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Le ministre et conseiller spécial du chef de gouvernement éthiopien a présenté ce jeudi trois ouvrages au Policy Center for the New South à Rabat. À travers ces livres, il invite les pays africains à développer leurs propres stratégies pour profiter des importantes opportunités offertes par leurs liens avec la Chine.

«Comment se fait-il que pour se rendre en Éthiopie à partir du Maroc -et vice-versa- un passager quelconque soit obligé de passer par Paris alors que les deux pays africains ont chacun sa propre compagnie aérienne?», s’est interrogé, ce jeudi à Rabat, Arkebe Oqubay, ministre et conseiller spécial du Premier ministre éthiopien. Pour l’ancien maire d’Addis-Abeba, la capitale de l’Éthiopie, venu présenter ses trois œuvres au Policy Center for the New South à Rabat, cette lacune est d’autant plus incongrue que le Maroc et son pays font partie des géants du continent sur le plan économique. Il appelle les deux pays qui jouissent de relations bilatérales de longue date à renforcer la coopération, notamment dans les secteurs des transports aériens et du tourisme. «Le potentiel existe et il énorme comme, c’est le cas presque dans tous les pays africains», a-t-il souligné.

Un plaidoyer qu’on trouve dans ses livres, exposés ce mercredi dans les locaux du think tank à Rabat, en présence de personnalités marocaines des sphères diplomatique et académique. Dans son premier ouvrage, intitulé «Chine-Afrique: une transformation économique», le ministre, reconnu par le New African comme l’un des 100 Africains les plus influents de 2016; est longuement revenu sur relations sino-africaines dans le contexte d’une division mondiale du travail et du pouvoir, ainsi qu’à travers l’histoire et les expériences de la Chine et du continent africain.

L’ouvrage examine les idées fondamentales de la transformation structurelle, de l’investissement productif et de l’industrialisation, du commerce international, du développement des infrastructures et du financement. Dans le deuxième livre «Comment les pays apprennent: apprentissage technologique, politique industrielle et rattrapage», il aborde un autre thème très actuel et souligne l’importance de l’apprentissage technologique au niveau de l’entreprise et de l’apprentissage politique par l’État. Quant au dernier ouvrage, le livre Oxford de l’économie éthiopienne (Oxford Handbook of the Ethiopian Economics), il étudie le modèle de développement unique de l’Éthiopie, dans lequel l’État joue un rôle central, et dans lequel une industrialisation réussie remet en cause l’idée erronée de longue date selon laquelle la politique industrielle ne fonctionnerait jamais dans les pays pauvres d’Afrique. Une appel aux pays africains à réaffirmer leurs relations économiques et à développer leurs propres stratégies pour profiter des opportunités importantes offertes par leurs liens avec la Chine. Sera-t-il entendu ?


Arkebe Oqubay , l’un des 100 Africains les plus influents

Outre sa caquette de ministre et conseiller spécial du Premier ministre de l’Éthiopie, est actuellement président du Conseil d’administration de plusieurs organismes publics de premier plan et au sein de conseils stratégiques internationaux. Il est titulaire d’un doctorat en études de développement de la School of Oriental and African Studies (SOAS), à l’Université de Londres. Il est également chercheur associé au Centre des études africaines de la même université. Parmi ses ouvrages, on peut citer le novateur Made in Africa (Oxford University Press, 2015), How Nations Learn (Oxford University Press, 2019), et China-Africa and an Economic Transformation (Oxford University Press, 2019).

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