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20-05-2019 09:57

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Alors que ‘’Avengers : Endgame’’ est en passe de réussir un exploit historique en devenant le blockbuster le plus rentable de l’histoire -juste après Avatar-, une autre production créée la surprise en détrônant le dernier Marvel aux Etats-Unis.

En tête des ventes depuis sa sortie il y a trois semaines, le film se voit voler la première place par ‘’John Wick Parabellus’’, le troisième opus de la saga d’action où Keanu Reeves incarne un ancien tueur à gages traqué par des meurtriers.

Pour son premier weekend sur le grand écran américain, le film a engrangé 57 millions de dollars ! Un record pour la saga, dont les précédents volets avaient respectivement récolté 14 et 30 millions de dollars lors de leurs premiers weekend en salle.


Le chanteur néerlandais Duncan Laurence a remporté ce samedi soir la 64e édition du concours de l’Eurovision 2019 avec sa chanson 'Arcade'. Les Pays-Bas étaient donnés favoris par les bookmakers, avec une ballade épurée, inspirée de la disparition d’un être cher, qui tranchait avec l’ambiance festive et rutilante qui régnait à Tel-Aviv, en Israël, où avait lieu la finale du concours. Il s’agit de la première victoire des Pays-Bas à l’Eurovision depuis 44 ans.

L'Italie arrive en deuxième position avec 465 points, suivie par la Russie à 369 points. Quant à Bilal Hassani, il obtient 105 points et se place en 14ème position. 

 

Dans le cadre de la 18e édition du Festival Mawazine Rythmes du Monde, Les stars du hip hop et de la pop, Aya Nakamura, Travis Scott, et le groupe Migos se produiront sur la scène OLM Souissi les mercredi 26 et jeudi 27 juin.

Considéré comme l’un des meilleurs rappeurs des Etats-Unis, Travis Scott possède une force de frappe commerciale égale aux grands noms du rap américain, tels que Drake, Kendrick Lamar ou J Cole, fait savoir le communiqué.

Le jeudi 27 juin, ce sera au tour de Migos de prendre les devants. Le groupe de rap américain s'est fait connaître mondialement en 2013 grâce au single Versace. L’année suivante, il publie une mixtape, "No Label II", téléchargée plus de 100.000 fois dès sa première semaine de publication et certifiée disque d'or. Le hit Bad and Boujee, issu du second album studio Culture, atteint quant à lui la première place du Billboard Hot 100.

La 72ème édition du Festival de Cannes vient d’être lancée ce mardi après-midi avec la conférence de presse du jury. Coulisses...

Ce mardi, tous les yeux étaient rivés sur les neuf membres du Jury de la 72ème édition du Festival de Cannes présidé cette année par le Mexicain oscarisé à deux reprises pour Birdman et The Revenant : Alejandro González Iñarritu.

Ce dernier préside un jury composé du scénariste et auteur de bande dessinée français Enki Bilal, du réalisateur Robin Campillo, de l'actrice américaine Elle Fanning, du réalisateur grec Yórgos Lánthimos, de l'actrice burkinabé Maimouna N'Diaye, du réalisateur et scénariste polonais Pawel Pawlikowski, de sa confrère américaine Kelly Reichardt et, enfin, de l'Italienne Alice Rohrwacher.

Au total, 4 femmes, 4 hommes et 7 nationalités. La parité est respectée après une édition dernière qui a été présidée par la grande Cate Blanchett.

Le jury a pour mission de départager une sélection pointue de 21 films d’horizons différentes avec de grands noms comme Tarentino et son tant attendu « Once Upon a time in Hollywood », Pedro Almodovar « Douleur et Gloire » ou encore Ken Loach, Claude Lelouch , Kechich ou encore Jim Jarmush.

« Je vais regarder les films sans penser à qui les fait et quel nom est derrière ! On va essayer de juger l’art, le projet et non les noms », a précisé le Président du Jury lors de la conférence de presse tenue plus tôt ce mardi.

La part belle est également faite aux jeunes réalisateurs avec huit premiers films dans la sélection.

Encore une fois la parité est respectée : Quatre réalisatrices et quatre réalisateurs qui sont Justine Triet, Mati Diop, Jessica Hausner, Céline Sciamma, Ira Sachs, Diao Yinan, Ladj Ly et Corneliu Porumboiu . Ils vont concourir pour la première fois pour la Palme d’or. « Je suis très flatté d’être membre du jury en tant que raconteur d’histoire. Le regard des artistes est fait pour essayer de donner un sens à la vie, de donner une compréhension du monde. D’autant plus qu’il y une très grande variété de sujets, de cultures, de pays. Un film , ça peut être très peu d’argent, très peu de moyens mais beaucoup d’émotions », confie l’auteur de bande dessinée français et membre du jury Enki Bilal.

Une sélection qui promet de belles émotions, déjà qualifiée de « Romantique et politique ».

Les 19 films en compétition :

Film d'ouverture : The Dead Don't Die de Jim Jarmusch

Douleur et Gloire de Pedro Almodovar

Le Traître de Marco Bellocchio

The Wild Goose Lake de Diao Yinan

Parasite de Bong Joon-Ho

Le jeune Ahmed des Frères Dardenne

Roubaix, une lumière d'Arnaud Desplechin

Atlantique de Mati Diope

Matthias et Maxime de Xavier Dolan

Little Joe de Jessica Hausner

Sorry We Missed You de Ken Loach

Les Misérables de Ladj Ly

Une vie cachée de Terrence Malick

Bacurau de Kleber Mendonça

La Gomera de Corneliu Porumboiu

Frankie de Ira Sachs

Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma

Ça doit être le paradis de Elia Suleiman

Sibyl de Justine Triet

Once Upon a Time... in Hollywood de Quentin Tarantino

Mektoub, My Love : Intermezzo d’Abdellatif Kechiche


Nadine Labaki.
Réalisatrice libanaise

La réalisatrice libanaise, qui a fait voyager son «Capharnaüm» à travers le monde, préside le jury de la compétition «Un certain regard » de la 72e édition du Festival de Cannes. Moment intimiste avec Nadine Labaki, au cinéma viscéral.

Dans «Capharnaüm», Prix du Jury de Cannes en 2018, elle bouleverse le monde en racontant l’histoire des enfants des rues au Liban. Une fresque sociale qui arracherait des larmes aux moins sensibles. Dans une rencontre Women In Motion au Majestic Hotel de Cannes, Nadine Labaki se livre en toute liberté sur sa carrière, sa vision du cinéma. «Le fait de vivre dans un pays en guerre où le peuple a touché le fond, où on a vu l’horreur, participe à notre façon de créer viscérale, je pense. Je suis persuadée que l’art est un des moyens les plus sûrs de faire voyager notre façon de penser, changer les choses et faire évoluer les mentalités», confie la réalisatrice de Caramel, qui traite avec audace et liberté des sujets de femmes. Pour elle, un film est une mission. Il a le pouvoir de bouleverser. «J’ai beaucoup de films qui ont eu ce pouvoir de changer des choses en moi», confie la réalisatrice qui cite le petit bijou de Bahman Ghobadi «Les tortues volent aussi» comme un film qui a changé sa vision des choses. «Un film est une responsabilité! Il se doit d’avoir un impact sur la société dans laquelle on vit. C’est probablement parce que je viens d’un pays où tout doit être repensé. En même temps, le monde doit être repensé. Faire un film est une responsabilité et non un choix». Pour son dernier opus, elle a eu cette responsabilité de parler du calvaire des enfants de la rue avec une belle justesse et beaucoup d’humanité. «Ces enfants sont les adultes de demain. Ils n’ont plus d’innocence, ils ne s’émerveillent pas devant des jouets, ils n’ont rien. Ils sont déjà en colère. On parle d’enfants qui ne savent pas quand ils sont nés, qui sont violés tous les jours, qui n’ont pas entendu de mots doux de leur vie. Ils ne ressentent plus rien. Leur regard est vide. Quels adultes deviendront-ils?», demande Nadine Labaki, qui attendait un enfant lors de la préparation du film, ce qui l’a aidée à mieux comprendre, à être plus attentive, à penser comme une mère avant tout. «La source du mal vient d’enfants mal-aimés». Après des années de recherches intensives, de nombreuses rencontres avec ces enfants, elle crée son film à la maison, avec les moyens du bord. «Le film était petit au départ, on a tout fait à la maison. On était une famille et le fait qu’il soit aujourd’hui regardé dans le monde, qu’il ait été nominé aux Oscars, aux Golden Globes est presque incroyable», confie la réalisatrice, émue. En effet, en ce moment même, le film fait un tabac en Chine après avoir séduit Oprah Winfrey et de nombreuses stars d’Hollywood.

Une carrière à Hollywood
Après cette belle année, Nadine Labaki signe avec une agence américaine et se voit proposer des scénarios à réaliser. «J’en suis honorée mais je ne me suis pas encore plongée dedans. Je suis encore dans l’«après-Capharnaüm»» précise la réalisatrice libanaise qui n’est pas sûre de vouloir se lancer sur cette voie. Pour elle, un film est un besoin, elle doit s’y identifier. Un film est personnel. En dirigeant le film d’un autre -même si c’est Hollywood- elle a peur de s’égarer. «Un film est viscéral. Je raconte une histoire personnelle ou qui me touche. J’aurai du mal à choisir un projet hollywoodien juste parce que c’est Hollywood». La réalisatrice est même approchée par les plus grandes stars américaines et du monde. Tout le monde veut travailler avec elle. «On me pose souvent cette question: «Quelle star mondiale rêverais tu de diriger?» Je ne sais que répondre à cela. Ce n’est pas un rêve. J’admire ces gens, mais je n’ai pas ce genre d’ambition. Je fais un film pour une raison précise, pas pour diriger des stars», continue Nadine Labaki qui se voit bien humaniser un film comme «Wonder Woman». «Je n’y ai pas réfl échi, mais je la rendrai sûrement plus humaine. J’adorerai adapter un film comme cela si on m’en donnait l’occasion, mais si on me donne toute la liberté d’en faire quelque chose de personnel! Chaque femme est une Wonder Woman».

Le Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde revient pour une 25ème année, du 14 au 22 juin. Thème de cette édition, "Fès, à la confluence des cultures " . L'événement réunira plus de trente pays et pas moins de 150 artistes de renommée mondiale.
 
Il fait partie des plus importants rendez-vous culturels au Maroc et il marque, cette année, sa 25e édition. Le Festival de Fès des musiques sacrées rendra cette fois hommage à une ville pas comme les autres: Fès , en mettant l'accent sur son positionnement " à la confluence des cultures". 
 
« La Médina de Fès connaît aujourd’hui une renaissance exceptionnelle lui donnant une nouvelle vie ; différents monuments emblématiques Foundouks, Médersas, Kissarias…ont été́ restaurés retrouvant ainsi leur authenticité et leur esthétique », expliquent les organisateurs. « le Festival a apporté sa contribution au fil des temps au dialogue des cultures et des religions, à mieux faire connaître les valeurs de notre pays marqué par l'ouverture sur l'autre, l'esprit de tolérance et d'accueil et la richesse de son patrimoine matériel et immatériel", commente ainsi Abderrafih Zouitene, Président de la Fondation Esprit de Fès.
 
Le World Youth Orchestra collaborera ainsi en exclusivité avec l'ensemble andalou de Fès dans le cadre d’une création musicale originale. Sami Yusuf, vedette de la musique Soufi, occupera la scène mythique de Bab El Makina. José Merce et Tomatito, les deux virtuoses du Flamenco enflammeront la scène aux côtés du Kingdom Choir, la désormais incontournable chorale gospel ayant acquis une renommée internationale depuis les festivités du mariage du prince Harry et Megane.
 
Youssou Ndour, icône culturelle de l’Afrique chantante, succédera aux délicieuses sonorités de Marcel Khalifa. Par ailleurs, les tonalités mystiques des chants et danses rituels des femmes de Cuba, d’Azerbaidjan, l’Art du Muwashah d’Alep et les Chants Sacrés de Perse ou encore Carlos Nunez, maître de la cornemuse Gaïta et l’ensemble traditionnel d’Oujda Espagne-Maroc…autant d’artistes qui mettront en valeur pendant 10 jours l’importance des dialogues des cultures entre Orient, Occident et Afrique.
 
Outre les spectacles quotidiens, le festival de Fès s’ouvrira sur une création originale "Fès, Mémoire du Futur". Conçue par le comité culturel et artistique de la Fondation Esprit de Fès en collaboration étroite avec un large éventail d’artistes, la création mettra en scène l’histoire unique de la naissance de la ville impériale.

La saison finale de la série événement Game of Thrones s’avère être une grosse déception pour les fans, l’épisode 5, diffusé dimanche, semble avoir porté le coup de grâce au club des fans mécontents de l’orientation donnée à la série. Tout comme  l’épisode 3, avec sa fameuse bataille de Winterfell avait suscité de vives critiques. Une opération militaire catastrophique, un dénouement improbable, sans compter un décor de nuit carrément opaque, selon de nombreux téléspectateurs.  

Une pétition a été lancée sur la plateforme Change, demandant à la chaîne HBO de tout simplement retourner la série, mais cette fois avec "des auteurs compétents" !

" David Benioff et D.B. Weiss se sont révélés être des scénaristes terriblement incompétents quand ils n'ont pas de matière de base (les romans) sur laquelle s'appuyer. La série mérite une dernière saison qui ait du sens", explique l'auteur de la pétition, déjà signée par plus de 800 000 personnes ! 

Le Festival «Chbe3 fen f’remdan» est de retour à l’Uzine pour une quatrième édition aussi riche que variée. Le rendez-vous propose un programme de choix tous les soirs, entre moments de cinéma et concerts avec des artistes, à l’instar du rappeur Mobydick ou encore du mâalem Hassan Boussou. Révélations.

Tout au long du mois de ramadan, l’Uzine propose une programmation hétéroclite, permettant ainsi à son public d’occuper ses longues veillées et d’étancher sa soif d’art et de culture. Comme chaque année, création, bonne humeur et partage seront les piliers de cette 4e édition de «Chbe3 fen f’remdan», avec un menu composé de nombreuses nouveautés. Ainsi, les soirées du vendredi seront animées par le Grand Mix, qui offrira un véritable patchwork de la création marocaine, entre spectacles de stand-up, pièces de théâtre et sessions de Hip-Hop à travers la deuxième édition de l’Uzine’s Cypher. Pour les samedis, place à la musique! Après une programmation consacrée l’année dernière à la Aïta et à ses variantes, l’édition 2019 de «Chbe3 Fen f’remdan» proposera un spectre plus étendu de genres musicaux. Et il y en aura pour tous les goûts: une soirée DJ pour l’ouverture du festival, une sortie de résidence artistique «Gnaoua-Électro » initiée par l’Uzine avec le mâalem Hassan Boussou et des artistes électro, une soirée traditionnelle avec une troupe de Issawa et, pour finir en beauté, un concert avec la star du rap Mobydick (photo). Côté cinéma, l’Uzine proposera à la salle Touria Tazi quatre grands classiques du cinéma marocain, répondant ainsi à la demande de son jeune public désireux de découvrir les oeuvres marocaines allant des années 1990 à 2000. Ils seront toutefois accompagnés d’autant de courts métrages réalisés par de jeunes réalisateurs.

En plus de ces événements, l’Uzine proposera un ensemble d’ateliers et de masterclasses ouverts au public, allant du graffi ti au théâtre, en passant par la danse Hip-Hop ou la photographie, le tout animé par des professionnels de chaque discipline. «Et pour agrémenter des soirées after-ftour entre amis, des consoles de jeux vidéo, des jeux de société seront également mis à la disposition de nos visiteurs dans la cafétéria de l’Uzine», précise la dynamique équipe de cet endroit dédié à la culture, passionnée par les arts

Le succès monumental de Bohemian Rhapsody fait du biopic un genre particulièrement à la mode, on va surement voir ces prochaines années l’émergence de différents projets du genre. Ce mois de mai connait donc la sortie de celui sur le père de la fantasy moderne, l’auteur du Hobbit et du Seigneur des anneaux, il s’agit de Tolkien, réalisé par le finlandais Dome Karukoski avec Nicolas Hoult dans le rôle-titre.

Tolkien, apparemment premier volet d’une suite de films, revient  principalement sur la jeunesse de JRR Tolkien, suivant tous les codes d’une biographie portée à l’écran, mais les héritiers de Tolkienayant refusé de contribuer au film, et  par manque d’éléments biographiques, on entre rapidement dans du « remplissage » par des éléments de fiction purs et simple qui durent tout au long du film.

On suit donc la jeunesse du futur écrivain, orphelin de père, puis de mère, pris en charge par une riche anglaise,  et qui  tente de trouver sa place dans une société avec laquelle, de par son introversion, profondément en décalage. Le film revient sur sa rencontre avec trois amis de lycée avec lesquels il fonde une société secrète, mais également son lien avec Edith Bratt, qui deviendra sa femme, avec des flash-back  permanents sur son expérience dans les tranchées lors de la première guerre mondiale.

 

Dome Karukoski essaie, sans grande subtilité, de lier les différents épisodes de la jeunesse de Tolkien à des éléments de son œuvre, en effet, les fans de l’univers de la Terre du Milieu reconnaîtront dans la société secrète du boys club, que  Tolkien fonde avec ses amis le groupe de hobbits de la Communauté de l’Anneau, sa relation avec Edith rappelle dans plusieurs aspects le couple Aragorn/Arwen  dans Le Seigneur des anneaux, le professeur de philologie Joseph Wright est une figure de Gandalf… J.R.R. Tolkien  a en effet participé à la bataille de la Somme, mais son implication a été exagérée dans le film dans le but de faire le rapport avec les batailles épiques de son œuvre.

Cela fait que beaucoup d’éléments importants restent tout de même flous, comme la manière dont lui est venue l’idée du Seigneur des anneaux, ou encore sa passion pour les langues, traités de manière assez superficielle ; alors que Tolkien était avant tout un linguiste. La réalisation est bien faite, notamment les scènes qui se déroulent pendant la guerre, mais elle se heurte à un contenu dispensable : les fans inconditionnels de Tolkien n’y trouveront pas leur compte, si ce n’est une biographie très romancée, voire « fantaisiste » et les néophytes ne saisiront pas les références qui « sauvent » un peu le film. Tolkien n’est pas un mauvais film, mais il ne sera sans doute pas une référence sur le père de la fantasy moderne.

 

Près de 14.000 personnes ont signé une pétition s’opposant à la remise de la palme d’or d’honneur à Alain Delon, prévue ce dimanche 19 mai. Pour cause, certaines déclarations jugées homophobes, misogynes ou encore xénophobes.

Après l’annonce de l’honneur par le festival de Cannes, le 17 avril dernier, c’est la fondatrice du site Women and Hollywood qui est montée au créneau, se déclarant ‘’extrêmement déçue’’ par le fait qu’un festival de cette ampleur rende hommage à quelqu’un qui défend de telles ‘’valeurs abominables’’.

Les multiples prises de paroles de l’acteur de 83 ans n’ont pas joué en sa faveur. Pour rappel, il avait pris position contre le mariage pour tous, déclarant que les couples homosexuels ‘’ne devraient pas avoir le droit d’avoir ou d’adopter des enfants’’, s’attirant ainsi les foudres de la masse sympathisante LGBT+. Ce dernier s’était également prononcé contre l’accueil des migrants sur le sol français, lorsque le débat battait son plein, soulevant un vent de protestations chez les défenseurs des droits des migrants.

Pour sa part, le Festival de Cannes a refusé de traiter les accusations relevées contre l’acteur. Il a confié à Variety Magazine qu'il honorait Alain Delon ‘’parce qu'il est un acteur légendaire et fait partie de l'histoire de Cannes, comme nous l'avons fait pour Clint Eastwood, Woody Allen et Agnès Varda. Après Jean-Paul Belmondo et Jean-Pierre Léaud, il nous a semblé crucial de célébrer l'acteur emblématique Alain Delon’’.

La ville de Meknès abritera du 14 au 21 juin prochain la première édition du Festival international du film arabe (Fifam). 

‘’Le Fifam sera fondé sur le concept d’ouverture sur les productions cinématographiques arabes de qualité, dans toutes les formes de créativité cinématographique, tant au niveau du scénario, que des personnages, de l’image et de la réalisation, loin de tout esprit commercial’’, indique l’acteur et réalisateur Driss Roukhe, qui est aussi directeur du festival.

Au programme de cette première édition : des projections, des hommages, des ateliers, des master-classes, des conférences-discussions, mais surtout des cérémonies de remises de prix. Ainsi, cinq prix seront attribués : Le prix du meilleur acteur, de la meilleure actrice, de la meilleure réalisation, du meilleur scénario et du meilleur long métrage.

Le festival accueillera 15 pays arabes cette année, avec à l’honneur le cinéma égyptien : ce mythique cinéma qui a longtemps dominé les écrans du monde arabe tant par la qualité que par la quantité de sa production.

Visant à créer un débat ‘’pointu et sérieux’’ sur le cinéma et sur l’importance de la culture en général tout en mettant en lumière des questions socioculturelles propres au citoyen arabe, ce nouveau rendez-vous cinématographique est à l'initiative de l’association Meknès Azzaytoune Alkobra, une organisation qui contribue à ancrer une culture cinématographique dans la région en encourageant des événements artistiques et culturels.

 

Pas moins de dix-huit artistes de renom se produiront sur la scène Nahda du 21 au 29 juin, dans le cadre de la 18ème édition du Festival Mawazine Rythmes du Monde.

Un communiqué de l'Association Maroc Cultures, initiatrice de l’événement, déclare que les stars qui se produiront sur cette scène dédiée à la musique orientale viennent du Liban, d’Égypte, de la Palestine, de la Jordanie et des Émirats Arabes Unis.

Sont également prévus en premières parties, des artistes marocains connus au Moyen-Orient, et dont le registre est proche des sonorités orientales, indique le communiqué.

L’ouverture de la scène Nahda sera célébrée avec Carole Samaha, qui compte offrir au public les plus belles chansons qui ont fait le succès de sa carrière. Le même soir, c’est le chanteur Mohamed Réda qui assurera la première partie de la soirée.

Samedi 22 juin, la scène Nahda vibrera avec la voix du chanteur libanais Assi El Hallani. Surnommé "Chevalier de la musique arabe", Assi El Hallani est spécialisé dans les chansons à caractère jabali. L’artiste a, à son actif, plus de 25 albums et de nombreux concerts dans de prestigieuses salles internationales.

Yousra Saouf sera le talent marocain qui se produira en début de soirée. Devenue célèbre à l'âge de 20 ans, Yousra s’est fait remarquer lors de la deuxième saison d'Arab Idol.  

Le dimanche 23 juin, le public aura rendez-vous avec Myriam Fares. En première partie de la soirée, c’est le duo égyptien Oka Wi Ortega qui est au programme.

Lundi 24 juin, le public aura rendez-vous avec le chanteur palestinien et ambassadeur de la Culture et des Arts en Palestine, Mohammed Assaf. Le vainqueur d’Arab Idol 2013 a produit quatre albums à succès et offre un répertoire variant chansons jabali et titres modernes.  

Cette soirée démarrera avec l’un des grands représentants de la chanson égyptienne populaire, le chanteur Saad El Soghayar. 

Mardi 25 juin, c’est la chanteuse libanaise Elissa qui se produira devant le public de Nahda. Hamid Hadri fera la première partie de cette soirée. Le lendemain, mercredi 26 juin, le Liban et la Jordanie seront à l’honneur avec les artistes Walid Toufic et Diana Karazon.

 

La soirée du jeudi 27 juin vibrera sous les sonorités libanaises du chanteur Ramy Ayach. La première partie de la soirée sera assurée par la chanteuse marocaine Hasna Zalagh.

Les deux concerts du vendredi 28 juin sur la scène Nahda marqueront les esprits, annonce d'ores et déjà Maroc Culture. Le public aura rendez-vous avec la diva libanaise Najwa Karam. Le début de soirée sera marqué par la présence de l’artiste égyptien Abu. 

 Samedi 29 juin, Mawazine offrira un concert de clôture inédit avec le grand artiste émirati Hussain Al Jassmi. Cette grande soirée débutera avec Zinab Oussama.

 

L’Institut français du Maroc propose d’organiser le Festival International d’Improvisation du Maroc, à Kénitra le 17 mai et à Casablanca le 18 mai. Une rencontre qui réunira 4 équipes d’improvisation : Paris, Angers, Chambéry et Rabat.

Le Festival International d’Improvisation du Maroc fait sa tournée ! Après avoir séduit Rabat ce 16 mai, il embarque à Kénitra et Casablanca les 17 et 18 mai. La Compagnie d’improvisation Rbatia (CIR), ligue professionnelle d’improvisation théâtrale du Maroc est née en 2016 de la volonté commune d’un groupe de férus d’improvisation théâtrale organisé en troupe active, sérieuse et ouverte. Son objectif est de promouvoir cette discipline au Maroc. Depuis deux saisons, outre l’animation de cours d’improvisation hebdomadaires ouverts au public, des interventions artistiques et du coaching auprès des entreprises, des associations et des écoles supérieures, la CIR a présenté plusieurs spectacles d’improvisation à son public au Maroc et à l’étranger (au moins un par mois). Aujourd’hui, la CIR est à sa troisième saison culturelle 2018/2019 et organisera au Maroc vers la fin de cette saison culturelle un tournoi international d’improvisation théâtrale. La troupe se compose de 7 comédiens : Adil Lfal, Nezha Alaoui, Ahmed El Falah, Maha Mahfoudi, Mokhtar Chemaou, Pauline Grégoire et Rime Ait El Haj. Improvisateur né, ce jouteur a suivi une formation de 3 ans en théâtre avant de se convertir au théâtre d’improvisation. Après une année de formation intensive et plusieurs stages et masterclass, il a co-fondé la Compagnie d’improvisation Rbatia avec quelques acolytes. Il revêt depuis les casquettes de jouteur, coach et arbitre au gré des spectacles.

En parallèle, Adil Lfal est entrepreneur dans le monde du textile depuis 2011. Après 5 ans de formation théâtrale, Ahmed El Falah a suivi pendant une année une formation intensive en improvisation théâtrale. Il a ensuite cofondé la Compagnie d’improvisation Rbatia en tant que jouteur, coach et arbitre. Il a notamment reçu plusieurs fois l’étoile de meilleur joueur à l’international. Ahmed est auto-entrepreneur dans le monde de la communication. Issue du théâtre classique, Rim Ait El Haj a derrière elle une dizaine d’années de formation en la matière et compte à son actif plusieurs dizaines de représentations théâtrales dans des registres différents. Elle s’épanouit désormais aussi en tant que jouteuse et nous fait voyager dans ses univers variés allant du contemporain au classique et du potache au dramatique sans limiter les nuances du possible.

Dans son autre vie active, Rime, ex-journaliste, travaille dans la régulation audiovisuelle. Comédien prometteur, Mokhtar Chemaou s’est lancé corps et âme dans l’improvisation théâtrale il y a de cela deux années. Depuis, il enchaîne les spectacles, matchs et tournées. Sa générosité sur scène en fait un élément clé de la construction, que ce soit en service ou en lead. Mokhtar est par ailleurs ingénieur de formation chargé de projets de développement dans le secteur public. Licorne à ses heures perdues, Maha Mahfoudi est une comédienne qui rayonne par sa bonne humeur et son humour enfantin. 

Elle découvre l’improvisation théâtrale à une époque où sa timidité et sa phobie de prendre la parole en public l’empêchaient de s’épanouir. L’univers de Maha se trouve dans une autre galaxie bourrée de barbe à papa où habite un fl orilège de personnages hauts en couleurs. Maha est par ailleurs une institutrice en maternelle. Dramaturge, metteure en scène et co-fondatrice de la Compagnie d’improvisation Rbatia, Nezha Alaoui est aussi une championne de la construction d’histoire. Cette comédienne émérite a le don de faire le trait d’union entre les personnages et les univers. Son jeu d’acteur qui engage son corps et sa voix est aussi à souligner. Elle manie le verbe à la perfection, ce qui en fait une jouteuse polyvalente. Dans une autre vie, Nezha dirige son cabinet d’architecture depuis 2014. Quand à Pauline Grégoire, elle s’est prise d’une passion foudroyante pour l’improvisation et ne cesse de développer et de perfectionner son catalogue de personnages hauts en couleur et en teneur. Force de proposition, elle bouillonne d’idées, ce qui la rend indispensable autant sur scène que lors des caucus. Engagée, militante, Pauline s’est consacrée au travail associatif, elle fait aujourd’hui partie d’une grande ONG internationale oeuvrant pour les droits de l’homme. Une compagnie vitaminée à découvrir…

Le festival du rire de Rabat revient du 13 au 18 mai. Pour ses 5 ans, «Aji T’Hdm», initié par le duo d’humoristes «Les Inqualifiables», propose une programmation triée sur le volet. Détails.

Hanane Fadili, Amine Radi, Boussou, Wahid Bouzidi, Driss & Mehdi sont à l’affiche de la cinquième édition d’«Aji T’Hdm», qui aura lieu au Théâtre Mohamed V du 13 au 18 mai. «Le Festival Aji T’hdm a connu différents formats depuis sa création, mais nous tenions à marquer le coup pour fêter ses 5 ans. Nous avons donc fait le choix d’offrir cet événement à la ville de Rabat qui a désormais son propre festival de l’humour!», déclare Oubeid Allah Hlal, cofondateur du festival et membre du duo «Les Inqualifiables», formé avec Amine Benghazi.

Duo infatigable
Après avoir sillonné les États- Unis, le Canada et donné un spectacle inoubliable à Londres, le duo humoristique «Les Inqualifiables» est de retour dans sa ville natale avec le Festival Aji T’hdm. Le duo qui a proposé une tournée de plusieurs dates en rodant un nouveau spectacle «Si a moi y’a toi» trouve le temps d’organiser un festival du rire dans leur ville natale. Avec « Si a moi y’a toi», le duo de «frères siamois dans la création» est riche des différences de chacun. « «Si a moi y’a toi» est un spectacle qui traite comme à l’habitude des Inqualifiables plusieurs aspects de la société moderne, en s’imprégnant des différents phénomènes sociologiques comportementales de notre communauté marocaine. Un spectacle empreint d’autodérision, d’analyse et d’humour absurde», précise Amine Benghazi, lauréat d’une école de commerce, spécialisé dans le marketing. Son acolyte, Oubeid Allah Hlal, est médecin. «Nous avons su croire en notre rêve. Nous n’avons pas laissé tomber nos études. C’est notre force et notre faiblesse aussi. Nous n’avons pas beaucoup de temps, nous sommes entre deux carrières professionnelle et artistique. Mais cela nous permet d’avoir un bagage pour créer! Nous n’avons pas peur du risque, de faire les choses différemment, d’oser. Mais s’il y a une particularité qui fait la différence, c’est que nous faisons les choses par passion », ajoute Oubeid Allah Hlal. Le duo a fait voyager le spectacle dans le monde depuis janvier dernier, des États-Unis au Maroc en passant par le Canada et l’Europe. De retour après leur tournée, les Inqualifiables concoctent la 5e édition de leur festival.

Diriger dans l’humour
Ayant constaté un manque d’activités culturelles pendant le mois de ramadan, Oubeid Allah Hlal et Amine Benghazi ont lancé leur concept de spectacle d’humour «Aji T’hdm» après la rupture du jeûne. L’événement humoristique grandissant a pris naissance à Rabat et démarré avec 4 spectacles pour sa première édition. Pour la deuxième année, le rendez- vous est également devenu casablancais, et l’année suivante a été celle de la consécration avec un spectacle donné au Théâtre Mohammed V. Pour sa 4e édition, «Aji T’hdm» n’est plus qu’un simple spectacle, devenant un festival itinérant sillonnant les grandes villes du Maroc, faisant ainsi connaître le duo dans tout le royaume. Mais la vision des deux compères ne s’arrête pas là! C’est dans un esprit de partage et d’échange que ces derniers invitent une pléiade d’humoristes à venir fouler les planches en leur compagnie. Suite au succès rencontré, et par amour pour la ville de Rabat, les Inqualifiables «offrent» aujourd’hui le festival à la capitale. À l’instar de chaque édition, et afin d’égayer les soirées ramadanesques des Rbatis, les Inqualifiables ont réuni autour d’eux la crème des humoristes venus du Maroc mais aussi de l’étranger, invitant le public à venir partager des moments de rire mais aussi de réflexion. En duo ou en solo, la diversité culturelle sera au rendez-vous chaque soir avec des spectacles inédits qui ne manqueront pas de marquer les esprits. Pas moins de 6 dates sont au programme avec, aux côtés des Inqualifiables, des têtes d’affiche comme Hanane Fadili, Wahid (Jamel Comedy Club), Bassou ou encore Amine Radi et le duo comique Driss et Mehdi.


Demandez le programme !
13 Mai à 22h30 : Amine Radi «# Va dormir va» à la Salle Bahnini
14 Mai à 22h30 : Driss & Mehdi «Marocologie» à la Salle Bahnini
15 Mai à 22h30 : Wahid Bouzidi «Graisse Anatomy» à la Salle Bahnini
16 Mai à 22h30 : Bassou «Hollywood Smile» au Théâtre Mohammed V
17 Mai à 22h30 : Les inqualifiables « Si a moi y’a toi» au Théâtre Mohammed V
18 Mai à 22h30 : Hanane El Fadili «Hanane Show» au Théâtre Mohammed V

Avec «Les Misérables» , Ladj Li entre dans la cour des grands. Avec son premier long métrage, il signe le premier choc de la compétition. Un film sur la banlieue passionné et sincère. Détails.

Stéphane, tout juste arrivé de Cherbourg, intègre la Brigade Anti-Criminalité de Montfermeil, dans le 93. Il va faire la rencontre de ses nouveaux coéquipiers, Chris et Gwada, deux «Bacqueux » d’expérience. Il découvre rapidement les tensions entre les différents groupes du quartier. Alors qu’ils se trouvent débordés lors d’une interpellation, un drone filme leurs moindres faits et gestes. C’est le réalisateur français, Ladj Li, natif du 93 qui épie les faits et gestes de ces personnages avec beaucoup de bienveillance. Celui qui assume un titre connu grâce à Victor Hugo sans pour autant proposer une adaptation, en avait déjà fait un court métrage.

Aujourd’hui, il assume le long métrage et a bien raison. Le résultat est un réel électrochoc. Avec des airs de «la Haine» de Mathieu Kassovitz, prix de la mise en scène à Cannes en 1995, un film qui a inspiré Ladj Li a crée son collectif Kourtrajmé à 17 ans, avec le soutien de Romain Gavras et Toumani Sangaré, afin de favoriser la réalisation de films, que les envies de cinéma sont nées. Mais le réalisateur ne prend pas le point de vue des banlieusards. Il s’intéresse au point de vue des policiers. Sans jamais juger, le réalisateur français observe avec un oeil connaisseur parce que la banlieue, il l’a connait par coeur. C’est sa maison et il l’a raconte avec des acteurs et non acteurs de talent comme Damien Bonnard, Alexis Manenti, Djebril Didier Zonga. On se revoit la responsabilité, on n’assume pas les erreurs en faisant les cosettes parfois et cela a souvent des répercussions désastreuses voire tragiques. A la fois polar et chronique sous des airs de documentaire, le film est un thriller politique. Ladj Li réussi à expliquer la banlieue parisienne même à ceux qui semblent la connaitre et à pointer du doigt la guerre urbaine que vit la France. Une urgence et une énergie fiévreuse pour montrer ô combien la police et les forces de l’ordre peuvent être brutales avec la banlieue et les banlieusards. Un film coup de poing qui ne ressortir pas bredouille de la compétition. Il est d’ailleurs sûrement déjà la Palme d’or de cette 72e édition.

Encore une belle édition pour Jidar-Toiles de rue qui propose un cinquième anniversaire de toute beauté. Zoom sur le festival du beau qui a su donner de belles couleurs aux murs de Rabat.

Les murs de Rabat s’habillent de couleurs. Des artistes marocain, argentin, belge, espagnol, canadien, français, hollandais et anglais ont pris possession des murs de la ville pour le plus grand bonheur de ses habitants. Une immersion totale dans la capitale pendant 10 jours qui a abouti sur des fresques grandeur nature d’une beauté rare. C’est par le prisme de l’enfance que le festival souhaitait voir s’exprimer cette édition et c’est chose faite puisque l’enfance, sous ses différentes formes et ses différentes expressions, même invisibles à l’oeil nu, plane sur toutes les oeuvres. L’enfance on la retrouve par exemple, dans le nounours-signature du marocain Dynam, dont la fresque située avenue Al Majd, transpire autant la douceur que la mélancolie et ne manque pas d’interpeler les passants. On la retrouve aussi dans l’univers du cartoon truffé de détails de la culture populaire marocaine de l’artiste espagnol Gr170 avenue Moustapha Assayeh, ou encore dans les tracés entrelacés et les couleurs du Français 3ttman installés en plein coeur du quartier Takaddoum. D’autres artistes ont également enchanté les rues de Rabat de leurs regards empreints de douceur, la Belge Caratos et ses visages expressifs et éthérés qui surplombent l’avenue Al Massira. l’Argentine Hyuro, dont le mur semblable à un tableau accroché dans un musée accueille les gens à la sortie de la gare de l’Agdal.

Le Marocain Machima a marqué la rue Abdelaziz Benchekroun de son sceau rouge et de sa touche reconnaissable avec une ode à la maternité, de même que le Britannique Phlegm, dont l’amour du détail et la maîtrise du motif monochrome sont désormais perchés sur un mur rue Melilia. Des fresques impressionnantes bien que très différentes les unes des autres. Surplombant la mer, il y a aussi la fresque de Yann Chatelin, un savant mélange de dessin et de calligraphie sur un fond bleu qui renvoie vers le bleu azur de la mer qui longe l’avenue Al Kifah sur laquelle elle se trouve. Et puis il y a Danae, l’artiste canadienne, qui a laissé son empreinte sur deux murs. Sur le premier on retrouve son univers fantasmagorique habituel, auquel elle a fait participer une vingtaine d’enfants pour un effet saisissant dans lequel la naïveté des enfants se marie avec la maturité de son art. Et sur le deuxième mur, la notion de partage est tout aussi puissante puisqu’elle a piloté le projet du mur collectif sur la façade du club du FUS avec 9 artistes semi-professionnels ou étudiants en beaux-arts sélectionnés sur dossier. Le Musée Mohammed VI d’Art contemporain fut également au centre de toutes les attentions. Deux de ses façades ont été confiées respectivement au Marocain Morran et au Néerlandais Does, deux artistes dont l’univers est à cheval entre le street-art et l’art contemporain. La cinquième édition du Festival Jidar-Toiles de Rue a permis d’attirer tous les regards du monde sur des tableaux à ciel ouvert tout en nourrissant l’ambition première de l’évènement «de placer la ville de Rabat sur l’échiquier du street-art mondial».

Ce mercredi 15 mai, la Semaine de la critique de Cannes ouvrait avec un film marocain. Il s'agit du premier long métrage de Alaa Eddine Aljem, «Miracle du Saint Inconnu». Une fresque poétique et intelligente, ancrée dans une réalité purement marocaine, tout en étant connectée à une réalité universelle: le poids des croyances. Découverte d'un film, mais surtout d'un réalisateur qui sait mettre en image sa mélancolie décalée.

Dans l’espace Miramar de la Semaine de la critique, ils étaient nombreux ce mercredi à se bousculer pour découvrir le premier film -marocain- présenté lors de cette audacieuse sélection: «Miracle du Saint Inconnu», de Alaa Eddine Aljem. La file d’attente est longue, la salle est comble. Il y a trop de curieux pour le nombre de places. La pression monte et l’équipe du film fait son entrée sous le regard attendri des équipes du Centre cinématographique marocain, de l’équipe du Festival international du film de Marrakech et des acteurs, réalisateurs et professionnels marocains ayant fait le déplacement pour soutenir la production nationale, à l’instar de Sarim Fassi Fihri, Mélita Toscan du Plantier, Ali Hajji, Christoph Terhechte, Rasha Salti, Narjiss Nejjar ou encore les productrices Lamia Chraibi et Rachida Saadi. Un comité de soutien qui n’a pas été déçu. 
 
L’absurde est marocain
 
 Dès le premier plan, le public sait qu’il va passer un beau moment. L’image est belle, le film se distingue déjà par sa qualité esthétique. Les plans larges savent capter la beauté d’un désert que le réalisateur aime filmer. Il avait déjà exploré cette belle immensité dans son court métrage «Les poissons du désert». Mais Younes Bouab, qui joue «le scientifique» du village, ne se sent pas comme un poisson dans l’eau, bien au contraire. On le sent perdu, guetté par une menace imminente. C’est peu dire puisque la caméra le suit enterrant son butin dans une colline perdue avant de se faire arrêter par la police. Quelque temps plus tard, il est de sortie et souhaite récupérer son argent. Il se rend compte qu’un lieu saint bien gardé a été construit à l'endroit même. Le sac d’argent est devenu un lieu sacré, qui génère de l’argent et qui est à l’origine d’une micro-société composée de croyants absolus, de réfractaires, de soumis, d’outsiders aussi drôles et surréalistes les uns que les autres. Le rapport à la croyance est soulevé sans jugement ni parti pris. Qu’il y ait véritablement un saint ou non, la foi permet des miracles parfois; ce qui semble importer, c’est cette force d’y croire. 
 
Des acteurs d’une belle justesse 
 
Dans la simplicité et l’élégance, Alaa Eddine Aljem dirige ses acteurs comme un metteur en scène de théâtre ou un chorégraphe. Les gestes sont étudiés, les mouvements travaillés, les scènes pourraient faire l’objet d’une exposition photo. Le minimalisme prévaut: pas de place au bavardage, les dialogues sont toujours à leur place, et les mots sont précieux. À décor minimum, textes percutants et impact maximum! La salle rit à différents moments. On ne sait pas pourquoi mais on est pris par cette énergie surréaliste que les différents duos d’acteur ont la force de créer par des croyances, aussi différentes soient-elles. Younes Bouab et Salah Bensalah en bandits perdus, aux airs de Dalton, à la recherche du butin perdu, sont convaincants et touchants en fidèles du Saint de l’Argent. On ne croit pas une seconde en leur capital méchanceté, surtout quand le personnage campé par Salah Bensalah, qui vient de tuer un chien pour mener à bien sa mission, est soulagé d’apprendre que la bête a survécu! Celui qui préfère tuer les humains plutôt que les animaux arrache des fous rires à la salle, hypnotisée par ces deux acteurs plein de charisme. Autre duo aussi drôle qu’improbable: le couple de saints guérisseurs formé par Anas El Baz, le nouveau médecin du village à l’affût de «vrais» patients, et Hassan Badida, infirmier de ce dispensaire depuis «trop longtemps» qui se saoule aux antiseptiques. Autre binôme qui apporte une dimension plus émotionnelle: celui formé par le père et le fils, qui prônent le Saint de l’Agriculture, Essamak Bouchaib et Mohamed Naimane. Persuadé que la pluie finira par sauver la terre aride, le père ne veut pas voir son fils quitter le village comme les autres. Un film choral intelligent sublimé par des petits rôles croustillants comme le pèlerin campé par Rachid Eladouni, le coiffeur décalé ou encore le gardien fou. En somme, «Miracle du Saint Inconnu» est une belle fable marocaine moderne, aux airs de western d’auteur, où la poésie se mêle avec brio à la triste réalité, sans une once de misérabilisme. Le tout, au moyen d’une photographie soignée et d’une mise en scène qui sublime des comédiens de talent et étoffe leurs relations presque décousues. Seul bémol: une fin un peu trop facile pour un film aussi bien ficelé, une fin peut-être pas aussi forte que le début du film. Peu importe. Ceci est le début de l’histoire d’un Alaa Eddine Aljem à suivre de très près.
 
 
Cette année, le ministère de la Culture et de la communication se veut actif en matière de promotion du réseau des conservatoires de musique.
 
Le ministère souhaite généraliser la présence des conservatoires de musique et d’art chorégraphique au niveau des différentes régions du pays et promouvoir l’aspect technique relatif à l’accès aux 31 conservatoires.
 
L’accès à la formation pour les différentes tranches d’âge a également été facilité: les enfants y ont accès dès l’âge de 6 ans dans les différentes villes d’ouverture, Khénifra, Kelaa des Sraghna et Khouribga. Est également prévu, l'élargissement prochain des conservatoires des villes d'El Jadida, Al Hoceima, Fnideq, Ouezzane, Martil, Tiznit et Taounate.
 
Le ministère envisage par ailleurs un programme sous le thème “L'Éducation artistique et esthétique, levier du développement culturel”, organisé toute l’année dans différents centres culturels du royaume. Le programme comportera tous les domaines de création artistique notamment, la musique et la chorégraphie avec des ateliers de sensibilisation et de formation pour jeunes.
 
Et pour célébrer la Journée nationale de la musique, le ministère a programmé plusieurs activités culturelles et artistiques qui seront animées par des groupes musicaux issues des conservatoires du Maroc. Un spectacle musical se tiendra le 3 mai au Théâtre Mohammed VI d’Oujda avec la troupe du conservatoire régional de musique. Du 2 au 4 mai par l’orchestre du conservatoire de musique de Larache. Le 15 mai au Théâtre Mohammed V de Rabat, en partenariat avec l’association Afaq des lauréats des conservatoires.

L'année 2019 est marquée par une nouvelle dynamique sur le plan de l'animation culturelle grâce à la création de dix nouvelles salles de théâtre dans l'ensemble des régions du Royaume, a souligné le ministre de la Culture et de la communication, Mohamed Laaraj, lors d’une soirée organisée par l'Institut supérieur d'art dramatique et d'animation culturelle (ISADAC) ce mardi à Rabat à l’occasion de la Journée nationale du Théâtre.

En vue d’insuffler une nouvelle dynamique à l’activité théâtrale, le ministère de la Culture oeuvre sur une série de mesures, notamment la création de dix structures dédiées à l’art dramatique dans toutes les régions du Royaume, d’ici la fin de l’année 2019, et le lancement de projets pour la construction de six autres salles de théâtre en 2020.

Le ministre a, par ailleurs, estimé que la célébration de la Journée nationale du théâtre constitue une une occasion d'évaluer la situation du théâtre au Maroc et de s'attarder sur les acquis, les défis et les contraintes que connaît le théâtre marocain.Dix nouveaux théâtres dans le Royaume d'ici fin 2019

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