Day Lewis et Gary Oldman par exemple. Leur travail m’intéresse. J’adore Meryl Streep. Je mixe un peu tout cela mais les vrais modèles sont dans la vie. Les gens que je croise dans la rue sont les plus intéressants. Ceux que personne ne regarde. Ça prend beaucoup de mon temps, me passionne. Essayer de comprendre les gens. Surtout s’ils sortent du cadre social. J’adore explorer ces chemins psychologiques. Comment j’atteins la colère ? La haine ? Plein de chemins mènent à ça. Il y a une infinité de possibilités et explorer cela m’intéresse beaucoup !

Vous estimez avoir le choix dans les rôles quand on commence une carrière ?
Oui. Je me permet de refuser les rôles bâclés, qui n’ont aucun intérêt. Qui ne servent ni mon peuple, ni un propos intéressant, ni à changer les mentalités, à aider à mieux comprendre la différence. Des rôles pour remplir une case du stéréotype, ça ne m’intéresse pas. Je ne veux pas alimenter ça. J’essaie de faire un film qui reste. J’aime faire des rôles auxquels les gens s’attachent, comme moi petit. Un rôle comme celui là qui sert le monde arabe, qui permet à l’Occident de comprendre. Matthew Michael Carnahan a réussi à mettre en lumière de véritables héros arabes. Les faire jouer dans leur langue ! Et pas en américain. Il fallait que ça change…

Comment avez-vous vécu votre avant première à Venise ?
C’était que du bonheur. Le présenter à Venise, dans une belle salle, avec les proches, la famille , ma femme. On a eu une belle standing ovation. Les gens me posent des questions. Je suis ému que le film ait marqué quelque part. Que les gens se questionnent. Et puis le tapis rouge, les photographes. C’est féérique, c’est comme un bal de lycée ! (Rires). Après avoir travaillé dur, c’est bien aussi de profiter de ce volet là ! 

Nicola Cruz. DJ producteur

Il a inauguré la scène principale de la 5ème édition de l’Oasis Festival, vendredi 13 septembre. Une responsabilité assumée haut la main. DJ discret mais virtuose, c’est le musicien chasseur de sons, à l’affût de sonorités nouvelles et surprenantes. Son set au Festival de Marrakech frisait le parfait. Rencontre avec un chasseur moderne de sons venus d’ailleurs et d’une autre époque.

Face à ses platines, chaque son a son importance. Cool et détendu dans la vie, à la fois mystique et aérien, il a l’air de venir d’un ailleurs. Nicola Cruz semble être cet ovni de la scène électronique qui propose des sets aussi colorés que sombres, aussi joyeux que mélancoliques, aussi futuristes qu’ancestraux. Il a ce don d’embarquer toute une audience avec lui en lui proposant des rythmes son Equateur natal ou de son Amérique Latine de cœur, tout en étant résolument citoyen du monde. Nicola Cruz faisait partie de cette line- up brillante de la 5ème édition du Festival Oasis (13 au 15 septembre), et il a fait voyager les festivaliers.

La flûte enchantée de Nicola
Le musicien et producteur de sons magiques, Nicola Cruz, s’inspire de sons presque cosmiques, voire intemporels. Son dada : la flûte. Son deuxième album porte d’ailleurs le nom de la flûte andine qui sublime ses sets «Siku». Mais pas seulement. C’est sa première fois au Maroc et il est déjà tombé sous le charme des sons marocains, et arabes du ney à la flûte marocaine. «J’ai un goût très éclectique en musique et ma musique est très influencé par cette partie du monde. Jouer au Maroc, en terre d’Afrique, dans une culture riche en musique et en rythmes est une inspiration en soi» confie celui qui est né en France où il a vécu trois ans seulement avant de retourner à Quito. « Mes parents étudiaient à Limoges , je suis né là bas et on y resté 3 ans seulement , et ensuite nous sommes retournés en Equateur. Du coup, toutes mes influences sont purement équatoriennes, même s’il y avait un peu de culture française à la maison forcément. Mais j’ai surtout bercé dans la culture et la musique folklorique de Quito. Elle est présente partout, aux quatre coins de la ville. J’ai toujours été exposé à ça, donc c’est surtout une influence inconsciente». Il découvre la musique tout naturellement, jeune et puise dans plusieurs influences. La musique latine dans les rues, à la maison, le hip hop, la pop de son enfance ou à la télévision, tout vient nourrir un Nicola Cruz curieux de tout. Il s’essaye à la batterie à la recherche de rythmes et de sensations avant de trouver son bonheur dans les percussions. Il découvre tout naturellement la musique électronique jeune et y trouve une certaine liberté de faire, d’explorer, d’essayer. Le conservatoire au Mexique, est violent. Il trouve cela trop contraignant. Trop de règles alors que la musique est liberté. «La musique électronique est née de l’expérimentation. Elle part de cette recherche, essayé, réessayé, créer, effacé, recréer. Tester, laisser s’exprimer des émotions. C’est ce que je ressens. Aller en profondeur, au plus profond des choses. C’est ce que j’aime dans la musique. C’est à la fois réfléchi et improvisé. C’est surprenant. La musique me surprend toujours, elle m’emmène là où je n’imaginais pas aller». Pourtant, il donne l’impression qu’il sait toujours où il va ou du moins, où il emmène son audience, toujours hypnotisé par ses sets passionnés. Le concert à Marrakech frisait le parfait, le set coloré et plein de nuances, proposait un voyage crescendo à travers des notes riches. «Mes sets sont souvent réfléchis selon l’heure à laquelle je joue, où je joue, devant quel public. C’est important de s’adapter, de trouver la connexion avec l’audience qu’on a en fasse» confie celui qui , du haut de ses deux albums, aussi différents que complémentaires , a donné à la musique live une place de choix. «J’appréhende le travail avec des musiciens comme un travail en groupe, je me sens comme faisant partie intégrante du groupe. Pas juste comme un soliste qui fait appel à des musiciens de temps en temps pour ajouter des sons live. J’essaie de ne pas être égoïste, ne pas rester seul. J’aime collaborer, partager des idées nouvelles avec tous ces musiciens que j’ai la chance de rencontrer lors de mes voyages. Et puis j’ai des musiciens à Quito qui sont une constante pour moi. Qui sont ma base».

La révélation du Petit Nicola
Nicolas Cruz est l’apprenti d’un autre Nicolas à la réputation qui ne se fait plus : Nicolas Jarr. Encouragé par ce dernier, le DJ équatorien sort son premier album «Prender el Alma», «un projet syncrétique entre traditions sud-américaines et productions électroniques contemporaines» enregistré depuis un entrepôt dans les montagnes des Landes. Avec cet album, Nicola Cruz rentre dans la cour des grands. Il impose son style et sa touche même s’il avoue ne pas avoir trouvé ce qu’il cherchait encore. «J’ai trouvé ma musique et là où je voulais l’emmener avec le temps je suppose. J’ai toujours exploré plusieurs sonorités, plusieurs tempos, j’ai fais beaucoup de recherches. Je me suis inspiré de la techno, de la house. Je suis retourné en Équateur, après avoir vécu au Mexique et il y a surement cette influence du retour aux sources, cette reconnexion avec les racines qui a influencé ma musique. Et cela se développe encore, je n’ai pas encore trouvé ce que je cherchai encore !», confie celui qui propose une transe tribale intelligente qui puise dans les musiques métissées et les contrastes en général. «J’essaie d’absorber ce que je peux» avoue t-il. En absorbant, il se construit, passe de choses plus expérimentales , des sons sans début ni fin à des morceaux réfléchis et structurés. «Avant je donnais naissance à des longues plages de plus de dix minutes en les modifiant à l’extrême pour que ça ressemble à une batterie, ou un violon. J’ai beaucoup de tout ça. Mais ce n’était pas des chansons, contrairement à ce que je fais aujourd’hui. Aujourd’hui j’ai des morceaux , il y a un début et une fin. C’est plus naturel».

Voyage mystique
La force du musicien réside dans sa musique certes mais Nicola Cruz , il a les chiffres et les lettres. Fasciné par les traditions ancestrales, il puise dans le mystique , la numérologie comme sa chanson «Seven» ou encore dans les rites et les vieilles traditions. «J’aime garder cette dose de mystique dans ma musique ! J’aime ce côté surréaliste, qu’on n’explique pas forcément. Quand on se perd, j’aime le côté sombre et le côté lumineux. Les deux font partie de moi, et donc de ma musique». Avec son dernier album, il confirme cette recherche effréné d’un passé qu’il n’a pas connu pour le mixer à un futur qu’il rêve ou qu’il imagine avec beaucoup de bienveillance. «Un album raconte une période de la vie. C’est thérapeutique. Cela dit beaucoup. Cela ferme aussi un chapitre» avoue celui qui écrit en permanance. Nicola Cruz semble réinventé la World Musique, un terme qu’il dit ne pas aimer forcément puisqu’elle enferme dans une catégorie presque bâtarde. Alors que sa musique à lui ne semble pas pouvoir s’enfermer. La musique en général, selon lui, devrait être libre et difficile à décrire ou à catégoriser. Aujourd’hui , le chasseur de sons est toujours en recherche. Au Maroc il écoute les musiciens locaux, il est fasciné par Fela Kuti et reste à l’affût de nouveautés d’ici et d’ailleurs. Il ne se limite jamais. Surtout pas en musique. Et encore moins dans la vie. «Je suis ouvert au changement, j’en ai pas peur ! Je suis DJ aujourd’hui, je peux faire de la biologie navale dans quelques mois ou devenir quelqu’un d’autre».

Le festival du Jazz  au Chellah revient du 25 au 29 septembre. Cette 24e édition promet  de beaux moments de musique avec une programmation composée d’une quarantaine d’artistes de 12 pays différents. Détails.

Organisé par l’Union européenne au Maroc en partenariat avec le ministère de la Culture et de la communication, Jazz au Chellah revient plus fort que jamais. Le plus ancien des festivals de jazz au Maroc et premier festival dédié au jazz européen au monde s’apprête à marquer la rentrée culturelle de Rabat du 25 au 29 septembre dans l’enceinte du site historique qui lui a donné son nom. Construit autour de rencontres entre musiciens de jazz européens et musiciens marocains, il offrira encore une fois une plateforme unique de brassage des cultures et dialogues entre les deux rives de la Méditerranée. Pour cette 24e édition, Jazz au Chellah propose d’inviter une quarantaine d’artistes venant de 12 pays européens issus d’univers musicaux différents qui seront rejoints sur scène par une dizaine d’artistes marocains. La soirée d’ouverture sera également marquée par la présence de sonorités africaines à travers un groupe franco-sénégalais.

«Nous avons voulu ouvrir un espace d’expression à la musique sénégalaise car nous tenons aussi à célébrer l’Afrique dans ses dimensions plurielles», a confié Claudia Wiedey, ambassadeur de l’Union européenne au Maroc.

Cinq soirs durant, chaque scène proposera son lot de nouveautés et un programme métissé. Le programme signé par les deux directeurs artistiques Majid Bekkas et Jean-Pierre Bissot promet des concerts encore plus éclectiques. «Jazz au Chellah a toujours constitué un espace dédié à l’extraordinaire richesse des jazz d’Europe et à son potentiel créatif pour aller à la rencontre des musiciens marocains», précisent ces deux derniers. En plus des concerts au Chellah et fidèle à sa philosophie d’aller vers d’autres publics, une programmation spécifique «Festival hors Chellah» est prévue avec des concerts déambulatoires et des master-classes offertes par les musiciens européens et marocains à des jeunes artistes marocains. Une programmation dévoilée dès le 25 septembre.

Marrakech se prépare à accueillir la 18ème édition du Festival International du Film de Marrakech, prévue du 29 novembre au 7 décembre 2019.

Une édition qui fêtera des artistes et des films en provenance des quatre coins du monde et qui, à l’instar des précédentes, s’annonce comme un rendez-vous populaire et professionnel majeur du cinéma mondial.  A l’occasion de cette nouvelle édition, le Festival renoue avec l’une de ses traditions, initiée en 2004 : rendre hommage à la cinématographie mondiale en mettant un pays et une expression cinématographique à l’honneur.

Cette année, le Festival International du Film de Marrakech rend hommage au cinéma australien. Considéré comme l’un des plus anciens au monde, le cinéma australien a produit le premier long métrage de fiction de l’histoire. Il compte de nombreuses productions remarquables qui ont fait le tour du monde, à l’image de « Calme blanc », « Muriel », « Ballroom Dancing » et « Animal Kingdom», ainsi que des grands succès du box-office comme « Mad Max » et « Crocodile Dundee », pour ne citer que ceux-là.

Les paysages du cinéma australien sont également fortement présents dans ces grandes productions. Ce sont des lieux inspirants, avec une âme et une forte présence à l’écran, à l’image du mythique Ayers Rock, les déserts sans fin mais qui regorgent de vie, la jungle exotique et mystérieuse à la fois, entre autres.

L’Australie, c’est également ce vivier de talents hollywoodiens qui a donné au cinéma anglo-saxon plusieurs grandes stars. A l’occasion de cet hommage exceptionnel, une importante délégation d’acteurs et de réalisateurs australiens fera le déplacement à Marrakech. L’Australie rejoint ainsi la longue liste de pays mis à l’honneur par le Festival International du Film de Marrakech et qui couvrent cinq continents : Maroc, Espagne, Italie, Egypte, Royaume-Uni, Corée du Sud, France, Mexique, Inde, Scandinavie, Japon, Canada et Russie.

Les Théâtrales de Casablanca font leur rentrée avec «Un weekend tranquille», la toute dernière création du comédien et metteur en scène Alil Vardar. Rendez-vous, le jeudi 26 septembre, au Mégarama.

Un air de Paris souffle sur Casablanca. La 9e édition des Théâtrales fait sa rentrée avec «Un weekend tranquille» d’Alil Vardar. Considérée par Le Figaro comme la dernière usine à blagues de Vardar, cette comédie réunit des artistes de talents: Alexandra Vandernoot, Melissa Izquierdo et Jerôme Lenôtre. Le comédien et metteur en scène propose une comédie brillante et bien ficelée, comme à l’accoutumée. Déjantée et ultra-rythmée, «Un weekend tranquille» renverse l’archétype du quadragénaire qui prend une jeune comme maîtresse: Jules (Alil Vardar), 45 ans, est marié à Caroline (Melissa Izqueirdo), 26 ans. Ils vivent un bel amour. Mais Jules est insatisfait, il ne comprend pas cette génération qui passe le plus clair de son temps le nez collé à son téléphone mobile… Il prend ainsi une maîtresse, Geneviève (Alexandra Vandernoot) qui a 57 ans! Jules est très attaché à cette dernière. Il s’arrange pour passer tout un week-end avec sa maîtresse, mais sa femme revient plus tôt que prévu et le surprend avec Geneviève. Jules va devoir faire jouer tous ses talents d’orateur pour trouver une explication rationnelle, et surtout va devoir compter sur son ouvrier portugais pour le couvrir. Bloqué entre sa femme et sa maîtresse, Jules va vivre un week-end explosif.

«La mise en scène est efficace avec aucun répit. Les rebondissements s’enchaînent à un rythme effréné, les gags et les fous rires aussi. Sans vulgarité et avec de nombreux jeux de mots bien tournés, la pièce fait évoluer des personnages qui sont tous plongés dans des situations de plus en plus incongrues». Une pièce de théâtre qui promet twists, rebondissements et fous rires ce 26 septembre.

Le film «La Guérisseuse» (The Healer) de Mohamed Zineddaine débarque à l’Institut du Monde arabe de Paris après avoir raflé 4 prix au Festival National de Tanger: Prix Spécial du Jury, Prix de la Réalisation, Prix du 1er rôle féminin pour Fatima Atif et Prix du 1er rôle masculin pour Mehdi El  Aroubi.

Une belle nouvelle pour le réalisateur discret et travailleur acharné qu’est Mohamed Zineddaine ! Après 20 ans dans le documentaire et la photographie, le natif de Oued Zem qui vit en Italie fait l’unanimité avec «La guérisseuse». Dans une petite ville minière où les hommes travaillent pour la plupart dans le Phosphate, Abdou, un adolescent de 16 ans cherche à trouver sa place. Serviable et simple, il ne sait ni lire et écrire mais souhaite apprendre. Il est le fils adoptif de M’barka, la guérisseuse du «village ».

Entre Naima, son amie, qui l’instruit, lui fait lire des histoires des milles et nuits et sa mère qui souhaite le laisser dans l’ignorance la plus totale, Abdou erre dans la ville avec son vélo. Un jour, sur le conseil de Abdou, Ch’aayba, trentenaire incontrôlable, cynique et pickpocket, se laisse convaincre de rendre visite à Mbarka pour soigner l’eczéma qui le fait souffrir. Dès lors, le sort liera ces trois personnages...

«La nécessité de faire ce film est dictée par l’universalité de son thème : l’étude d’un pouvoir omniscient et des rapports de force perçus sous l’angle de la domination, de l’influence et de l’autorité d’un individu sur un «monde» confie le réalisateur Mohamed Zineddaine qui co-écrit le scénario avec Olivier Bombarda. «J’ai eu la chance de voir ‘’Tu te souviens d’Adil ?’’, le deuxième long métrage de Mohamed Zineddaine projeté dans la section « Coups de coeur» au festival de Marrakech en 2007. J’étais alors journaliste de cinéma pour la télévision en France (Arte) et impressionné par cette oeuvre», confie le co-scénariste qui organise une rencontre avec le réalisateur en lui confiant le souhait d’une collaboration éventuelle.

«La Guérisseuse» est une fresque sociale contre l’ignorance, l’illettrisme et l’obscurantisme portée par des acteurs comme Ahmed Moustafid, Fatima Attif, Mehdi Elarroubi, Hanane Elkabani et Nisrine Adam. Fatima Attif porte le film sur ses épaules, comme elle porte le sort des habitants de sa petite ville. Un film marocain dans la simplicité et le réalisme chinois ou iranien.

«Boys don’t cry» débarque au Maroc pour une tournée du 17 au 26 septembre à Casablanca, Marrakech, Meknès, Rabat et Tétouan. Une création signée Hervé Koubi et proposée par l’Institut français du Maroc.

Le chorégraphe français Hervé Koubi sera en tournée dans cinq villes du royaume pour présenter sa dernière création «Boys don’t cry». Construit sur la base d’un texte de Chantal Thomas, écrit spécialement pour la pièce autour d’une partie de foot improbable, «Boys don’t cry» nourrit une réflexion à la fois nostalgique, drôle et tendre sur ce que c’est que de danser quand on est un garçon, qui plus est quand on vient d’Afrique du Nord. L’histoire raconte comment un jeune garçon dénommé Houssni est partagé entre les diktats familiaux et sociaux. La pièce creuse la notion de sacrifice de soi à travers l’abnégation du garçon qui doit faire plaisir à son père qui le souhaite fort et à sa mère qui adore le foot. Alors que lui, il aime passionnément la danse et haït viscéralement ce sport à cause de la violence qu’il génère. La chorégraphie tord ainsi le cou à une certaine théorie du genre où la couture serait pour les filles et le foot pour les garçons. Elle entend donner de la voix à tous ceux à qui l’on impose ce à quoi ils s’opposent. Sept danseurs autodidactes dans un décor sobre et immaculé entrent en scène.

Durant 55 minutes, ils montrent leur virtuosité, entre danse hip-hop et danse contemporaine. Sur le plateau, ils courent, sautent et virevoltent, emportant le public avec leur énergie débridée. La beauté de leurs corps en mouvement hypnotise. Leur interprétation est sincère et franche. Elle témoigne de leur fierté à être des danseurs hommes et à vouloir briser les préjugés. Avec «Boys don’t cry», Hervé Koubi signe une œuvre où la danse est faite à la fois de souffrance et d’enthousiasme. La gestuelle de la pièce se fait exutoire disco, désinhibée, puissance de révolte et de plaisir. D’origine algérienne, docteur en pharmacie, pharmacien biologiste, Hervé Koubi a mené de front sa carrière de danseur. Il a été formé au Centre international de danse Rosella Hightower de Cannes puis à l’Opéra de Marseille. En 1999, il intègre le Centre chorégraphique national de Nantes. Il travaillera par la suite au Centre chorégraphique national de Caen et la Compagnie Thor à Bruxelles. Hervé Koubi crée son premier projet «Le Golem» en 2000, s’ensuit «Ménagerie» (2002), «Les abattoirs, fantaisie…» (2004), «4’30’’» (2006) en collaboration avec la musicienne Laetitia Sheriff, «Moon Dogs» (2007), «Coppélia, une fiancée aux yeux d’émail»…«Les Suprêmes», «Bref séjour chez les vivants» (2008) et «Un rendez-vous en Afrique» (2009) en collaboration avec la Compagnie Beliga Kopé de Côte d’Ivoire. Depuis 2010, il développe un projet orienté vers la Méditerranée pour un parcours jalonné de plusieurs créations «El Din» ( 2010- 2011), «Ce que le jour doit à la nuit» (2013), «Le rêve de Léa» (2014), Des hommes qui dansent (2014), Le bal méditerranéen (2014), Les nuits barbares ou les premiers matins du monde (2015-2016), Boys don’t cry (2018), La nature des femmes (projet pour danseuses d’Afrique du Nord) (2019), ODYSSEY en partenariat avec Natacha Atlas (2019-2020) et prochainement Golden age (2022). L’artiste arrive donc au Maroc du 17 au 26 septembre pour une tournée sur plusieurs villes : à la salle Bahnini de Rabat le 17 septembre au théâtre de l’Institut français de Meknès le 19 septembre, au Centre culturel de Tétouan le 21 septembre, au Studio des arts vivants de Casablanca le 24 septembre, au Cinéma Leïla Alaoui de l’Institut français de Marrakech le 26 septembre. 

L’institut français (IF) a dévoilé, mercredi soir à Casablanca, son programme culturelle trimestriel (septembre-décembre) au titre de la saison 2019-2020, avec un honneur accordé à la ville blanche sur le thème "Casablanca, mon amour !".

La programmation comprend 17 spectacles, 44 séances de cinéma, 2 expositions et plus de 21 rendez-vous autour du débat d’idées, avec des temps forts comme les rencontres chorégraphiques de Casablanca, la nuit des philosophes, la semaine de la bande dessinée et le marché des créateurs de Noël, a fait savoir lors d’une conférence de presse, le directeur de l’établissement, Martin Chénot.

Le premier événement phare de ce trimestre sera la deuxième édition de la manifestation "Le chant des colibris", les 5 et 6 octobre, a-t-il indiqué, notant qu’il s’agit d’une tribune pour inspirer, relier et soutenir ceux qui aspirent à remettre l’écologie et la solidarité au cœur de leur vie quotidienne.

A l’instar des saisons précédentes, ce programme s’adresse à tous les Casablancais et constitue une invitation à réfléchir ensemble sur les façons de mieux vivre ensemble dans la plus grande ville du Maroc, a-t-il, par ailleurs, insisté.

Le jeune public reste une des priorités de l’Institut français à travers un ensemble d’activités, riches et variées qui seront programmés au profit des enfants pour les accompagner dans leur apprentissage des arts, de la culture et de la citoyenneté, avec au menu danse, design, musique et création numérique, entre autres.

Pour cette rentrée, les élèves continueront à profiter du programme d’éducation à l’image "Séquences jeunes" et de spectacles de musique et de marionnettes également proposés aux familles, qui auront elles aussi l’occasion, le dimanche matin de découvrir un film jeune public, de participer activement aux activités du "Chant des colibris au Maroc" ainsi qu’aux ateliers proposés par la médiathèque jeunesse.

Lieu de création et de formation pour les artistes, l’IF propose aussi des rendez-vous professionnels, un programme de résidence ouvert à tous les porteurs de projets artistiques et plusieurs activités dédiées aux artistes professionnels et amateurs, aux étudiants en art et à toutes les personnes désireuses d’appréhender l’acte de créer.

La 34e édition du Festival international du film francophone de Namur (Belgique) qui aura lieu du 27 septembre au 4 octobre a levé le voile sur sa programmation. Après l’annonce du film d’ouverture Chambre 212 de Christophe Honoré, le festival met en avant le meilleur du film francophone avec une belle présence marocaine grâce à «Adam» de Maryam Touzani.

Le Maroc sera présent à la 34e édition du Festival international du film francophone de Namur avec la réalisatrice marocaine Maryam Touzani et son film «Adam» sur les mères célibataires. Pour son premier long métrage, la cinéaste marocaine a écrit le scénario avec Nabil Ayouch qui produit également le film. Née en 1980 à Tanger, Maryam Touzani y passe son enfance avant d’aller étudier le journalisme à Londres puis revenir au Maroc afin d’y travailler comme journaliste. En 2008, elle écrit et réalise un documentaire pour la première journée nationale de la femme au Maroc. En 2012, elle tourne son premier court métrage de fiction, Quand ils dorment, qui remportera dix-sept prix dans de prestigieux festivals à travers le monde. En 2015, son deuxième court métrage, Aya va à la plage récolte quinze prix. La même année, c’est grâce au très acclamé Much Loved du réalisateur Nabil Ayouch, sélectionné à Cannes et primé à Namur, qu’elle approfondit son expérience en collaborant notamment sur le développement du scénario. Peu de temps après, elle co-écrit avec Nabil Ayouch son dernier long métrage, Razzia, sélectionné à Toronto et qui représentera le Maroc aux Oscars, et dans lequel elle joue pour la première fois. Adam, son premier long métrage comme réalisatrice, était présenté cette année à Un Certain Regard à Cannes. Les rôles principaux sont tenus par Lubna Azabal, Nisrin Erradi, Douae Belkhaouda, Aziz Hattab et Hasnaa Tamtaoui. Partie intégrante du film, la photo est signée Virginie Surdej (qui signe aussi celle de Nuestras Madres). Dans la Médina de Casablanca, Abla, veuve et mère d’une fillette de 8 ans, tient un magasin de pâtisseries marocaines. Quand Samia, une jeune femme enceinte frappe à sa porte, Abla est loin d’imaginer que sa vie changera à jamais. Une rencontre fortuite du destin, deux femmes en fuite, et un chemin vers l’essentiel.

Programmation inintelligente
«Nous avons reçu près de 1.200 films, et nous en retiendrons au final environ 10%. Beaucoup d’appelés mais peu d’élus ! Nous avons encore de nombreux films à découvrir et notre travail de prospection, notamment à l’international, se poursuit. S’annonce une programmation à la fois engagée, inventive, décalée, passionnée, à l’image des 7 films déjà confirmés ! » a précisé Hervé Le Phuez, directeur de la programmation.

Un des films attendus est Perdrix d’ Erwan Le Duc. Le cinéaste commence sa carrière par écrire pour un réalisateur syrien, Meyar Al Roumi. Ensemble, ils signeront le scénario du film Round Trip, une histoire d’amour dans un train de nuit entre Damas et Téhéran. Il écrit et réalise ensuite quatre courts métrages : Le Commissaire Perdrix ne fait pas le voyage pour rien (2012), Jamais jamais (2014), Miaou miaou fourrure (2015) et Le Soldat vierge, sélectionné à la Semaine de la Critique à Cannes en 2016. Il travaille également comme journaliste pour le service Sports du quotidien français Le Monde. Son premier long métrage, Perdrix, une comédie amoureuse dont il signe également le scénario, était présenté cette année en première mondiale à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes. Pierre Perdrix vit des jours agités depuis l’irruption dans son existence de l’insaisissable Juliette Webb. Comme une tornade, elle va semer le désir et le désordre dans son univers et celui de sa famille, obligeant chacun à redéfinir ses frontières, et à se mettre enfin à vivre. C’est en fait son premier court métrage qui le projettera dans la belle aventure du long métrage : « Avec déjà ce personnage de Perdrix, qui était commissaire à l’époque, explique-t-il. Il avait pour acolyte un lieutenant bizarre joué par Alexandre Steiger… et nommé Webb, comme Juliette dans Perdrix. En juillet 2012, alors que je rentrais d’Ukraine où je couvrais l’Euro de foot pour Le Monde, j’ai reçu un coup de fil d’Elisabeth Depardieu, la directrice artistique de la résidence Emergence. Elle avait vu le court métrage, qui lui avait plu, et m’a demandé si j’avais un projet de long. Alors sans me poser trop de questions, j’ai pris deux semaines de vacances et j’ai écrit de manière frénétique la première version, assez «déglingo», de Perdrix.» Le film est interprété par Swann Arlaud (Césarisé pour Petit Paysan, FIFF 2017), Maud Wyler (2 automnes 3 hivers présenté au FIFF 2013 et membre du Jury Longs Métrages au FIFF 2014), Fanny Ardant, Nicolas Maury, Patience Munchenbach et Alexandre Steiger. « Alice et le Maire » avait attiré toute l’attention de la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes. Le film réunit Fabrice Luchini et Anaïs Demoustier sous la direction de Nicolas Pariser. Alice et le maire est son deuxième long métrage et raconte le maire de Lyon, Paul Théraneau, qui va mal. Il n’a plus une seule idée. Après trente ans de vie politique, il se sent complètement vide. Pour remédier à ce problème, on décide de lui adjoindre une jeune et brillante philosophe, Alice Heimann. Un dialogue se noue, qui rapproche Alice et le maire et ébranle leurs certitudes.

La scène électronique a le vent en poupe au Maroc. Après Marrakech, c’est au tour d’Essaouira d’accueillir la scène électronique nationale et étrangère du 11 au 13 octobre. Détails.

Plus qu’un festival de musique, le Moga se penche sur les cultures électroniques. Le temps d’un weekend, la ville des Alizés vivra aux rythmes des sons métissés et des basses endiablées provenant des platines de musiciens dans l’ère du temps. Le Moga, qui se veut un trait d’union entre les cultures traditionnelles et électroniques, investira le Sofitel Essaouira Mogador Golf & Spa, ainsi que divers lieux de la ville pour des concerts passionnés. Appelé également «Desert House» ou «Hippie House», Moga fait la part belle à ce courant émergent mixant sonorités orientales et exotiques au tempo deep et hypnotique de la musique club.

Au programme: Feathered Sun, super «combo-nirique» allemand composé des illustres Berlinois Chris Schwarzwalder, Raz Ohara, Jo.Ke et Rico Loop, qui proposera un live événement forcément mystique. Les performances live seront plus que jamais à l’honneur cette année. L’insouciant Mexicain Sainte Vie promet un voyage coloré avant que Parra For Cuva, venu tout droit de Cologne, ne s’occupe de distribuer ses vibes aériennes et mélancoliques. Quant au duo moscovite Geju, il promet un slow house chill spirituel quand Blond:Ish désormais en solitaire, apportera joie et spiritualité à travers des performances et des enregistrements en solo.

À leurs côtés aux platines, deux membres éminents de la grande famille All Day I Dream de Lee Burridge, les envoûtants YOKoO et Matthew Dekay, ou encore l’éminent Californien Behrouz, aux sélections toujours surprenantes. Kerala Dust Combo Live, aux sets planants, est la révélation de cette nouvelle scène indie / desert house dans la lignée de Satori, Stavroz… Multi-facettes, Moga célèbre aussi la house et la disco avec la nouvelle égérie parisienne du mouvement, Louise Chen, ou le «London digger» ultime, chouchou de Gilles Peterson, Bradley Zero. La micro house sera fièrement représentée par deux de ses plus clairvoyants représentants, les Roumains Praslea et Raresh, ce dernier membre du trio Arpiar, qui présente un B2B inédit de Praslesh. Dj W!Ld ramènera pour sa part l’esprit d’Ibiza. La scène marocaine sera bien entendu de la partie, avec notamment Daox, Mr ID, Achil, Noritsu, Amine K et Nomads avec de nombreux Back to Back entre artistes marocains au programme. 

Le stade du RUC de Casablanca accueille la 19e édition du Festival L’Boulevard. Au programme, un tremplin pour assurer une longue vie à des talents naissants et une pluie d’artistes aussi talentueux que nécessaires. Détails.

Concerts live, compétition Tremplin, cirque, danse, ateliers, formation, souk associatif, urbain et musical, expositions photo... tel est le quotidien du festival L’Boulevard, le festival le plus underground et le plus proche de la jeunesse marocaine du calendrier culturel. Des artistes du monde entier, du Bénin au Sénégal en passant par la Mauritanie, l’Algérie, l’Égypte, le Liban, la Grèce, les Pays-Bas, le Brésil, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Belgique, l’Espagne ou encore l’Indonésie pour ne citer qu’eux.

«En 19 éditions, notre volonté est restée la même: faire éclore des talents et leur mettre le pied à l’étrier. Cette année, 19 groupes, toutes catégories confondues, ont été sélectionnés pour la compétition Tremplin. On n’a même pas fait exprès. Et en 19 éditions, notre rôle est resté le même, passionnant et changeant: comprendre et être à la hauteur de notre public, libre, particulier et exigeant», précise l’équipe du festival dans un communiqué de presse annonçant l’événement.

Cette année, il s’agit de danser sur le Dub Rock balkanique de Dubioza Kolektiv (Bosnie-Herzégovine), de questionner les notions d’identité(s) africaine(s) à travers les chants sérères et gnawa d’Ubuntu Roads (Sénégal/Mauritanie/Mali) et de s’émouvoir avec Love & Revenge devant des extraits de mélos égyptiens mixés à de vieilles chansons légendaires (Liban/France). Il y aura aussi des death metalleuses libanaises, de l’électro américano-indonésien venu d’Espagne, du Metal ethnique expérimental algérien, de la World Music égyptienne, du Punk Rap mandolin franco-grec. Un programme aussi diversifié qu’inspirant. «L’Boulevard, ce sont tous ces artistes qui nous donnent des nouvelles du monde à travers leurs musiques, et tout ce monde qui vient les applaudir et les écouter. C’est la volonté profonde de se mélanger, de ne pas se mettre à l’écart et de n’écarter personne, de rester hors norme tout en étant ouvert et inclusif».

Talents de demain
Comme à l’accoutumée, l’Boulevard mise sur la relève. Le festival qui a révélé les artistes les plus importants de la scène marocaine comme Hoba Hoba Spirit, H-Kayne, Fnaïre ou encore L’Bigg, continue sa quête de talents. «Cette épreuve accueille plusieurs groupes et artistes, préalablement sélectionnés par un jury composé de musiciens reconnus et de professionnels de la musique, qui ont écouté toutes les maquettes reçues par le comité d’organisation du festival, et étudié les candidatures reçues dans les catégories Rap/Hip Hop, Rock/Metal et Fusion/World pour en tirer la sève: créativité, qualité, originalité», précise l’équipe du festival. L’appel à candidature du Tremplin permet chaque année de prendre le pouls de la jeune scène musicale et d’avoir une photographie d’ensemble de ce qui s’y prépare. Pour cette édition, par exemple, le comité a reçu un total de 217 dossiers, dont 191 respectaient les critères de sélection requis pour la compétition, répartis comme suit: 156 candidatures en Rap/Hip Hop, 14 en Rock/Metal et 21 en Fusion. Le choix final du jury s’est porté sur 8 groupes dans la première catégorie, 6 dans la deuxième et 5 dans la troisième. Trois jours durant, les musiciens en herbe retenus donneront le meilleur d’eux-mêmes sur la grande scène du RUC, face à un public qui ne les connaît pas encore et à un jury qui primera deux groupes ou artistes par catégorie, les aidant ainsi à passer d’une pratique amateure à une réelle professionnalisation de leur musique. Cette année, les 19 groupes sélectionnés viennent de 19 villes différentes du Maroc. Une édition qui promet des temps forts en musique et en découvertes.

 

 Le Maroc est l’invité d’honneur de la deuxième édition du festival d’Helsinki de la musique spirituelle et sacrée qui se tient, du 16 au 22 septembre dans la capitale finlandaise, avec la participation de troupes musicales internationales.

Dans une allocution de circonstance, le directeur du festival, Jukka Ahokas, a affirmé que le succès de la première édition de cette rencontre a incité les organisateurs à renouveler l’expérience, en s’inspirant de la longévité du festival de Fès des musiques sacrées du monde, dans l’objectif de dupliquer un événement similaire à Helsinki qui soit porteur du même nom et des mêmes principes fondateurs.

Il a confié que sa visite à Fès et sa participation à son festival l’ont conforté dans l’idée de créer une rencontre pareille à Helsinki, assurant que la musique spirituelle constitue une passerelle, non seulement entre les cultures et les civilisations, mais également un pont entre des pays et des continents divers et géographiquement éloignés, et pourtant si proches en termes de valeurs universelles et d’aspirations communes à bâtir un avenir à visage humain.

Pour l’ambassadeur du Maroc en Finlande, Mohamed Achgalou, le festival d’Helsinki offre une occasion propice pour renforcer les relations entre les deux pays à travers l’expression artistique, la musique spirituelle en l’occurrence, notant que le Maroc est devenu une référence dans ce domaine, à la faveur du festival de Fès qui a soufflé cette année sa 25ème bougie.

Selon lui, le choix du Maroc en tant qu’invité d’honneur témoigne de l’aura du Royaume et constitue une opportunité pour les organisateurs de s’inspirer de l’expérience accumulée en termes d’organisation de rencontres artistiques de grande envergure, comme le démontre la présence à Fès d’illustres artistes et intellectuels ayant contribué à la diffusion des idéaux du dialogue, de la tolérance et du vivre-ensemble.

Intervenant pour sa part dans le cadre de la séance inaugurale, placée sous le signe du "dialogue entre personnes et cultures", le directeur du festival de Fès des musiques sacrées du monde, Faouzi Skali, a relevé que Fès a très tôt fait le choix de combiner dans son festival les dimensions spirituelles, artistiques et intellectuelles, ce qui en fait une pionnière en la matière.

Ce genre d’initiatives, a-t-il soutenu, a créé un impact certain à la faveur de rencontres artistiques et intellectuelles auxquelles ont été conviés, sous le même toit, des intervenants de référentiels variés et des artistes de sensibilités diverses, ayant en partage la volonté de contribuer à la construction d’une société humaine universelle.

Car, la contribution des uns et des autres émanant des idéaux suprêmes des différentes religions est de nature à insuffler une âme et des principes dans le corps de cette mondialisation en vogue, a-t-il expliqué, assurant que "c’est précisément cette graine que nous avions tenu à planter à Fès et dont les branches épousent maintenant l’universalité".

D’où l’importance, selon lui, de constamment mettre en lumière les vertus et valeurs pour combattre certaines déviations qui sont attribuées à tort aux religions, alors qu’elles ne sont au fond que l’expression d’un vide, d’une soif spirituelle.

Et c’est sous ce prisme, a-t-il poursuivi, qu’il est intéressant de prendre part à des manifestations comme celle du festival d’Helsinki, en vue de faire valoir les démarches spirituelles que renferme la culture soufie par exemple, et d’apprécier la capacité de cette tradition à édifier une civilisation empreinte de spiritualité et d’humanisme.

L’ouverture de cette rencontre, fruit d’un partenariat entre la fondation Helsinki Parish Union, le Centre culturel d’Helsinki Caïsa et l’ambassade du Maroc en Finlande, a été ponctuée par la présentation d’un florilège de partitions musicales et de mouachahates interprétées avec brio par le groupe "Ibn Arabi".

La troupe marocaine a égayé le public par des chants puisant dans les poèmes des chantres du soufisme, dont Abou Al Hassan Shushtari, Mohieddine Ib Arabi ou Rabiâa Al Adawiya.

Le festival d’Helsinki, dont l’ouverture a été rehaussée par la présence d’un conseiller du président de la République finlandaise, de responsables du ministère des Affaires étrangères, et de nombre d’ambassadeurs et de diplomates étrangers, se poursuivra jusqu’au 22 septembre, avec des performances animées par des troupes musicales venues de Finlande, de Russie et de l’Inde dans le Centre culturel d’Helsinki, des espaces et églises de la capitale finlandaise.

La diva espagnole à la voix de velours revient à Tanger samedi 21 septembre pour fêter les 20 ans du Festival Tanjazz comme il se doit. Un concert qui promet déjà de jolis frissons sublimé par une programmation anniversaire triée sur le volet du 15 au 22 septembre.

Elle est cette diva soul à la voix flamenco cassée et profonde, plus almodovarienne que personne. Quand elle chante «Volver», elle touche l’âme comme à chacune de ses interprétations habitées et possédées. Buika est une grande artiste mondiale qui avait déjà fait sensation à Tanger en 2014. Pour sa 20e édition anniversaire, Tanjazz se permet de revenir en musique sur les temps forts d’un festival pas comme les autres.

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Et oui, elle revient. Comme le dit sa chanson. María Concepción Balboa Buika, dite Concha Buika a grandi parmi les gitans et a puisé dans cette force  la voix et  le timbre. Elle a su donner une nouvelle touche au Flamenco en le rendant plus Soul Funk Jazz tout en gardant les racines et les traditions. Elle est née à Palma de Majorque où ses parents ont fuit le génocide en Guinée équatoriale. Elle apprend à chanter dans son quartier, un des plus défavorisés de Palma De Majorque : Barrio Chino. Très jeune, elle reprend les chants des gitans et s’imprègne de flamenco. Son style commence à se former, sa voix imprégnée de ses ancêtres africains se mêle à son enfance gitane pour donner un son unique qui la différenciera. Personne ne ressemble à Buika et Buika ne ressemble à personne. Après avoir quitté l’Espagne de son enfance pour Londres sans un sou, elle sort son premier album en 2005 qui signe déjà son entrée dans la cour des grands. Le monde de la musique reconnaît sa voix exceptionnelle. Elle retient l’attention du musicien et producteur Javier Limón qui se charge de son deuxième opus : «Mi Niña Lola». Une nouvelle star est née. Elle enchaînera les succès, des succès qu’elle compte présenter le 21 septembre au Palais des institutions italiennes à Tanger.

Un programme anniversaire
Le Tanjazz mise sur un programme anniversaire. Pour les 20 ans, le festival de Jazz réinvite tous ceux qui ont fait le bonheur de l’évènement authentique. Dimanche 15 septembre, c’est le Marocain Fouad Hani qui ouvrira les festivités de ce 20e festival et la scène gratuite BMCI Ville, toujours fidèle à son style «bambaraouia» cool et dansant après un premier passage en 2008 avant de laisser place lundi à Wabfera avec sa Funky Machine et son talent d’human beatboxer déjà aperçu en 2011. Le mardi, les quatre baroudeurs d’Awek, passés par là en 2012, reposeront les fondamentaux du blues sur la scène gratuite et la scène Skdoa, la volcanique Sylvia Howard et The Black Label Swingtet feront le bonheur de la «Grande soirée d’avant première» proposée mercredi au Barcelò.

Pour Circular Time, syndicat new-yorkais de bêtes de studio, ce sera leur 3e fois qu’ils mettront le feu au Détroit avec leur funk torride. Les amateurs les attendent de pied ferme, jeudi sur BMCI Ville, vendredi au jardin du musée de la Kasbah et dimanche en clôture. L’Italien Nico Morelli ouvrira le programme du Palais Moulay Hafid, jeudi, avec son piano subtil, ses impros aériennes et ses fusions folkisantes avant de découvrir ou redécouvrir deux voix féminines ayant déjà résonné sous les plafonds zouakés du palais : Anne Sila avec son timbre sensible et son sentiment à fleur de peau et Kicca avec sa forte présence et son soul explosif.

Vendredi, ce seront les retrouvailles avec la sublime Shakura S’Aïda qui après avoir fait l’affiche 2009 de Tanjazz remettra en jeu son titre de reine du rock’n soul, en digne fille d’Aretha et de Tina. Nina Van Horn, multirécidiviste du festival va une fois de plus embarquer le public dans son shaker de soul, jazz, R’n’B dopé à la nitro avec David Costa Coelho qui remettra le couvert en swing avec son Smoky Joe Combo. Puis, au cœur de la même nuit à l’auditorium, le binôme belgo-hollandais David Linx (songwriter et vocaliste véloce) & David Wissels (au piano) confirmera son premier passage marqué en 2001. S’enchaîneront les Swing Messengers, quintet de classe, qui rendra hommage au mythique orchestre d’Art Blakey, le Puissance Jazz Big Band avant la délicieuse Morgan Ji, ovni de la world électro, très appréciée lors de la cuvée 2017 sans oublier les vitaminés The Wanton Bishops, révélation 2015, au blues hurlant, orientalo-phychédélique, made in Beyrouth. Une programmation alléchante digne des 20 printemps du Tanjazz. Rendez-vous le 15 septembre…

L’Oasis Festival vient de confirmer son statut d’évènement incontournable de la scène électronique mondiale et marocaine. Ce mini Burning man made in Marrakech vient d’offrir une belle cinquième édition à ses fidèles et à la musique, du 13 au 15 septembre. Détails électriques.

Une fois la porte de l’hôtel Fellah foulée, endroit qui accueille le festival depuis 2 ans, l’on plonge dans un événement qui a bien de la personnalité, un petit havre de liberté où la jeunesse marocaine, ivre de liberté, s’exprime grâce à la musique, se mélange au monde venu célébrer Marrakech, capitale de la musique électronique. Décoration décalée, espace de vie à part entière, pendant 3 jours les festivaliers n’ont nul besoin de sortir de ce coin de paradis électronique où il est bon de vivre en communauté tout en vivant son festival à sa guise. Code vestimentaire à la Coechella, les festivaliers ne lésine pas sur les moyens pour sortir le meilleur d’eux-mêmes et profiter de l’Oasis, chacun à sa manière. Line up à faire rougir les scènes internationales, ambiance de partage, se déroule sur 3 jours et 4 scènes, un festival qui a osé le pari de miser sur la scène underground, sur l’électro pure bien loin du commercial et de ce qu’on écoute à la radio. Dès les premiers sets, les DJs, invités cette année, ont prouvé que l’électro avait plusieurs définitions. Sons aux couleurs différentes et univers nourri par des vies d’ici, d’ailleurs et parfois même d’une autre vie, les différentes scènes que propose le festival offre des concerts selon tous les goûts : de la pur house à l’électro tribal et métissé en passant par des scènes plus alternatives et expérimentales, sans oublier l’ouverture sur les autres musiques comme le Rap. Un défilé d’artistes qui ont fait confiance une fois encore au festival. «Ce n’est pas gagné d’avance», raconte Marjana Jaidi dans une conférence de presse. «On se demandait pourquoi il y avait eu si peu de nationaux à la première édition. Les Marocains n’ont pas cru à une telle programmation, ils ont pensé à une blague au début», confie la fondatrice de l’évènement qui donne naissance au festival en 2014 avec Youssef Bouabid et Ismail Slaoui. Trois jeunes Marocains dans le vent, dont le seul leitmotiv était de voir un évènement, qu’ils avaient rêvé, devenir vrai à Marrakech. C’est chose faite puisque les meilleurs DJs du monde se donnent aujourd’hui rendez-vous à l’Oasis devenu incontournable dans le calendrier annuel.

Éducateur de la musique électronique
L’Oasis est un festival certes mais c’est un évènement qui éduque ceux qui ne connaissent pas cette catégorie de musique tout en surprenant les amateurs du genre. L’électronique, souvent dénigré et ramené à une musique trop répétitive et bruyante par certains, a désormais son festival pour prouver qu’elle est bien plus que cela. Le festival donne l’occasion à ces musiciens d’avoir accès à un public qui n’a pas l’occasion de les écouter à la radio, pollué par des sons plus commerciaux. Pourtant, à la première édition, rien ne prédisait que l’évènement allait prendre de l’ampleur aussi vite. Dès la première année, en 2014, l’Oasis Festival surprenait par une programmation des plus pointues. «On avait des intentions. On a toujours voulu mettre en avant la culture marocaine pour les festivaliers qui n’ont pas l’opportunité de visiter la ville pendant leur séjour. Au début, c’était difficile de convaincre les prestataires, personne ne nous connaissait. Aujourd’hui, c’est plus facile», précise Marjana Jaidi. «Je savais qu’on avait toute une réputation à créer. On a pris la sage décision de recruter un bookeur avec une réputation établie et des attachés de presse internationale parce que cela donne une réelle crédibilité. Eux ont pris un risque parce qu’on nous n’étions pas connus». Un risque qui a su payer puisque l’évènement aujourd’hui attire des touristes du monde entier sans parler des Djs les plus connus et respectés de la place.

À l’affût du bon son
Que ce soit sur la scène Oasis, Bambou, Mirage ou encore Mbari, les festivaliers ont le choix des DJs et de l’ambiance. De la techno pure aux sons électro métissés, on passe de la Funk, Soul, Hip Hop Rnb, dance ou house passionnée. Selon les goûts, les envies, les moments de la journée, de 16h à 5h, on danse sur de l’Acid house ou de la deep, du tribal. Les goûts et les couleurs ne se discutent pas. Ils se dansent sur les pistes de l’Oasis. Youssef Benjelloun, plus connu sous le nom de Kosh a commencé les festivités avec un set tout en nuance et en maîtrise. Le DJ et producteur marocain prouve qu’il est bien l’ambassadeur de la musique électronique marocaine aux côtés de Driss Bennis, petit virtuose des platines. Plus tard, ce vendredi, le public avait rendez-vous avec l’authentique Nicola Cruz au son si particulier. Le DJ en vogue a proposé un set qui frise le parfait aux ambiances latino-hip hop, tribal. Une scène ce soir qui a proposé un bon son bien oldie Funky Disco voir Soul avec l’excellent Moodymann et ses sautes d’humeur électroniques qui nous font du bien, Four Tet, le plus jazzman des DJs visiblement inspiré par Marrakech ou encore DJ Lag, star montante de la scène africaine au discours militant. Le tout pour finir en beauté avec le trio français Apollonia. Samedi suivait mais ne se ressemblait pas puisqu’une belle surprise viendra secouer les festivaliers : le rappeur et acteur américain Mos Def a donné un concert habité au Mbari en remplacement à Petite Noire. Un cadeau qui donnait le ton à une soirée déjà bien entamée avec la fraîcheur de Yasmean, le circle de la vie de Sebastian Mullaert, la simplicité efficace de Recondite, la bonne humeur contagieuse Chromeo, la dance électro passionnée de Jayda G ou encore le final incroyable de celui qui a été meilleur DJ au monde en 2013 : Seth Troxler.

Un final au supplément d’âme…et Dixon
Dimanche, seuls les plus courageux faisaient de la résistance. Le dernier soir du festival est souvent le plus surprenant. Entre le rappeur Issam qui envoûtait la scène Mbari et le plus international du Djs marocain, Amine K, ému par une foule chaleureuse et amante, le ton était déjà donné à cette soirée qui se poursuivait jusqu’au petit matin avec le meilleur du son du moment. Le Dj qui revient tout juste de Burning Man a proposé un set à la fois tribal et bien marocain, aux sons tagnaouite qui a su envoûter un public déjà conquis. Un final digne d’une édition de festival qui grandit et vieillit bien avec le temps. Quand le Britannique Archie Hamilton propose un incroyable voyage entre la tech et la techno, les Allemands Âme B2B Dixon propose un final survolté plein de nuances et de montées lyriques électroniques digne d’une scène berlinoise riche et audacieuse. Le festival Oasis a réussi le pari de se renouveler tout en gardant comme ligne de mire la qualité, l’humilité et le respect des artistes et des festivaliers. Une édition 2019 réussie qui promet de revenir plus fort en 2020. À l’année prochaine…

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