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Elles ont atteint 26,6 milliards de DH, ce qui comble le besoin de financement mais aussi participe à l’augmentation des actifs.

Alors que le besoin des sociétés non financières et des administrations publiques s’est accentué en 2018, il a été comblé en grande partie par les «secteurs résidents», selon le rapport annuel de Bank Al-Maghrib. Globalement, le besoin de financement de l’économie a été principalement couvert en 2018 par les prises de participation dans les entreprises résidentes qui ont atteint 26,6 milliards de DH contre 18,6 milliards un an auparavant. Quant aux autres flux, les crédits commerciaux sont revenus de 18,1 milliards à 10 milliards et les prêts de 29,5 milliards à 9 milliards de DH. Le flux des engagements nets des sociétés non financières s’est établi à 39,8 milliards après 51,5 milliards avec notamment un ralentissement de la progression à 9,2 milliards après 20,5 milliards des emprunts et de 10 milliards après 18,1 milliards de la croissance des crédits commerciaux. En revanche, les actions et autres participations ont augmenté de 20,7 milliards au lieu de 15,7 milliards un an auparavant. Pour les administrations publiques, leurs engagements extérieurs nets sont passés de 6,6 milliards de DH à un flux négatif de 1,9 milliard, résultat d’une diminution de 9,7 milliards pour les prêts. En ce qui concerne en particulier les tirages bruts du Trésor, ils se sont repliés de 16,8 milliards de DH à 6,2 milliards. Ce montant a été contracté principalement auprès du Fonds monétaire arabe à hauteur de 2,8 milliards, de la Banque africaine de développement pour 1,6 milliard et de la Banque mondiale pour 1,5 milliard de dirhams. Néanmoins, il y a lieu de noter que les avoirs des résidents à l’extérieur ont régressé de 7 milliards après une hausse de 15,7 milliards en 2017. Pour les sociétés financières en particulier, les réserves internationales brutes de Bank Al-Maghrib ont reculé de 10,6 milliards de DH et les autres actifs des autres sociétés de 1,4 milliard. En revanche, les sociétés non financières ont vu leurs avoirs s’accroître de 4,9 milliards après 3,2 milliards, résultat de progressions des flux nets des crédits commerciaux et des prises de participation.

Un secteur bancaire vivace
Les flux financiers entre les secteurs résidents ont été marqués en 2018 par une nette accélération des crédits octroyés par les banques à l’Administration centrale et par l’activité des banques participatives. Ainsi, les opérations financières des administrations publiques avec les résidents ont été caractérisées par une hausse sensible de 39 milliards de DH des flux de leurs engagements. Cette évolution reflète l’octroi par les banques d’un montant de 26,3 milliards dans le cadre des opérations d’affacturage lancées par l’État avec le système bancaire pour apurer le stock des crédits TVA. En ce qui concerne les émissions nettes de bons du Trésor, elles ont augmenté à 29,5 milliards. Pour ce qui est des actifs financiers des administrations publiques, constitués principalement des placements des organismes de prévoyance et de retraite à régime obligatoire, ils se sont accrus de 32,2 milliards de DH. Les détentions en bons du Trésor se sont amélioré de 6,6 milliards et les dépôts de 15,5 milliards tandis que les avoirs en titres d’OPCVM se sont renforcés de 10,8 milliards. Après une hausse de 15,5 milliards de DH en 2017, les engagements des sociétés non financières ont progressé de 7,3 milliards, traduisant essentiellement un recours moindre au crédit, son encours ayant augmenté de 2,6 milliards contre 15,4 milliards une année auparavant. Cette évolution reflète notamment la diminution du flux des crédits à l’équipement alloués par les banques à 610 millions au lieu de 15 milliards. Par ailleurs, les émissions nettes des titres de dette se sont chiffrées à 4,7 milliards de dirhams après 163 millions. Concernant les actifs des sociétés non financières, leurs flux sont passés de 4,3 milliards en 2017 à 18,5 milliards en 2018. En particulier, les dépôts auprès des banques ont progressé de 7,2 milliards pour ceux à vue et de 6,9 milliards pour les comptes à terme. Quant à leur portefeuille de titres d’OPCVM, il s’est renforcé de 5 milliards. 


Amélioration des actifs des ménages            

Les actifs financiers des ménages se sont améliorés de 55,6 milliards après 74 milliards. Cette évolution traduit essentiellement un accroissement de 25,9 milliards de leurs dépôts contre 40,4 milliards en 2017 avec en particulier une importante décélération de ceux à vue ainsi qu’une baisse pour la troisième année consécutive, des comptes à terme. La hausse des détentions en titres d’OPCVM s’est également limitée à 1,2 milliard après 2,8 milliards un an auparavant.

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