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La Suède, la Finlande, la Norvège et le Danemark ont tenu leur toute première rencontre multilatérale autour du développement durable avec le Maroc, avec des BtoB prometteuses.

Sur invitation de Aziz Rabbah, ministre de l’Énergie, des mines et du développement durable, et de Mustapha Bakkoury, président du directoire de l’Agence marocaine de l’énergie durable (Masen), les pays nordiques, en l’occurrence la Suède, la Finlande, la Norvège et le Danemark, ont tenu leur toute première rencontre multilatérale autour du développement durable avec le Maroc. Cela s’est notamment passé hier au siège de la région Casablanca-Settat au quartier Habbous, en présence de Mounia Boucetta, secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, de l’hôte de la conférence Bakkoury qui a, à cette occasion, volontairement porté ses deux casquettes de président de la région Casablanca- Settat et de président de Masen, de Said Ahmidouch, wali de la région Casablanca-Settat, des ambassadeurs des pays nordiques respectifs accompagnés d’hommes d’affaires, d’élus de la ville de Casablanca et d’opérateurs économiques conduits par Said Elhadi, président de la Commission nouvelle économie climat de la CGEM.

Plusieurs besoins exprimés
Dans son mot d’ouverture, Mustapha Bakkoury a présenté la cartographie du Maroc en matière de transition énergétique, notamment les enjeux, les besoins, les avancées enregistrées au niveau du modèle marocain qui, tout en s’ouvrant à l’extérieur pour y prendre le meilleur, tient également à préserver sa particularité. «Au Maroc, nous vivons dans une oasis», a indiqué Bakkoury. En clair, la préservation des ressources doit être au centre des politiques qui y sont conduites.

Le patron de Masen a exposé plusieurs besoins, dont celui portant sur la question de l’eau. «Les pays nordiques, qui ont une grande expérience en matière de développement durable, peuvent apporter un appui précieux au Maroc dans ces différents domaines», a-t-il conclu.

Mounia Boucetta a abondé dans le même sens, déclarant que «le potentiel de coopération dans le développement durable avec les pays nordiques n’est pas encore exploré encore moins exploité. Il y a donc d’importantes opportunités de créer des «green synergies» avec eux». Ce qu’a également confirmé Said Elhadi, de la CGEM, qui a listé les besoins sur lesquels le patronat est en train de travailler, à savoir la préservation des ressources en eau, l’efficacité hydrique, la mobilité durable et la fiscalité verte. Des domaines où les pays nordiques ont beaucoup à apporter, leur avance étant énorme. Prenons le cas de l’économie circulaire par exemple: Niklas Kebbon, ambassadeur du royaume de Suède au Maroc, a déclaré que le taux de recyclage des déchets est de 99% dans son pays. Que moins de 1% des déchets arrive aux décharges et que son pays se fait même payer par ses voisins pour s’occuper de leurs déchets.

Dans cette même économie circulaire, 80% des déchets sont recyclés en Finlande et en Norvège. Le Danemark, dernier de la classe, enregistre quand même un taux de 44% de déchets recyclés. Ces pays ont en commun d’appliquer le système de la consigne qui permet à certains emballages d’être utilisés plusieurs fois et de faire payer des taxes carbone élevées pour dissuader les pollueurs. Prenons un autre domaine, celui de la transition énergétique: en Norvège, 96% de l’électricité provient de source hydroélectrique, tandis qu’au Danemark, 50% de l’électricité vient de l’énergie éolienne. De la Finlande, le pays le plus engagé actuellement dans la coopération green avec le Maroc, grâce au travail acharné de son ambassadrice Anne Vasara, plusieurs entreprises se sont déplacées pour présenter leurs solutions innovantes et faire des affaires avec le Maroc. Il s’agit notamment de Kone, un leader mondial dans la mobilité verticale, venue montrer comment combiner un business à succès, le profit et une gestion de qualité de l’environnement (sound business, profit and sound environmental management). De Nokia, une des sociétés télécoms les plus connues au monde, qui offrira des possibilités pour gagner en efficacité à travers la digitalisation. D’Outotec, une entreprise finlandaise aux multiples activités à l’international, venue proposer ses solutions durables entre autres pour la production d’énergies renouvelables et le traitement des eaux industrielles. Et last but not least, de Business Finland, qui est également là pour présenter toute la panoplie de solutions que les entreprises finlandaises offrent pour contribuer à un monde durable, mais aussi pour parler du rôle des consommateurs dans la lutte contre le changement climatique ou de ce à quoi on peut aboutir par le biais d’une coopération public- privé.

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