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Le ministère délégué chargé des MRE et des affaires de la migration a organisé du 2 au 5 mai une série de rencontres, en Espagne, pour présenter son guichet unique mobile à la communauté marocaine, dont l’objectif est de faciliter l’accès aux services des administrations publiques. Reportage.

Ce matin du vendredi 3 mai, Malika s’est déplacée, en compagnie de ses deux enfants à Fuenlabrada (sud-Madrid) pour assister à cette expérience inédite où l’administration marocaine va à la rencontre des citoyens marocains dans leurs pays d’accueil. «Si la montagne ne va pas à toi, va à la montagne», semble être le credo de cette campagne de charme menée auprès des MRE d’Espagne. De fait, le choix de cette localité qui accueille cet évènement dans la communauté de Madrid, n’est pas tiré au sort. Fuenlabrada abrite une importante communauté marocaine «Cela fait des mois que je réclame un document à la succursale régionale de la CNSS à Safi , prouvant que je ne suis bénéficiaire d’aucune prestation sociale au Maroc, en vain !», explique cette mère de famille installée depuis 15 ans en Espagne.

Son dossier sera pris en charge par Benkhalid Mohamed, directeur des prestations familiales et sociales à la CNSS, le représentant de cet organisme, durant cette rencontre mise en place par le ministère des MRE. Cette caravane administrative a fait escale dans plusieurs villes espagnoles pour accueillir des Marocains désireux de régler quelques affaires administratives.

«Cet événement est une opportunité pour résoudre les problèmes des citoyens marocains, écouter leurs doléances et leur proposer les meilleures solutions possibles», souligne Benkhalid entre deux entrevues.

Outre le département organisateur, de nombreuses administrations marocaines ont répondu favorablement à cet appel. Dans deux salles aménagées en bureaux, l’on trouve un concentré de l’appareil administratif marocain : L’Agence nationale de la conservation foncière et du cadastre et de la cartographie, l’Administration des douanes et des impôts indirects, le ministère de l’Équipement et du transport, la Caisse centrale des garanties (CCG) et même l’Institut royal de la culture amazigh (IRCAM). Mais c’est le bureau occupé par le juge dépêché par le ministère de la Justice qui connaît un rush inhabituel. Le regard hagard, un homme à la quarantaine bien sonnée, munis d’un paquet de documents attend son tour pour «être entendu» par le magistrat. Au terme de cette singulière audition, ses traits crispés se relâchent. «J’ai été arbitrairement détenu suite à une plainte déposée par mon oncle. Ce qui était un absurde différend, sur un fond d’une affaire d’héritage s’est converti en un avis de recherche lancé à mon encontre et des accusations de séparatisme et d’atteinte à la sûreté de l’État», confie Khalid, la gorge nouée.

Relâché sans suite et lavé de tout soupçon, cet originaire d’Al Hoceima fut détenu durant son retour à sa terre natale. «Rentrer au Maroc est devenu pour moi un cauchemar ainsi que pour ma famille, car cet ordre de détention ne fut pas levé. La dernière fois, j’ai passé 8 heures au poste de police des frontières, avant d’être relaxé, sous le regard incrédule et abattu de mes enfants», se souvient- il amèrement. «Une erreur administrative», lui a confié le magistrat tout en lui garantissant d’y remédier, a-t-il promis à ce père de famille. Démêlés avec la justice, bureaucratie administrative ou reproches à l’adresse d’une administration, la liste des doléances des Marocains d’Espagne s’avère longue. «L’initiative en soi est intéressante bien évidemment, car les responsables sont plus réceptifs lors des rencontres du genre, chose que nous déplorons quand nous nous rendons sur place dans une administration marocaine. Or, il existe des problèmes structurels que les bonnes intentions ne peuvent résoudre», se lamente ce citoyen marocain qui patiente pour être reçu par le représentant du ministère du Transport. «Le traitement des douaniers marocains, en poste aux principaux ports d’entrée et principalement celui de Tanger Med est une calamité. Un traitement d’un autre âge nous est réservé durant ce passage obligatoire, où l’amabilité et la courtoisie font défaut. Sans oublier les longues heures d’attente sous un soleil de plomb avec nos enfants. Nous exhortons les responsables à veiller à ce que cette traversée ne soit plus un chemin de croix pour nous», appelle de tous ses voeux cet originaire de Tanger résidant dans la communauté de Madrid.


Mustapha 56 ans
J’ai acquis un lot de terrain et j’ai déposé une demande d’enregistrement auprès de l’administration concernée, mais je n’ai pas réussi à le faire, suite à des atermoiements administratifs. Durant mon entrevue avec le responsable de l’Agence de la conservation foncière, on m’a recommandé d’enregistrer mon lopin et l’immatriculer pour accélérer les démarches. C’est une solution que j’ignorais et à présent, je suis rassuré.

Youssef 36 ans
J’ai appris l’organisation de cet évènement par hasard suite à une rencontre fortuite avec un ami marocain. Il serait plus judicieux de communiquer davantage sur ces rencontres pour atteindre un maximum de personnes.


Chère, chère la traversée
Parmi les questions qui reviennent sur toutes les lèvres, celle de l’exorbitant prix des tarifs de la traversée et la hausse des prix, à la veille de chaque départ massif en vacances. Pour le représentant du ministère des MRE, «c’est un marché concurrentiel et ouvert et nous ne pouvons pas intervenir. Toutefois, l’année dernière, par exemple, nous avons pris connaissance d’une hausse tarifaire de la part d’un transporteur maritime et le ministère de tutelle a intervenu», souligne Jaouad Dequiuec, directeur de la coopération, des études et de la coordination sectorielle au ministère des MRE.

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