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Le Maroc n’est plus dans la cour des grands dans le domaine du digital. Comment redonner au royaume son lustre d’antan afin de faire du numérique un outil de transformation économique et sociale ? «LesEco.ma» lance le débat.

Le Maroc navigue en eaux troubles, en matière de transformation digitale. De primo-adoptant, il y a quelques années de cela, le royaume est en train de passer à la position de suiveur voire de débutant, notamment en Afrique, a alerté, jeudi 3 octobre, le conseiller du chef de gouvernement, Ahmed Khalid Benomar, lors d’une table ronde sur la thématique «La transformation digitale au service du développement des entreprises», organisée par LesEco.ma.

Pour Ahmed Khalid Benomar, qui participait pour la première fois à ce cycle de tables rondes, il faut tirer la sonnette d’alarme pour une dynamisation de toutes les stratégies, qu’il s’agisse des stratégies du privé ou du gouvernement, en recentrant tous les projets digitaux sur l’humain. Bien entendu, dans le domaine de la transformation digitale, le royaume a enregistré de nombreux acquis, se félicite-t-il.

«Ne serait-ce qu’à travers les applications mobiles, nous avons fait énormément de progrès notamment en ce qui concerne le suivi du paiement des impôts. Au total, 800 procédures administratives ont été mises en ligne. Mais le Maroc est encore loin des 50% de procédures administratives qui doivent être digitalisées», explique le conseiller de Saâd Dine El Otmani pour qui c’est le moment de se ressaisir, notamment avec l’arrivée de la 5G qui se profile à l’horizon.

Et pour ce faire, il faut que le législateur soit suffisamment imprégné de tous ces bouleversements afin qu’il puisse les accompagner, a souligné de son côté Mehdi Kettani, président de la Commission Digital et technologies à la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). Les actions qui doivent nous permettre d’atteindre ces objectifs sont de plusieurs ordres, poursuit-t-il.

«Il faut arriver à synthétiser les besoins des entreprises et accompagner ces dernières, faire évoluer la législation et rester aux avant-postes du digital, qui lui-même évolue très vite et sans cesse, afin de faire du Maroc une destination best shore du digital et des technologies», souligne Mehdi Kettani.

Abondant dans le même sens, Ahmed Echataoui, qui a également pris part à la deuxième édition de ce cycle de tables rondes, en appelle à une prise de conscience des grands bouleversements qui caractérisent aujourd’hui la transformation digitale des économies mondiales.

Selon le directeur des ressources humaines, des relations institutionnelles et des systèmes d’information de Cosumar, avec un monde qui bouge sans cesse, il faut savoir innover et être agile.

«Aujourd’hui, nous sommes en position de suiveur. Cette situation doit nous servir d’électrochoc pour faire bouger les choses d’autant plus qu’il y a beaucoup de bonne volonté», a-t-il ajouté, avant de résumer sa pensée en ces termes: «Soit on innove, soit on disparaît».

Très active dans le domaine du digital au Maroc, la présidente de la Fédération des technologies de l’information, des télécommunications et de l’offshoring (APEBI), Saloua Karkri Belkeziz, laquelle a réagi à cette table ronde à travers une vidéo préenregistrée, s’est voulue optimiste en campant le décor du Plan Maroc digital qui vise à faire du royaume un hub numérique régional avec, notamment, un taux de croissance de l’offshoring de 5 à 10% par an. À horizon 2020, ce plan élaboré dans une approche participative vise également, rappelons-le, à accélérer la transformation numérique du Maroc, afin de relever les freins éco-systémiques, en s’attaquant en particulier à la problématique de la gouvernance et des compétences numériques. Des chantiers importants qui devraient offrir aux citoyens marocains un meilleur accès aux services de l’État et de propulser les entreprises marocaines.


Ahmed Khalid Benomar
Conseiller du chef de gouvernement

Ne serait-ce qu’à travers les applications mobiles, nous avons fait énormément de progrès notamment en ce qui concerne le suivi du paiement des impôts. Au total, 800 procédures administratives ont été mises en ligne. Mais le Maroc est encore loin des 50% des procédures administratives qui doivent être digitalisées.

Ahmed Echataoui
Directeur des ressources humaines, des relations institutionnelles et des systèmes d’information de Cosumar

Aujourd’hui, nous sommes en position de suiveur. Cette situation doit nous servir d’électrochoc pour faire bouger les choses, d’autant plus qu’il y a beaucoup de bonne volonté (…) soit on innove, soit on disparaît.

Mehdi Kettani
Président de la Commission Digital et technologies à la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM)

Il faut arriver à synthétiser les besoins des entreprises et accompagner ces dernières, faire évoluer la législation et rester aux avant-postes du digital, qui lui-même évolue très vite et sans cesse, afin de faire du Maroc une destination best shore du digital et des technologies.

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