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Un millier de conférenciers, spécialistes et scientifiques se sont donné rendez-vous à Washington pour passer en revue les solutions alternatives permettant de réduire la nocivité de la nicotine, à défaut de l’annuler totalement.

Parmi les grandes préoccupations de notre temps, l’on retrouve le phénomène d’addiction au tabagisme avec son lot d’altérations de la santé humaine et l’énorme coût que doivent supporter les gouvernements et pays du monde entier. Et c’est justement pour discuter des pistes afin de réduire la nocivité de la nicotine que le Global Tobacco Nicotine Forum s’est tenu, pour sa session 2019, à Washington. Ils étaient tous là, industriels, gouvernements, scientifiques, médecins avec un seul objectif: explorer toutes les pistes à même de réduire l’addiction à travers des produits dits alternatifs, moins nocifs.

Plus de choix, moins de risques
L’événement a été très riche et dense avec plusieurs séances plénières, des keynotes d’éminentes personnalités et des workshops sur différentes thématiques. Ainsi, le slogan «Plus de choix, moins de risques», conforte des industriels déjà avancés en matière de recherche et développement, ce qui leur a permis de développer d’autres gammes, outre la cigarette classique. Entre la cigarette électronique et la cigarette qui chauffe sans brûler (différentes déclinaisons), il est établi qu’elles présentent moins de risques, la dose de nicotine étant moins importante. Le problème que connaissent les produits alternatifs a trait à la réglementation. Si, aux États-Unis, il existe un organe de réglementation et de contrôle -la célèbre et puissante FDA- représenté à l’événement par son directeur Mitch Zeller, sous d’autres cieux -comme au Maroc- le vide juridique prévaut. Au pays de l’Oncle Sam, on a fait le choix de la rigueur par l’interdiction de commercialiser tout produit non agréé par la FDA. Ainsi, la cigarette électronique distribuée dans ce pays l’une des plus contrôlées au monde, et de facto la moins nocive, comme d’ailleurs pour ce qui est des cigarettes chauffantes. Il n’y a aucune chance de trouver un circuit informel pour ces produits puisque les sanctions sont très sévères. Les conférenciers ont plébiscité ce système en insistant aussi sur la sensibilisation des adultes et la protection des enfants et des adolescents.

Mieux communiquer pour protéger
La communication était au centre des débats avec de fermes appels à la transparence. Konstantinos Farsalinos, cardiologue et chercheur, pense qu’il faudrait s’adresser aux fumeurs ayant une certaine addiction afin de les sensibiliser au danger que constitue la cigarette sur leur santé avant de leur proposer des produits alternatifs moins nocifs durant une phase intermédiaire. Il insiste par ailleurs sur la confiance à bâtir entre le consommateur et les autorités sanitaires afin que la voix de ces dernières soient audibles auprès des consommateurs. Ainsi, Xiaoting Wright, Founder and CEO de Mylo, considère comme dangereux ce discours rassurant et même trompeur à propos des cigarettes aromatisées ou labellisées «light», présentées comme moins nocives. Une consommation qui est majoritairement le fait de femmes et de jeunes, estime-t-elle. L’atelier «Innover pour le futur» s’est focalisé sur la protection des jeunes, surtout des adolescents, des effets de l’addiction par deux biais. Renforcer le cadre juridique et l’arsenal des sanctions, d’une part, et l’innovation pour la conception de produits les moins nocifs possibles de l’autre étaient les points les plus débattus, parallèlement au volet réglementaire. Enfin, les industriels se sont une nouvelle fois engagés à investir davantage dans la R&D afin de protéger le consommateur en minimisant son addiction par la réduction des effets nocifs, autrement dit, de la dose de nicotine.


Konstantinos Farsalinos
Cardiologue chercheur

Quand les gens se rendent compte que leur confiance à l’égard des autorités sanitaires est ébranlée ils n’y croient plus, c’est pourquoi j’insiste et je persiste qu’il est hors de question que l’on mente aux consommateurs.

Patrick Bashmam
Director of the Democratic Institute

L’intérêt porté pour la santé publique nécessite de plus en plus d’efforts en matière de recherche et développement de la part des industriels du tabac. Un travail colossal se fait, mais ce n’est jamais assez quand il s’agit de sauver des vies.

Michiel Reerink
Global Regularory Strategy JTI & Chairman GTNF Advisory Board

Il n’y a pas un industriel de tabac au monde qui souhaite voir un enfant fumer. Car au-delà du business c’est de notre avenir qu’il s’agit. Un avenir qui ne peut se construire que sur la base d’une santé saine d’où l’importance de la recherche et développement.


La keynote de Marc Firestone. President of external affairs Philip Morris International

“il y a un besoin de produits à risque réduit”

L’innovation dans les produits de tabac à risque réduit peut apporter un important bénéfice pour la santé publique et pour les consommateurs. En effet, le ratio de cessation de fumer au tour du monde est inférieure à 10%. En d’autre termes, 9 hommes et femmes sur 10 qui fument déjà, continueront de fumer. Cela dit, il y a un besoin aujourd’hui de donner à ces personnes qui ont fait le choix de continuer à fumer des informations mais aussi la possibilité d’accéder aux meilleurs alternatives à la cigarette. Je me rappelle d’il y a 20 ans déjà quand j’ai participé à de différentes discussions et négociations concernant la règlementation avec les membres de la communauté de la santé publique, il y avait une claire insistance sur les compagnies de tabac de développer des produits à risque réduit. De même, en 1997 une table ronde a été tenue par les nations unies avait pour objectif d’explorer la possibilité d’avoir des produits alternatifs à risque réduit. Un appel clair auquel nous avons répondu par le développement des produits à risque réduits que nous croyons qu’ils sont des meilleurs alternatifs pour les personnes qui continuent à fumer, mais la question comment peut faire mieux pour avoir une régulation adaptée et équilibrée car les produits sans fumée ne sont pas tous les mêmes, puisque certains sont produits selon des standards élevés et y en a d’autres qui le sont moins.

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