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Culture

La plage de Harhoura se transforme, du 23 au 27 juillet, en cinéma en plein air. Programmation ouverte sur le monde, films engagés, implication de la jeunesse, tels sont les temps forts prévus pour cette quatrième édition.

L’été est placé sous le signe de la cinéphilie, à Harhoura. Depuis quatre ans maintenant, la petite station balnéaire de Rabat devient cinéphile le temps d’une semaine. Cinéma en plein air, films marocains et arabes en compétition, un jury d’artistes de renom et une pluie de stars font les beaux jours du ciné-plage. Une manifestation qui grandit d’année en année. «Au départ, la programmation était orientée nationale et, petit à petit, nous l’avons ouverte au monde arabe», explique Abdelouahed Mjahed, directeur fondateur de l’événement. «Petit, j’ai toujours été attiré par le cinéma en plein air et le rapprochement que cela créait entre les gens. Étant un habitant de Harhoura, j’ai toujours pensé que la ville se prêtait à une manifestation de ce genre», continue le directeur du festival qui grandit.

Programmation engagée
Après une troisième édition orientée comédie, place à l’engagement dans les films sélectionnés. Une commission a pour mission, chaque année, de choisir les films en sélection qui seront soumis au jury. Lors de cette édition, le jury sera présidé par le poète et militant marocain Salah El Ouadie. C’est dire si cela donne le ton à la compétition. Pour départager les films, on retrouve à ses côtés le réalisateur algérien Ahmed Rachdi, l’actrice tunisienne Fatima Saaidane, l’actrice marocaine Fatima Herrandi (Rawya) et le directeur du festival d’Alexandrie Amir Abadah. Organisé par l’Association marocaine des arts sans frontières, l’événement sera marqué par une participation accrue de longs métrages marocains. «Le festival a emprunté la bonne voie et initie une étape importante en termes de registre cinématographique puisqu’il crée un rapport esthétique et artistique entre le cinéma et la créativité», indiquent les organisateurs. Parallèlement à la compétition officielle, le public pourra profiter de deux sites: la scène du festival, à Sidi Abed, et une autre scène située à Tamesna. Échanges, conférences et rencontres rythmeront les journées du festival. «De plus, le festival sera marqué par l’organisation de deux conférences consacrées à la réflexion autour du cinéma et de la mer. Aussi, des rencontres ouvertes avec des professionnels de cinéma jalonneront ce festival dont le programme comprend également des visites, offertes aux participants, à plusieurs espaces sociaux et touristiques». , ajoutent-ils. Pour ce faire, des ateliers de scénario, de réalisation et d’acting, encadrés par des réalisateurs, des comédiens et des experts dans l’art et la culture, sont proposés «pour sensibiliser les jeunes au cinéma et former la relève».

Hommage à Amina Rachid
La 4e édition du Ciné-Plage Harhoura rend hommage à la doyenne des comédiennes marocaines, celle dont la carrière est marqué tant par sa longévité que sa diversité: Amina Rachid. De «Destins de femmes» à «Ruses de femmes», en passant par «Voleurs de rêves» ou «La rue du Caire», Amina Rachid a foulé les planches du théâtre, mais s’est aussi illustrée au petit et au grand écran. C’est Abdellah Mesbahi, dans «Demain, la Terre ne changera pas», qui lui donne sa première chance au cinéma en 1975. C’est une carrière de plus de 40 ans qui sera célébrée lors de cette édition. Une autre génération sera célébrée à travers la comédienne Majdouline Idrissi. Actrice aux multiples facettes, l’actrice a su prouver qu’elle faisait partie des grandes actrices marocaines avec une carrière à la fois nationale et internationale. Des hommages très «féminins» puisque l’actrice Saïda Baâdi, visage connu du petit et du grand écran, sera aussi honorée. Rendez-vous donc à Harhoura avec les cinémas marocain et arabe. Les pieds dans l’eau.q

Le Musée des confluences de Marrakech accueille l’expositions temporaire : «Étoffe des sens, résonances, Serge Lutens, Yves Saint Laurent» à partir du 25 juillet. Détails d’une exposition parfumée.

Dar El Bacha - Musée des confluences, est prêt pour abriter en ses murs une exposition authentique et pleine de sens. À partir du 25 juillet, le musée exposera «Étoffe des sens, résonances, Serge Lutens, Yves Saint Laurent». Une exposition qui mettra en valeur l’impact de la ville de Marrakech sur Yves Saint Laurent et Serge Lutens, dont les trajectoires se croisent dans la ville ocre qui a toujours nourri leurs imaginaires : éblouissement de la lumière, des couleurs, des senteurs et des parfums. Serge Lutens est un metteur en scène de la beauté sous toutes ses formes. D’origine française, il tombe sous le charme de Marrakech en 1968, deux ans après le premier voyage d’Yves Saint Laurent et Pierre Bergé au Maroc. Tous deux voués à l’univers féminin, le Maroc ne cessera de les inspirer dans une quête sans fin de la beauté exprimée avec une audace revendiquée et assumée. L’exposition met en exergue une collection de caftans acquise par Yves Saint Laurent et Pierre Bergé qui démontre leur admiration pour ce vêtement considéré comme un repère de l’identité culturelle du royaume avec en résonance la série de photographies réalisée dans les années 80 par Serge Lutens sur les gestes et les ingrédients traditionnels de la beauté témoigne d’une recherche de nouvelles inspirations. «Un Palais tel que Dar El Bacha - Musée des confluences, avec son luxueux décor, ses belles façades ouvragées, ses boiseries et plafonds en bois de cèdres, ses zelliges inspirés de l’architecture arabo-andalouse font de lui un espace muséal capable d’abriter une manifestation plongée dans l’art, la mode ou encore la photographie». L’exposition «Étoffe des sens, résonances, Serge Lutens, Yves Saint Laurent», invite à redécouvrir la richesse du costume traditionnel et les secrets de l’élégance féminine au Maroc.

Malgré la mobilisation internationale, le rappeur américain, ASAP Rocky, devra rester en prison une semaine supplémentaire avant de savoir s’il sera jugé pour violences.

Un tribunal suédois a ordonné vendredi le maintien en détention jusqu'au 25 juillet du rappeur pour permettre à l'accusation de boucler son enquête.


"Le délai (accordé au procureur) pour une mise en accusation a été prolongé au jeudi 25 juillet à 11H00 (09H00 GMT). L'artiste soupçonné restera en détention pendant la durée de ce délai", a annoncé le tribunal à l'issue d'une audience d'une heure.

ASAP Rocky, de son vrai nom Rakim Mayers, est soupçonné d’avoir participé à une rixe dans la capitale suédoise. Une vidéo montre la star et ses gardes du corps en train de frapper un jeune homme.

Dans le cadre de son partenariat avec Bienalsur, biennale internationale d’art contemporain initiée en Amérique du Sud, le Musée d’art contemporain africain Al Maaden (MACAAL), accueille à travers sa résidence de recherche et de production (MACAAL Residence), l’artiste uruguayenne Paola Monzillo.

La rencontre en résidence et la découverte des arts du monde, c’est ce que propose le Musée d’art contemporain africain Al Maaden, le temps d’un été à Marrakech. En partenariat avec l’Amérique du Sud et sa belle diversité artistique, le musée puise dans l’imaginaire sans faille de Paola Monzillo. Découpées sous forme de rubans de dimensions prodigieuses puis délicatement assemblées selon une technique de tissage précolombienne, les cartes de Paola Monzillo font se confondre morphologie urbaine née de la politique urbanistique coloniale imposée aux indiens et une iconographie pré-colombienne identifiable.

Cette œuvre, commissionnée par le MACAAL, présentée en même temps que l’exposition Material Insanity prolonge le questionnement autour de la symbolique de la matière et plus largement du médium, en le détournant de son usage habituel rejoindra la collection du Musée après la résidence de l’artiste.

Dans le cadre du séjour de Paola Monzillo au Maroc, le MACAAL a mis en œuvre un cycle de rencontres et d’échanges autour de l’œuvre et de la pratique de l’artiste uruguayenne, à l’instar de la table ronde organisée le 11 juillet en discussion croisée avec l’artiste marocain Hassan Bourkia, également sélectionné par Bienalsur 2019 et dont les œuvres sont actuellement exposées à Buenos Aires. Artiste plasticienne et architecte de formation, Paola Monzillo nourrit une passion pour la cartographie. Utilisant les cartes autant comme matériau que sujet de réflexion, son travail questionne la spatialité, la territorialité, son histoire et sa représentation. Plus qu’un lieu d’exploration, le MACAAL Residence a été pensé comme un lieu de vie et de partage accueillant prioritairement les artistes du continent africain et de la diaspora mais également en lien avec les territoires africains. Espace ouvert et accessible, la résidence recevra régulièrement des visites de la presse, de collectionneurs et de professionnels de l’art et fera d’autre part ponctuellement l’objet de portes ouvertes, d’ateliers et de visites afin de permettre à l’artiste résident d’interagir librement avec les visiteurs sur son projet et sa démarche artistique.

Pour sa neuvième édition, le festival Noujoum Gnaoua, initié par l'association Al Abouab Al Khams, investit la ville blanche.

La fameuse Place des Nations de Casablanca vibrera, à partir de demain, aux rythmes d'une pléiade d'artistes nationaux et internationaux qui y livreront des concerts en plein air. Ceux-ci se succéderont pendant trois jours dans une communion musicale, aux rhythmes Rock, Reggae ou encore Gnaoua, célébrant ainsi la richesse culturelle du Royaume.

Rendez-vous du 18 au 21 juillet pour célébrer la musique à Casablanca.

 

La production cinématographique et audiovisuelle deviendra-t-elle enfin une activité économique à part entière? L'un des jalons nécessaires semble du moins en cours de maturation. 

Il s'agit du cadre juridique, pour lequel une nouvelle loi devant encadrer l'industrie cinématographique et audiovisuelle est actuellement en cours de rédaction.

Annonce en a été faite, lundi lors du Conseil d'administration du Centre Cinématographique marocain par le ministre de la Culture et de la Communication Mohamed Laaraj, réunion destinée à dresser le bilan de ses réalisations et les perspectives futures.

Ce nouveau texte a pour portée de doter le secteur de l'industrie cinématographique d'une réelle impulsion, a expliqué Laaraj, qui a rappelé à cette occasion le projet de loi n ° 70.17 concernant la réorganisation du Centre cinématographique marocain et la modification de la loi n° 20.99 sur l'industrie cinématographique, validées par la chambre des conseillers et en relecture à la chambre des représentants.

Il est prévu que cette loi contribuera, après sa publication, à surmonter les obstacles juridiques qui empêchent le véritable démarrage du cinéma marocain et le développement de l'industrie photographique.

En termes de chiffres, l'année 2018 a vu le déblocage de quelque 75 millions de DH pour le soutien de la production cinématographique nationale, dont 15 millions pour compléter les travaux documentaires sur la culture, l'histoire et la culture hassanie.

Le montant alloué au soutien des festivals nationaux du film devrait atteindre 23 millions de dirhams la même année pour 67 festivals, ainsi que 80 millions et demi de dirhams alloués à la numérisation, à la modernisation et à la création de cinémas, portant le montant total alloué au soutien du secteur cinématographique 10 million DH.

Le ministre a souligné qu'après l'introduction du système de soutien à la production d'œuvres cinématographiques et audiovisuelles étrangères, le budget investi par les producteurs étrangers en 2018 s'élevait à  plus 731 millions de dirhams, contre 497 millions DH en 2017, soit une augmentation de 47,18%.

Selon la même source, 1 315 licences ont été accordées pour la même année, dont 691 licences pour des sociétés de production marocaines, 624 licences pour des sociétés de production étrangères et 331 cartes professionnelles.

 

 

Dans le cadre de la mise en oeuvre de son plan d’action, la Fondation nationale des musées organisera, du 24 septembre au 18 décembre, la première Biennale d’art contemporain de Rabat. Le commissariat général a été confié à Abdelkader Damani, historien de l’art et philosophe.

L’art et la culture seront les stars de l’automne, à Rabat. Le 24 septembre, la Fondation nationale des musées lance la première Biennale d’art contemporain de Rabat. «La biennale se veut, depuis le Maroc, la revendication d’une nouvelle lecture de l’esthétique afin de co-écrire une histoire de l’art sans frontière à travers des récits, des expériences et des imaginaires qui convergent pour poser les jalons d’un art inclusif, hétérogène et universel. Avec cet événement, Rabat Ville lumière, capitale marocaine de la culture, invitera le monde à repenser l’art à travers une approche multidisciplinaire et fédératrice qui réunira artistes, académiciens, historiens d’art, cinéastes et artisans », affirment les organisateurs. La biennale compte s’installer dans différents lieux de la ville, patrimoine de l’UNESCO depuis 2012, afin de faire de la ville une pleine scène où le réel et la fiction participent au développement de la liberté de création. Rabat sera la première artiste invitée de cette biennale: ses rues, ses monuments, ses bruits, ses musiques, ses parfums sont autant d’oeuvres du réel que les visiteurs découvriront au rythme des flâneries, d’un lieu d’exposition à l’autre.

Rabat, agora de l’art
Selon les organisateurs de l’événement, la Biennale de Rabat est pensée comme un archipel: la partie centrale, l’exposition internationale, est dédiée à l’invitation exclusive de artistes femmes. Les autres volets, revêtant la forme de cartes blanches et de programmations associées, respectent avec rigueur le principe de parité. L’événement s’articule autour de l’exposition internationale. La biennale s’installera dans plusieurs lieux afin de donner à voir la première plateforme dédiée aux artistes femmes, au nombre de 64 venues de 30 pays. «Par ce geste premier, à l’échelle mondiale, la Biennale de Rabat est l’endroit où s’écrit un nouveau récit du monde à partir des imaginaires, des rêves, des revendications des femmes. La sélection des artistes est volontairement ouverte. Ce qui est fondamental pour ce rendez- vous artistique, c’est de créer les conditions de l’interdisciplinarité – arts plastique, théâtre, cinéma, chorégraphie, littérature ». Autour de cela, une carte blanche est proposée à l’artiste Mohammed El Baz afin d’esquisser sa vision de la scène artistique contemporaine au Maroc. À travers l’invitation de 7 artistes marocains, «l’exposition – installation » proposée dans cette carte blanche abat les cartes de ce qu’il convient de nommer «art contemporain marocain» ainsi que les modalités de sa monstration. Une autre carte blanche est donnée à la réalisatrice et directrice de la Cinémathèque marocaine Narjiss Nejjar. Tout au long de la biennale, au rythme de rendez-vous hebdomadaires, Narjiss Nejjar donnera à voir une programmation cinématographique, de masterclasses, de discussions avec des réalisatrices et réalisateurs, afin de comprendre les conditions d’un nouveau récit du monde. Pour clore l’aventure de cette biennale, il sera donné la parole aux écrivaines (romancières, poétesses, essayistes…) avec Sanae Ghouati, professeur à l’Université Ibn-Tofaïl, et Faouzia Zouari, romancière tunisienne, afin d’organiser le Parlement des écrivaines qui réunira près de 50 artistes pour renouveler les récits du monde.

Deih. Artiste contemporain du Street Art

Artiste urbain chevronné, dessinateur de talent à l’imagination débordante et surtout dessinateur bédéiste, l’espagnol, Deih, est un des quatre artistes majeurs de la dernière édition de Sbagha Bagha. Il dessine un homme robot penché sur Casablanca de toute beauté. Rencontre avec celui qui a coloré l’un des murs de la ville blanche.

Zen et décontracté, Deih semble être un éternel adolescent. Après des heures de travail, il prend enfin une pause déjeuner pour répondre à quelques questions. Fatigué, mais concentré, dessiner est un art certes, mais c’est un travail à temps plein qui nécessite la participation de tout le corps. Surtout lorsqu’il s’agit d’une peinture murale, un dessin gigantesque que l’on offre à toute une ville. L’artiste urbain de Valence participe à la 6e édition de Sbagha Bagha avec son personnage de bande dessinée tout droit sorti de son imaginaire. Certes, le thème principal de cette édition tourne autour de la bande dessinée, mais l’esprit de Deih a hanté par les comics depuis son plus jeune âge. «Toute petit, j’aimais déjà les bandes dessinées et les dessins animés fantastiques» confie le street artist. «J’adore la bande dessinée. J’aime le dessin et j’aime l’histoire. J’aime raconter des histoires à travers le dessin».

Conteur d’un moi, dessinateur d’un surmoi
Les dessins de Deih sont souvent hypnotisants. Et pour cause, l’artiste avoue y laisser un peu de lui-même à chaque fois. «Mes dessins sont des métaphores d’un moi qui essaye de comprendre la vie. Comprendre le monde dans lequel je vis, ses gens, ses émotions. C’est comme si nous étions tous les naufragés d’un monde parallèle ou les derniers survivants d’une planète où il se passe des choses bizarres. Mais en réalité cette planète n’est que le reflet de nous-même et de notre fort intérieur. C’est ce que j’explore dans mes dessins», avoue celui qui laisse ses traces sur les murs depuis 20 ans. À tout juste 41 ans, il fait partie des artistes urbains dont le travail est reconnu dans le monde. De villes en villes, ils colorent les murs du monde de ses peintures gigantesques inspirées de la science-fiction, du cyberpunk, de la culture des mangas, du Japon. «J’aime penser que les gens voient en mes fresques des cadres de cinéma et qu’ils peuvent s’imaginer ce qui se passe juste avant ou juste après. J’aime penser que les gens voient plus loin que le dessin pour voir l’histoire derrière», confie celui qui invente un bout de film à chaque fois. Pourtant, Deih ne reste pas des heures sur un script. Bien au contraire. «J’ai toujours une idée de base, une idée précise des ombres peut-être. C’est un mélange de deux états d’esprit : le premier, être sûr de savoir où est ce que l’on va et le deuxième qui consiste à s’inspirer du moment présent. J’aime flotter entre les deux. J’improvise beaucoup et je change souvent d’idées et d’orientations pendant que je dessine». Intuitif et écorché vif, il puise dans sa culture, ses racines certes, mais aussi dans les villes qu’ils rencontrent. Il a même été exposé dans plusieurs musées à l’image du Muvim, Museu del Centre del Carme Sala Josep Renau (UPV), UNAM (Mexico DF), AVART, Crewest Gallery (LA), The Fridge (Washington DC) et dans des festivals comme Poliniza, Mislatas represent, Poliniza Mexico, Partidet, Valencia. Amateur de jeux vidéo, il est également un passionné de Hip Hop et de Free style. Le Street art est pour la synthèse de toutes ses passions. C’est ce qu’il prouve avec la fresque murale qu’il laisse à Sbagha Bagha, au Maroc, un pays qu’il considère comme une deuxième maison. «Pour moi, le Maroc et l’Espagne se ressemblent beaucoup tant dans les relations humaines que dans les paysages. Il y a beaucoup de différences, mais autant de similitudes. Je me sens comme chez moi ici. Je me sens bien ! J’ai fait beaucoup de festivals dans le monde, mais les festivals au Maroc sont les meilleurs. On s’occupe bien de nous, on pense à l’artiste beaucoup et à ce qui sente le mieux possible. Et c’est l’occasion de découvrir la ville, les gens et cette incroyable gastronomie !».q

Le chanteur sud-africain Johnny Clegg, alias le ''Zoulou Blanc'' qui combattait l'Apartheid, vient de s'éteindre à l'âge de 66 ans.

''Johnny est décédé paisiblement aujourd’hui, entouré de sa famille à Johannesburg, après une bataille de quatre ans et demi contre le cancer ', a déclaré son manager, Rodd Quinn, à la presse sud-africaine. ''Il a joué un rôle majeur en Afrique du Sud en faisant découvrir aux gens différentes cultures et en les rapprochant, a ajouté le manager dans un communiqué. Il nous a montré ce que cela signifiait d’embrasser d’autres cultures sans perdre son identité''.

Le chanteur puisait son inspiration dans la culture zoulou pour concevoir une musique où cohabitent rythmes africains endiablés et sonorités électriques. Son album "Scatterlings of Africa" l'avait propulsé en tête des hit-parades britanniques et français en 1982.

Clegg s'était notamment distingué avec sa chanson ''Asimbonanga'' (nous ne l'avons pas vu, en langue Zoulou) qu'il avait dédiée à Nelson Mandela, héros de la lutte anti-apartheid.

Souffrant d'un cancer du pancréas, le chanteur avait récemment fait une tournée mondiale d'adieu.

L’artiste plasticienne Ilham Laraki Omari participe à l’exposition l’Art Actuel France-Japon 2019, du 7 au 18 août au Centre national d’art de Tokyo. Une aubaine pour l’artiste marocaine et la scène artistique émergente du pays.

«La peinture est ma passion, elle m’habite, m’apaise, me console chaque touche est une confidence qui traduit mes ressentis, mes désirs, mes attentes. Je me dévoile à travers mes toiles», tels sont les mots de l’artiste peintre Ilham Laraki Omari sur une passion qui l’enmène jusqu’à Tokyo. En effet, la plasticienne marocaine native de Casablanca a été sélectionnée lors du Salon d’automne 2018 pour participer gracieusement à «L’art Actuel - France Japon», organisé en partenariat avec le CAEA (Club des amis de l’Europe et des arts) au prestigieux musée de Tokyo, le National Art Center. Au sein des dix-huit sections du salon, ce sont 60 artistes, parmi 870, à avoir été choisis par le jury pour représenter le Salon d’automne au Japon, dans le cadre de ce partenariat renouvelé avec le CAEA depuis 1975, grâce à l’amitié entre Toshifumi Magori, fondateur de la Japan International Art Society et le peintre et membre du Conseil d’administration, François Baron-Renouard. Situé dans le quartier de Roppongi, à deux pas du musée Suntory et de Midtown et du 21_21 Design Sight, Le National Art Centerest installé dans un bâtiment moderne inauguré en 2007. Les salles réparties sur trois niveaux accueillent régulièrement des expositions temporaires spectaculaires. Signé de l’architecte Kisho Kurokawa, ce musée impressionne d’abord par son design et aussi par ses étonnantes expositions multinationales.

Une artiste multidimensionnelle
Née à Casablanca, elle découvre, très jeune, sa passion pour la danse et la musique. Après des études supérieures en gestion, elle crée son propre atelier de création graphique. Son penchant pour l’art l’amène à entamer par la suite un cursus académique pour acquérir les techniques nécessaires et parfaire sa formation dans ce domaine. Plusieurs années de formation de dessin et de peinture, lui permettront d’approcher l’art de ses multiples facettes, faire des rencontres, des échanges et se consacre alors complètement à sa passion. D’un père de Fès et d’une mère berbère, elle a toujours puisé dans la richesse de sa double culture et de ses racines multiples. Après avoir longtemps opté pour des techniques réalistes et figuratives pures, elle évolue vers du semi-figuratif pendant un temps avant de se retrouver dans l’abstrait. «J’avoue avoir toujours tendu vers cette abstraction qui me permet, en quelque sorte de me défaire du «langage» pour laisser place à mon propre ressenti, échappant, justement, à l’ordre du nommé et du nommable», avoue t-elle. Pour cette exposition japonaise, Ilham Laraki Omari participe avec une œuvre «vivante», une peinture sur toile où est installé un mécanisme de temps, une aiguille qui tourne dans le sens contraire, des fils tissés à même la toile ainsi que des engrenages peints sous le signe du lumière cinétique.

Le 25e opus de la saga James Bond devrait marquer la dernière incarnation de l’espion par l’acteur britannique Daniel Craig à l’écran. 

Alors que les rumeurs fusent sur le successeur de Craig dans le costume de James Bond, les scénaristes de la saga ont décidé de prendre tout le monde de court en remplaçant l’espion britannique… par une femme ! 

En effet, selon le journal britannique The Daily Mail, c’est l’actrice anglo-jamaïcaine, Lashana Lynch, qui succédera au célèbre agent secret dans cet opus. Celle-ci ne prendra pas l’identité de l’espion britannique, mais sera affectée au matricule 007 à sa place.

C’est Phoebe Waller-Bridge, actrice/scénariste, qui est à l’origine de cette bifurcation. Recrutée en sa qualité de script doctor, celle-ci a révisé le scénario pour veiller à ce que la franchise de 57 ans évolue avec son temps. Estimant que l’œuvre de Ian Fleming doit ‘’prendre une forme nouvelle, évoluer, et traiter correctement les femmes’’, celle-ci a d’abord redoré les personnages féminins avant de s’attaquer au héros de la saga.

Un coup de poker qui risque bien de diviser les fans de l’espion britannique. Pour juger de la pertinence de cet opus, il faudra attendre sa sortie officielle, prévue pour le 8 avril prochain.

La 76e édition de la Mostra de Venise, qui célèbre le cinéma international au cœur du Lido, aura lieu du 28 août au 7 septembre. Une édition qui rendra hommage à la carrière de Pedro Almodovar et qui dévoilera les derniers crus de Catherine Deneuve et Sylvester Stallone. Zoom.

Le plus ancien festival du film international continue dans sa belle lancée et revient du 28 août au 7 septembre pour célébrer le meilleur du cinéma mondial. Depuis quelques semaines, le Festival international du film de Venise dévoile sa programmation qui promet déjà d’être alléchante.

Une présidente au jury !
Cette année, c’est une femme cinéaste qui sera présidente du jury. Après le réalisateur de génie Guillermo Del Torro l’année dernière, l’on s’éloigne du Mexique pour l’Argentine et c’est l’authentique Lucrecia Martel qui prendra les rênes du jury de la compétition. Déjà membre du jury en 2008, la réalisatrice de «La mujer sin cabeza» est la première Sud-Américaine à hériter du titre. «C’est un honneur, une responsabilité et un plaisir de participer à cette célébration du cinéma, de l’immense désir de l’humanité de se comprendre elle-même», a déclaré la cinéaste argentine dans un communiqué. À 52 ans, la réalisatrice originaire de Salta, dans le nord de l’Argentine, a à son actif, quatre longs-métrages : La Ciénaga (2001), La Nina santa (La Fille sainte, 2003), La mujer sin cabeza (La Fille sans tête, 2008) et Zama (2017). «Quatre longs-métrages et une poignée de courts-métrages, en un peu moins de vingt ans, ont fait de Lucrecia Martel le plus important réalisateur latino-américain et l’un des plus grands au monde», a déclaré le directeur de la Mostra, Alberto Barbera dans le même communiqué annonçant la nouvelle. La réalisatrice à la vision unique saura être touchée par les nombreux films de qualité en compétition, qui seront dévoilés dès la semaine à venir. On parle déjà du «Joker» de Joaquin Phénix réalisé par Todd Phillipps ou encore «Ad Astra» le dernier opus de James Gray avec Brad Pitt. Le film d’ouverture est désormais connu, il s’agit «La vérité» de la palme d’or 2018 : Hirokazu Kore-eda.

Premiers grands noms…
Dans le film de Hirokazu Kore-eda, un des réalisateurs japonais les plus connus et reconnus, on retrouve une Catherine Deneuve qui brille de mille feux. En effet, le réalisateur de «Une affaire de famille» revient avec un film franco-japonais avec des acteurs, comme Catherine Deneuve, Juliette Binoche et Ethan Hawke. Catherine Deneuve y interprète une comédienne de renom qui s’apprête à publier ses mémoires et voit resurgir dans sa vie, sa fille (Binoche) et une partie de sa famille américaine (Ethan Hawke). Un film qui mélange fiction et réalité, tourné en France avec des acteurs loin de la culture japonaise. Une première pour le réalisateur habituée à Cannes grâce à Nobody knows en 2004, Tel père, tel fils (Like Father, Like Son) en 2013 (prix du Jury) et Notre petite sœur (Our Little Sister) en 2015. «Pour son premier film tourné hors de son pays, Kore-eda a eu le privilège de pouvoir travailler avec deux stars du cinéma français. La rencontre entre l’univers personnel de l’auteur japonais le plus important du moment et deux actrices aussi aimées que Catherine Deneuve et Juliette Binoche a donné lieu à une réflexion poétique sur la relation mère-fille et le métier complexe d’actrice», a précisé le directeur de la Mostra, Alberto Barbera, lors d’un communiqué. Autres moments forts de cette édition, les Lions d’Or d’honneur pour les carrières incroyables d’un cinéaste espagnol qui a séduit le monde : Pedro Almodovar et une actrice qui a laissé une belle mélodie du bonheur dans le cœur de tous les enfants : la plus Mary des Poppins : Julie Andrews.q

Chouchou du Jamel Comedy Club, Farid Chamekh est un électron libre de l’humour. Maghrébin mais pas banlieusard, il se raconte autrement dans ses sketchs vitaminés qui mêlent danses et musiques. Un vrai one man show à l’américaine. Échange avec un humoriste au supplément d’âme et au supplément d’humour.

À quel point ce Jamel Comedy Club a été déterminant dans votre carrière ?
C’est la meilleur moyen d’être en lumière. Aujourd’hui, il y a énormément de comédiens très très bons mais ils n’ont pas l’audience méritée. Il y a internet, certes, qui facilite les choses. Mais des fois, ce n’est pas suffisant. Le Jamel Comedy Club est une plateforme qui permet d’être mis en lumière facilement. Et le tout grâce à Jamel Debbouze puisque c’est lui qui valide les artistes. J’ai eu de la chance de faire des émissions en plus de faire partie de la troupe et surtout de faire les premières partie de Jamel. C’est une chance inouïe. C’est une marque de confi ance incroyable, une belle validation. Moi, je le regardais à la télévision quand j’étais petit ! Et jamais de la vie, je n’aurai pensé ne serait-ce qu’une seconde que j’allais pouvoir bosser avec lui. Je suis ravi en tant qu’artiste. C’est mon co-producteur qui plus est, j’ai beaucoup de chance. On est vraiment privilégiés. On a tendance à l’oublier mais nous sommes des privilégiés.

Vous ne jouez pas la carte du communautarisme dans votre humour… Oui !
Je n’en ai pas envie. Parce que cela a beaucoup été fait. Très honnêtement, comme moi j’ai grandi en campagne en France, dans un milieu rural. Je n’ai pas vécu en cité. Je ne peux pas raconter ma vie de banlieusard si je ne l’ai pas vécue. Ça sonnerait faux dans ma bouche. Je préfère être sincère avec le public. Je sais pas expérience que ce qui marche avec le public c’est la sincérité. Le communautarisme, je ne suis pas contre. Beaucoup d’humoristes le racontent bien et ça me fait beaucoup rire. Mais j’ai plein de choses à raconter avant de parler de mes origines…

Qu’est-ce que vous aimez raconter ?
On a tous un parcours et dans ce parcours il nous arrive des choses. Je pointe du doigt tout ce qui a pu être atypique dans ma vie comme mes voyages, mes rencontres, mon parcours. Quand Jamel me propose une tournée de 150 dates avec 44 Zéniths où je joue devant 9.000 personnes chaque soir. C’est incroyable. Que lorsque l’ont prononce «tournée» devant les gens, on te répond «Ah, ça doit y aller !». Et bien non ! (Rires). Jamel Debouzze, ce n’est pas les Rolling Stones, il est papa maintenant ! (Rires). Je raconte l’envers du décor. J’ai de la chance de faire un métier exceptionnel quand même mais j’adore raconter l’envers du décor et surprendre les gens, les entendre dire : «Ah bon, je ne pensais pas que ça se passait comme ça !». Après j’ai aussi des positions politiques. Je les revendique sans gêne. Je suis aussi musulman, j’ai 38 ans, je commence un peu à vieillir. Ce qui change quand on avance dans l’âge…Je suis préoccupé par les évènements de la société forcément et par mes évènements personnels. Et c’est bien de faire un lien entre les deux…

Comment on se renouvelle ?
Ce renouvellement est la plus grande préoccupation de l’humoriste ! C’est pour cela qu’on entend souvent parler de problèmes de plagiat. Et encore plus pour les gens qui sont mis en lumière. Ils ont prouvé des choses, ils sont arrivés à un haut niveau et il faut qu’ils se maintiennent. Ça demande beaucoup de travail de se renouveler. On fait souvent un one shot, ça marche mais après ? C’est angoissant. On a peur de décevoir le public mais il faut travailler, se creuser la tête. Ça prend toute une vie. Les gens pensent qu’être humoriste c’est monter sur scène, raconter des blagues et reprendre sa vie normale. Pas du tout. C’est un travail de tous les jours. On puise notre inspiration dans la vie, le quotidien. J’étais en soirée hier jusqu’à 4 h du matin. J’ai eu des idées. Je les note. Ce n’est pas vraiment l’endroit pour ! (Rires). Mais il faut réussir à trouver des choses qui touchent les gens pour leur dire qu’ils ne sont pas seuls dans leur galère…

Est-ce que vous écrivez tout le temps ou avez-vous des phases d’écriture ?
J’écris tout le temps ! Je ne cherche pas vraiment les idées. Je vis les moments et je m’inspire. Après il m’arrive de m’enfermer une semaine durant, avec mon co-auteur, pour se parler, échanger, construire des sketchs. Par exemple pour les sketchs TV qui ont un format particulier, c’est très carré. On optimise, on choisit, on met du rythme. Les gens ne doivent pas lâcher. Parce que la télévision est une vitrine incroyable. Pour donner envie aux gens de venir au spectacle. J’ai fais ça pour mon spectacle d’ailleurs. Je me suis enfermé pendant 3 mois… Je ne sortais plus. J’ai vieilli en accéléré ! (Rires). Il y a la phase d’écriture et la phase de test où on essaye des blagues qu’on a jamais fait. C’est angoissant ! Mais c’est comme un sport ! Il faut s’inspirer de tout, sans plagier bien sûr.

Les recettes provenant des sites du patrimoine dans les différentes régions du Maroc ont augmenté, entre janvier et la mi-juillet 2019, de près de 5,87 millions de dirhams par rapport à la même période de 2016, atteignant 90 millions de dirhams.

Durant la première moitié de 2019, le nombre des visiteurs des sites du patrimoine a atteint plus de 1,5 million, en hausse de 155% par rapport à la même période de 2016, soit un total de 588.633 visiteurs, révèle le ministère de la Culture et de la communication dans un communiqué.

Le ministère met en œuvre des dispositions visant la valorisation et le renforcement des éléments d'attraction dans ces sites, afin d'en faire des pôles d’attractivité touristique et culturelle, à travers des projets intégrés dans le développement local, régional et national, conclut la même source.

Le musicien, auteur, compositeur et interprète Hassan Megri s’est éteint ce dimanche 14 juillet des suites d’une longue maladie. Le fondateur de la célèbre fratrie Megri laisse un bel héritage musical au Maroc. Retour sur une carrière hors du commun.

Sa nuit a été longue, éternelle même. Hassan Megri, membre fondateur des Frères Megri, a succombé à une loungue maladie à l’âge de 77 ans. Son fils Nasr Megri a annoncé sa mort, dimanche 14 juillet au matin, sur les réseaux sociaux. Artiste aux multiples talents, il était curieux de tout et aimait mettre les artistes marocains en avant.

Artiste aux multiples visages
Compositeur avisé, professeur de musique, musicien, auteur et interprète, Hassan Megri était aussi peintre et calligraphe. Il avait une profonde passion pour la calligraphie perse et était un grand chercheur en la matière.

Passionné par l’art, il a contribué à créer une nouvelle vague pour la musique marocaine dans les années 70 avec ses frères Mahmoud, Younès et Jamila. Avec un son unique, des paroles poétiques et proches du parlé, les Frères Megri avaient révolutionné la chanson marocaine de leur énergie créatrice.

Avec une chanson comme «Lili Touil» qui continue à être reprise par la nouvelle génération même des années plus tard, le groupe mythique avait fait les beaux jours à l’Olympia en 1976 ainsi que «le Disque d’or (Philips) et le prix du «Rabab d’or» (2003) octroyés aux grandes stars du monde arabe sous le parrainage du Conseil international de musique – UNESCO, entre autres distinctions honorifiques sont autant de témoignages quant à l’apport artistique des Mégri, rénovateurs et leaders de la chanson arabophone universelle du monde arabe».

Le fondateur du Comité national de musique a été distingué d’une médaille d’or de par l’Académie «Arts-Sciences- Lettres» de Paris et de la «World medal of freedom» octroyée par The American biographical institute pour l’ensemble de son oeuvre.

Une oeuvre qui ne s’éteindra jamais
Hassan Mégri avait le pouvoir de la transmission et du partage. «Paix à cette âme qui m’a beaucoup aidé dans ma carrière et qui a permis à de nombreux artistes de s’exprimer à travers des choix artistes différents !», confie le musicien Majid Bekkas sur les réseaux sociaux.

De nombreux artistes ont rendu hommage à un artiste complet et à un être humain d’une belle générosité et d’une grande humilité.

Ironie du sort ou parfait hasard, la veille de sa mort, le samedi 13 juillet, la télévision marocaine rendait hommage à l’oeuvre Megri avec le grand retour de Jalila, après 20 ans d’absence de la scène.

Jalila Megri était aux côtés de son neveu Nasr Megri et racontait comment elle lui chantait des berceuses en lui changeant ses couches. «Je n’arrive pas à croire qu’aujourd’hui je chante avec lui à la télévision !», s’enthousiamait l’artiste.

«C’est mon père qui m’a tout transmis. Je n’avais pas d’autre choix que de choisir la musique, c’est même la musique qui m’a choisi», avoue le plus jeune des Megri, prêt à perpétrer l’héritage musical de sa famille. Les funérailles de Hassan Megri se sont déroulés au cimetière Chouhada de Rabat après les prières d’Al Asr devant un parterre de personnalités, d’artistes, de journalistes, tous émus par une aussi grande perte. Un artiste aux multiples facettes qui n’a pas été reconnu à sa juste valeur, selon la majorité des artistes présents.

Heureusement que les frères Megri sont toujours là. Les enfants Megri sont issus de cette nouvelle vague inspirée par des artistes qui ont créé une sorte de Indie Pop avant l’heure, un rock progressif, une folk romantique à la marocaine, un son distingué qui sera repris encore et encore.

 

Depuis le 2 juillet, les murs de Casablanca ne sont plus les mêmes. Et pour cause, le festival Sbagha a envoyé quelques points stratégiques de la ville pour y laisser des traces, les traces d’une vision artistique et d’un parcours d’humain au supplément d’âme. Zoom sur la sixième édition d’un évènement culturel qui marque.

Le tourbillon casablancais a été rattrapé par un vent de douceur. Celui des fresques murales désormais tant attendus, celles de Sbagha Bagha qui redonne de l’âme à la ville avec à chaque fois des tableaux grandeurs nature dans toute la ville. Un programme musclé avec quatre belles fresques murales du 8 au 18 juillet, une résidence artistique Bin w Bin du 10 au 18 juillet, un mur collectif les 11 et 12 juillet et une Battle Graffiti les 13 et 14 juillet. Le tout sublimé par une exposition inaugurale dans la même veine, l’exposition Art d’Echo des deux artistes Antonyo Marest et Mehdi Zemouri, visible à la Villa des arts jusqu’au 25 août.

Aventure murale pluridisciplinaire
«Sbagha Bagha est un festival d’art plus spécialisé dans le Street Art mais on a l’ambition de devenir un véritable festival d’arts graphiques. On intègre des éléments d’arts graphiques», confie Salah Melouli, le directeur artistique de l’évènement qui réfléchit, chaque année, à une ligne artistique générale. «Et c’est en fonction de cette ligne directrice que l’on choisit les artistes et que l’on base notre programmation. À chaque fois, quatre, cinq artistes répondent présents et on travaille avec eux dans le détail pour les fresques murales principales», continue celui qui supervise les artistes et l’art. Depuis 6 ans, l’évènement donne une belle visibilité à des artistes parfois incompris et à une discipline oubliée voire dénigrée: «la base du muralisme, c’est le dessin. Les artistes muralistes sont des dessinateurs et beaucoup sont issus de la bande dessinée. Il y a un collectif autour d’une Bande dessinée marocaine. Le passage était cohérent et logique, on lui a juste donné un cadre. Les artistes qui ont participé ont déjà leur BD, ils maîtrisent tout cela. On leur a juste donné les moyens de le faire et de sortir cette envie enfouie de faire un mur». En effet, lors d’une résidence artistique, en parallèle au travail sur les murs, un mur a été offert à trois artistes bédéistes marocains pour s’essayer au muralisme. L’objectif : développer cette scène marocaine en pleine ébullition. «La scène marocaine est toute nouvelle. Il y a peu d’artistes. En même temps, il s’agit d’une discipline nouvelle, même dans le monde. On a vraiment vu son émergence, il y a douzaine d’années. Le graffiti est ancien mais le muralisme, c’est nouveau. Cela demande beaucoup de logistique, un cadre, des autorisations. Des choses que les artistes, seuls, ne peuvent pas s’occuper». En effet, le festival se veut intermédiaire entre le pouvoir de création et le pouvoir d’exécution. Sbagha Bagha est un facilitateur de créativité qui permet à des artistes du monde de s’exprimer au Maroc et à des artistes marocain de se révéler au monde. «Il y a pas mal de festivals qui commencent à se développer. Pour le moment, il y a une scène composée de plusieurs artistes mais les artistes muralistes ne sont pas assez pour parler de réelle scène. Il y a beaucoup de potentiel au Maroc, je pense que cela va se développer dans les années à venir. Le festival est là pour ça, leur donner envie de développer ce talent, les accompagner, leur montrer, leur permettre d’échanger, de rencontrer».

Les murs ont des yeux et des oreilles  
Si les murs ont des oreilles, les murs de Sbagha Bagha reproduisent tout ce qui s’entend en tout ce qui peut se voir. La majorité des artistes présents ont une idée spécifique de ce qu’ils vont créer certes mais ce qu’ils ne savent pas, c’est que le lieu et la ville vont leur inspirer. Si le thème est autour de l’univers de la bande dessinée, l’italien Francesco Camillo Giorgino, connu sous le nom de Millo, est allé puiser dans son univers distinct entre noir et blanc et personnages atypiques proches du manga, d’une dimension émotionnelle rare. L’artiste ne peut s’empêcher de s’inspirer des cartons des magasins de Derb Omar qui l’entoure et propose deux personnages tout droit sortir d’un univers à la fois enfantin et poétique dans un carton «fragile». Une fresque de toute beauté qui se fait presque oublier en allant découvrir les autres bijoux. Si le discret NDZW propose une pièce de l’histoire qu’il a proposé de construire, il propose un personnage de bande dessinée digne de l’ambiance soviétique dans laquelle il a bercé en étant polonais. L’artiste mystérieux écrit à Casablanca une partie de son histoire, d’une bande dessinée murale qu’il raconte dans les murs du monde. Quant à l’espagnol DEIH, il propose encore une fois une sorte de héros Robot qui vient presque sauver Zerktouni. Le choix des couleurs est tout simplement bluffant. Quant au Marocain, Majid El Bahar, il décide de rendre hommage à la femme berbère en misant sur asymétrie et un jeu subtil sur les proportions. Un visage décomposé qui regarde la ville et ses habitants de partout, de toute beauté. Les murs se suivent et ne se ressemblent pas. Si la ville et ses habitants sont des fois sceptiques quant à la discipline, ils sont tout de suite convaincus en voyant le résultat. Les artistes de Sbagha ont eu ce pouvoir, s’adapter à la population et leur proposer des œuvres auxquelles ils peuvent s’identifier, desquelles ils peuvent être fiers.

Il avait dirigé avec brio l’Orchestre Philharmonique du Maroc (OPM) dans son concert en hommage aux trois religions à l’unisson et il réitère l’expérience avec les concerts du Nouvel An en Janvier prochain. Entre temps, le jeune chef virtuose Mehdi Lougraïda, vient de donner une masterclass au Conservatoire de Rabat, à l’issu de laquelle 7 apprentis chefs d’orchestre ont pu bénéficier de son savoir faire. Interview ludique avec un chef d’orchestre né.

En quoi consiste une masterclass donnée par un chef d’orchestre ?
C’est une rencontre, un échange entre des chefs d’orchestre apprentis, des chefs d’orchestre confirmés et un orchestre. On apprend à analyser une partition, trouver un sens musical qui est propre à chaque individu et ensuite le mettre en application. Il s’agit de trouver le bon geste et la bonne formule, de façon à être lisible pour l’orchestre.

Qu’est-il important de transmettre ?
L’amour de la musique , l’analyse des partitions, la patience et l’exigence de travail. Je pense qu’un chef d’orchestre doit vraiment étudier ses partitions, il faut qu’il travaille énormément pour trouver son style et créer le son qu’il veut entendre derrière l’orchestre. Il y a souvent des chefs d’orchestre qu’on envoie en masterclass et qui se rendent compte, une fois sur place que cela ne marche pas avec l’orchestre. Parce qu’il n’y a pas eu ce travail ou cette analyse en amont, ce travail à la table comme on dit dans notre jargon. On dit souvent que notre travail c’est 80% de travail à la table et 20% de travail devant l’orchestre. L’analyse, le travail , c’est de proposer quelque chose de cohérent et propre à chaque orchestre.

Quelles sont les principales qualités d’un bon chef d’orchestre ?
L’écoute, l’humilité, le partage et l’émotion.

Qu’est ce qui est ressorti de cette masterclass ?
J’ai voulu prendre différents niveaux. Je voulais donner leur chance à des jeunes chefs d’orchestre qui démarrent. Cela s’est fait naturellement. On sélectionné 7 candidats : 3 femmes et 4 hommes. J’ai été fasciné par l’envie d’apprendre, l’envie d’exceller. Et j’ai vu, au fur à mesure des jours, pour quelques candidats, ils se sont complément dévoilés. Parce qu’on est à nu devant un orchestre, on dévoile ses sentiments. C’est comme un acteur qui doit jouer un rôle. Il doit entrer dans son personnage et trouver l’émotion juste et nécessaire pour convaincre. Un chef d’orchestre c’est la même chose, il analyse et ensuite il synthétise cela pour donner une interprétation possible.

Vous êtes très jeune et vous êtes déjà chef d’orchestre. Comment s’est imposée à vous cette voie ?
Quand on m’a inscrit justement à un stage de musique, et c’était un stage chef d’orchestre. Au début, je n’ai pas accroché. Cela a raisonné en moi pendant un an, ça a fait comme un cheminement et je me suis rendu compte que c’était un langage extraordinaire. On s’adresse, certes, à des musiciens mais l’on s’intéresse surtout à un public. C’est une oeuvre interprétée par l’orchestre avec l’aide des solistes. Tout cela m’a fasciné, ce travail méticuleux de la partition, prendre le temps de tout comprendre. Quand on ouvre une partition de chef d’orchestre, il y a énormément de signes, d’information. Nous avons toutes les lignes de l’orchestre. Nous avons des partitions énormes. Tout ce travail à comprendre, à analyser, voir où on va, les lignes directrices, tout cela est fascinant.

Quel grand compositeur vous a donné l’envie de faire ce métier ?
Le compositeur qui me fascine le plus c’est Debussy. Parce qu’avec Debussy , on n’est jamais dans la force. On est dans une touche de couleurs, on est dans la précision, mais en même temps il y aune liberté de temps et d’espace incroyable. Cette atmosphère qui est relax et colorée, me fascine. C’est lui qui explore toute la palette de couleurs, et c’est magnifique.

Quel est le quotidien d’un chef d’orchestre ?
J’aime bien faire du sport et manger équilibré ! (Rires). Mais il n’y pas de secret. J’ai des collègues qui aiment manger et faire la fête. Mais le principal c’est de beaucoup travailler. Le travail à la table est primordial, c’est la recette. Savoir pourquoi on est là, savoir ce qu’on apporte à l’orchestre et ce qu’il nous apporte. C’est un bel échange, un échange qui nourrit.

Comment s’est passée la collaboration avec l’OPM, une collaboration qui va se renouveler en 2020…
J’en suis ravi. L’administration de l’OPM m’a rappelé pour les concerts du mois de janvier, pour les concerts du Nouvel An. C’est un peu l’esprit de l’Orchestre de Vienne d’offrir des concerts de Nouvel An avec un répertoire plutôt léger comme des valses viennoises. La programmation est en cours, c’est une surprise…

"Beaucoup d'émotion, beaucoup de tension, beaucoup de feux d'artifice", au programme de la série espagnole.

Netflix a mis en ligne, ce vendredi, les huit nouveaux épisodes de la troisième saison de "La Casa de Papel", série non anglophone la plus regardée sur la plateforme américaine.

"Je crois que les gens vont la dévorer en un ou deux jours", a assuré l'acteur Alvaro Morte, "Le Professeur" dans la série, promettant "beaucoup d'émotion, beaucoup de tension, beaucoup de feux d'artifice".

"Le Professeur" et sa bande vont "mener un nouveau braquage, le plus grand braquage jamais pensé", promet la production dans un communiqué.

"La mise a beaucoup augmenté, et la confrontation avec la police a beaucoup plus de dimensions (...) Cette fois, l'objectif est très gros", a assuré l'actrice Alba Flores, "Nairobi" dans la série.

Le chanteur-compositeur, Hassan Mégri, membre du célèbre groupe musical les "Frères Mégri", est décédé dimanche à Rabat à l'âge de 77 ans, des suites d'une longue maladie, a-t-on appris auprès de sa famille.

Né en 1942 à Oujda, Hassan Mégri, créateur du groupe Mégri, composé de Hassan, Mahmoud, Younès et Jalila, a réussi à donner un nouveau souffle à la chanson marocaine. Homme aux talents artistiques multiples, Hassan Mégri est à la fois auteur, compositeur, interprète, artiste peintre et chercheur assidu dans la calligraphie iconographique persane.

Fondateur du Comité national de la musique, le défunt avait été distingué d'une médaille d'Or décernée par l'Académie "Arts-Sciences-Lettres" de Paris et de la "World medal of freedom" octroyée par The american biographical institute.

La consécration des "Mégri" à L'Olympia à Paris (1976) puis le Disque D'or (PHILIPS) et le prix du "Rabab d'Or" (2003) octroyé aux grandes stars du monde arabe, sous le parrainage du Conseil International de Musique – UNESCO, entre autres distinctions honorifiques, sont autant de témoignages quant à l'apport artistique des Mégri, rénovateurs et leaders de la chanson arabophone universelle du monde arabe.

Les funérailles auront lieu dimanche au cimetière Chouhada à Rabat après la prière d'Al Asr. 

Adam Naas. Auteur , compositeur, interprète, musicien

C’était un dimanche à la scène Village Samsung du festival Jazzablanca, tenu du 2 au 7 juillet. Le public est dispersé, tantôt assis sur des coussins géants, tantôt à l’affût d’un verre ou d’un hot-dog. Mais au premier son d’une voix difficile à cerner et aux premières notes de «Golden Drop», le public est attiré comme un aimant vers Adam Naas. «When the Sun Goes Down», murmure t-il, comme s’il essayait de parler directement aux cœurs et aux âmes et de faire de ce concert un des plus marquants de cette 14e édition.

L’inclassable classique
Adam Naas est un artiste inclassable. Sa sensibilité à fleur de peau et sa voix à la frontière du fragile et de la force insoupçonnée rappellent Asaf Avidan et Prince, avec des airs de Michael Jackson à ses débuts. Son côté mystérieux n’est pas sans rappeler un certain Thom Yorke et son âme est celle de Sam Cooke. «Je n’ai jamais travaillé ma voix. Prince, je l’ai découvert tard. Je connaissais les classiques! Qui ne connaît pas Purple Rain ou Kiss, pour ne citer que ces morceaux? Ce n’est que plus tard qu’avec mon producteur, on a redécouvert cet univers Rock/Hip Hop sensuel. Je suis ravi de cette comparaison!». Des comparaisons qui ne servent rien et qu’on finit par oublier, tant le mélange donne un univers unique. Une certitude: Adam Naas ne ressemble à personne. «Dans ma vie, j’ai toujours été confronté à ce clash de musique. J’ai eu Internet à la maison à 13 -14 ans, c’est le moment où tu te développes, où tu développes ton identité. Au moins une partie en tout. Et elle s’est beaucoup faite à travers la musique. J’ai toujours eu beaucoup de musique dans mes oreilles, j’écoute de la musique tout le temps, partout, depuis mes 13 ans», confie celui qui chante avec ses tripes à chaque fois sans se soucier de plaire (ou pas). Avec son short, ses chaussettes remontées et sa casquette qu’il ajuste pour faire plus « stylé », le musicien est d’un naturel rare. «Je pense que tout s’est un peu emmêlé dans mon esprit. J’ai, en quelque sorte, voulu rendre service à ce cocktail musical. Mon identité, mon caractère, moi, c’est tout ça, tout ce mélange. Je préfère ne pas y penser. Si je commence à penser, je me pose des limites. Et je n’ai pas voulu en avoir». C’est sûrement pour cela que son répertoire est sans limite. Si l’on passe par une Pop 80s aux relents futuristes à un Rock alternatif d’une autre planète, on a aussi des chansons Soul/Rnb assumées d’antan, surtout quand il sort de son répertoire une chanson comme «No Love Without Risk». Le tout avec des mots qui touchent, entre l’amour et la mort, des textes très introspectifs. «J’ai toujours écrit. J’avais toujours des petits carnets. La première chanson que j’ai écrite, je devais avoir 12 ans. J’étais en 5e. Je l’ai composée pour ma meilleure amie», confie l’auteur de «Please Come Back to Me» ou «Fading Away». «Je l’ai écrite pour ma première amoureuse! C’est un peu ça, les premières chansons d’amour! Des premières amours. On s’est un peu brisés tous les deux et on se reconstruit ensemble».

L’introverti libéré
Sur scène, il ne bouge presque pas puisque son charisme s’occupe du reste. Tel un ovni de la musique, il propose des textes et une musique qui émanent de l’âme. «Pour un introverti, c’est un peu le meilleur moyen de se raconter à travers des chansons. Quand tu es confronté à une espèce de fracture et que tu ne sais pas comment te comporter socialement, tu peux t’autoriser à faire des choses non conventionnelles», continue le créateur d’«Eternity», chanson placée sous le signe de l’introspection qu’il avoue chanter à lui-même. «Mais je me rends compte que le public comprend aussi et c’est fascinant. Les gens comprennent aussi d’une certaine manière». Un public qui ne peut s’empêcher d’adhérer tellement l’univers est distinct et la musique est sincère. Des paroles en anglais pour ce Parisien autodidacte, né en 1992 et révélé en 2016. Des chansons qui semblent déjà parties pour devenir universelles. «Il y a toujours eu de l’anglais autour de moi. Ma mère écoutait les reines du jazz et du blues, et cela a été une évidence d’écrire en anglais. Je ne sais pas pourquoi. Je n’écoutais que de la musique en anglais, et c’est comme ça que j’ai appris à transformer les sons de ma bouche et à chanter», précise le musicien accompli à la carrière qui deviendra sûrement internationale. Mais il n’oublie pas sa langue maternelle pour laquelle il a un immense respect. «J’ai écrit quelques chansons en français, et c’est très triste. Je n’ai pas envie d’être triste! J’aimerais bien écrire en français pour les autres, je crois. L’envie n’est pas encore là, mais si elle vient un jour, je serai le premier à foncer tête baissée!». Talent à suivre.q

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