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Alors que le taux d’épargne se situe autour de 14% du revenu brut des ménages, les autorités financières souhaitent accélérer le rythme de l’inclusion financière et diversifier les produits proposés par les établissements financiers.

L’insuffisance de l’épargne continue d’être une épine dans le pied du secteur financier marocain. La dernière enquête de la Banque mondiale (BM) sur la capacité financière met en effet en exergue les connaissances financières relativement faibles, mais aussi celles autour des fournisseurs des produits financiers: 10% seulement des sondés les connaissent. Seulement 20% des ruraux sont familiarisés avec les services offerts par les compagnies d’assurance, bien que ces produits soient utiles pour lisser les fluctuations des revenus saisonniers de la plupart d’entre eux. D’ailleurs, ils sont parmi les moins doués en matière de gestion quotidienne de leurs finances, de planification des dépenses (y compris celles imprévues) et de préparation de la retraite.

«L’épargne des ménages, qui se situe autour de 14% de leur revenu disponible brut, serait beaucoup plus faible en comparaison internationale sans les transferts des Marocains résidents à l’étranger et la faiblesse des cotisations. Les données de l’enquête FINDEX 2017 de la Banque mondiale montrent que la proportion de la population en âge d’activité qui épargne est deux fois moins élevée au Maroc que la moyenne des pays de la catégorie à revenu intermédiaire-inférieur. Ces niveaux seraient encore plus bas si l’on se limitait à l’épargne auprès des institutions financières», explique Abdellatif Jouahri, gouverneur de Bank Al-Maghrib, lors de la rencontre placée sous le thème «L’Éducation financière à l’ère de la digitalisation; Un levier pour la promotion de l’épargne» ayant eu lieu le 7 novembre dernier.

Un événement qui a pour objectif de discuter notamment des moyens de promouvoir l’épargne tout en garantissant la protection des utilisateurs des services digitalisés ainsi que de la stratégie à adopter à l’ère de la digitalisation pour promouvoir l’éducation financière des citoyens et les inciter à utiliser les services digitaux.

«L’éducation financière, devant permettre à chaque individu de prendre des décisions adéquates en matière d’investissement et de faire des choix rationnels et éclairés, est aujourd’hui encore plus indispensable dans un monde de plus en plus digitalisé et qui donne plus d’autonomie aux consommateurs», insiste de son côté Abdellatif Zaghnoun, directeur général de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG).

Le Groupe de la Poste du Maroc, co-organisateur du mouvement, a à ce titre lancé plusieurs programmes et notamment ceux qui ciblent les jeunes et les femmes, citant ainsi le programme autour du produit d’épargne dédié aux jeunes «Tawfir Al Ghad» à travers notamment la production et la diffusion de capsules éducatives sur les médias sociaux, la production et le sponsoring d’émissions TV ou radios pour le grand public, ou encore le lancement, en collaboration avec l’UNFM, d’un programme d’accompagnement et d’éducation financière pour les femmes. Du point de vue des autorités financières, deux catégories d’actions sont à envisager. La première consiste à accroître le potentiel à moyen et long termes de cette épargne par l’accélération de la croissance, l’amélioration de l’emploi et surtout de sa productivité. Il s’agit dans les faits d’enclencher un cercle vertueux d’une croissance génératrice de revenus et donc d’épargne, elle-même nécessaire pour soutenir cette croissance.

«Évidemment, nous convenons tous que c’est là un des plus grands défis de notre économie aujourd’hui. La seconde catégorie consiste à mieux exploiter, à plus court terme, le potentiel mobilisable. Ce défi interpelle en premier lieu la communauté financière dans sa globalité, nous tous ici présents, autorités publiques, régulateurs, système bancaire, institutions financières», affirme le gouverneur de la Banque centrale... Il s’agit de poursuivre le développement du système financier, en particulier par l’élargissement et la diversification des opportunités et des produits de l’épargne parallèlement à l’élargissement de l’accès aux services financiers à un plus grand nombre de ménages.

«Certes, nous avons un système financier relativement profond en comparaison avec les pays de niveau de développement similaire, avec notamment un système bancaire solide et résilient comme l’a souligné l’évaluation menée par la BM et le FMI en 2015, mais plusieurs défis restent à relever. D’abord, cette performance n’est pas généralisée à toutes les composantes; certaines d’entre elles, et je pense en particulier à la place boursière de Casablanca, peinent à s’inscrire dans une dynamique durable. En outre, même dans les domaines où nous avons fourni des efforts importants, des délais longs sont parfois nécessaires pour constater des progrès tangibles», conclut Jouahri.

Les Marocains d’Espagne se désintéressent de la vie politique au moment où le mouvement d’extrême droite entame une ascension fulgurante dans le pays. Même les partis adverses semblent impuissants face aux extrémistes.

Les Espagnols se rendront encore aux urnes, dimanche 10 novembre. C’est le quatrième rendez-vous électoral en quatre ans. Or, cet air de déjà-vu est marqué par la percée fulgurante de Vox, mouvement d’extrême droite, qui a fait quasiment fait «exploser» l’audimat lors du débat télévisé diffusé lundi dernier. C’est aussi la première fois que l’immigration des mineurs, majoritairement des Marocains est soulevée dans un débat national et Vox, l’ennemi déclaré des migrants, en fait ses choux gras.

Durant ce show politique, Santiago Abascal, le leader de la formation d’extrême droite a avancé que 70% des délits sont commis par des immigrants. La formation radicale associe, sans gêne, ce collectif à la délinquance, aux viols ou à la violence urbaine. L’agence EFE a certes démenti le lendemain cette sordide information à travers son nouveau service factcheck. Or, sur le plateau, aucun du reste des candidats des principaux partis présents n’a désavoué les divagations populistes du chef de file du mouvement nationaliste radicale.

À y voir de plus près, la lassitude électorale n’épargne ni foyers encore moins les quartiers généraux des partis! Cette lassitude se lisait d’ailleurs sur les visages des prétendants à la présidence du gouvernement espagnol. Cependant, le débat a mis en évidence comment Vox est devenu un acteur politique de plus et pas des moindres dans le champ politique espagnol. Omar L, un jeune cadre marocain dans une multinationale à Madrid, naturalisé espagnol depuis peu, doute encore de l’utilité de son vote ce dimanche. «Je suis conscient que c’est un privilège que je dois exercer, surtout au vu de la montée en flèche du discours radical et anti-immigration à cause de l’arrivée de Vox. Mais comme le prédisent les pronostics, le blocage politique ne sera plus surmonté». Si le jeune Marocain s’intéresse aux débats politiques et suit avec intérêt l’évolution de la course électorale, peu de Marocains jouissant de la nationalité espagnole y consacrent autant d’attention. Le professeur d’origine marocaine Hassan Belarbi et président d’une association œuvrant auprès de la communauté marocaine peine à cacher son désarroi face à l’indifférence de la communauté marocaine devant les enjeux électoraux en Espagne. «Nous avons l’impression que l’extrême droite s’installe confortablement et ce fait est assimilé avec un fatalisme déconcertant», se lamente l’enseignant universitaire.

De fait, Vox est le seul parti gagnant de cette impasse politique. Le mouvement dont une grande majorité des Espagnols ignoraient l’existence depuis à peine un an, jouit, à présent d’une voix au chapitre. À en croire les pronostics, la formation réalisera une forte progression électorale, dimanche prochain. L’on dit même que Vox sera propulsé troisième force politique en Espagne. Le pays européen que l’on croyait immunisé contre le virus populiste cède comme un château de sable. «Il est à relever que les partis classiques ont préféré le silence. Aucune confrontation pour remettre les pendules à l’heure lors d’un débat transmis en prime time et regardé par des millions de téléspectateurs», s’indigne Belarbi. Le professeur interprète ce silence comme une offense à l’adresse d’une communauté et peine à cacher sa déception, surtout vis-à-vis des formations qui prétendent défendre les valeurs humaines et le bien-vivre ensemble.  Belarbi regrette que les associations des avocats marocains affiliés aux barreaux espagnols ne se soient pas révoltés contre les déclarations  de Vox.  En l’espace d’un an, le parti gagne du terrain.

«Aujourd’hui que le cadre légal a vu le jour, la parole s’est libérée», explique le sociologue Rachid Queraoui, professeur de sociologie à l’université d’Estrémadure. 

«Les Marocains doivent comprendre qu’il est urgent de s’impliquer dans la vie politique et associative de leur pays d’accueil. Nous portons tous le Maroc dans nos cœurs or cela n’empêche pas d’agir afin que les lois et les politiques du pays où nous contribuons à tous les niveaux soient favorables à nous et à nos enfants», ajoute Belarbi. Celui-ci appelle les Marocains à la mobilisation, «avant qu’il soit trop tard», alerte-t-il.

Pour Rachid Queraoui, les Marocains d’Espagne pèchent par leur manque de conscience politique. «Ce sont les résidus de la vie au Maroc et la méfiance à l’égard des pratiques politiques au royaume où tout était joué à l’avance et les dés pipés». Or, il est urgent de se mobiliser car l’heure est grave et les droits et acquis sont menacés. «Que peut-on espérer d’un parti qui veut interdire des formations politiques espagnoles une fois au pouvoir», conclut-il.

La 5e édition du Forum euro-méditerranéen des jeunes leaders d’Essaouira s’intéressera, du 15 au 17 novembre, à la question de l’engagement. Des associations  animeront des ateliers de réflexion et d’éducation.

S’engager dans des associations a une grande importance dans le développement de la société marocaine, et les jeunes en sont les principaux acteurs. Leur implication de plus en plus importante dans les organisations non-gouvernementales (ONG), devenues des piliers du développement humain et social au Maroc, montre leur volonté d’agir pour une citoyenneté ambitieuse. Ces ONG contribuent à plusieurs secteurs, notamment les droits de l’Homme, la santé, l’éducation, les libertés individuelles, la pauvreté, l’aide humanitaire, les droits politiques, sociaux, économiques et culturels.

À travers le travail associatif, les jeunes bénévoles aident à la fondation d’une société meilleure et prennent part au changement social. La 5e édition du Forum euro-méditerranéen des jeunes leaders d’Essaouira, qui se déroulera du 15 au 17 novembre 2019, s’intéresse fondamentalement à cette question d’engagement, l’un des facteurs importants d’une mobilisation sociale collective des jeunes d’aujourd’hui et leaders de demain. Le forum regroupera des personnalités du Maroc et de France issues de divers domaines, que ce soit la politique, la culture, les médias ou encore celui associatif. Des associations seront présentes au forum afin d’intervenir et d’animer des ateliers intellectuels et éducationnels. L’association ENACTUS Maroc, qui travaille sur le progrès sociétal et entrepreneurial, animera l’atelier «Stratégie de partenariats, stratégie de financement». Cette association regroupe de jeunes étudiants et leaders du monde académique et économique qui s’engagent à utiliser l’entrepreneuriat pour améliorer les vies et façonner un monde meilleur et durable. L’association Cartooning for Peace, grand réseau associatif international regroupant des dessinateurs de presse engagés, animera l’atelier «Décrypter une caricature». Les dessinateurs de presse de Cartooning for Peace luttent pour le respect des libertés des individus et des différences culturelles à travers leurs dessins humoristiques. L’association les Haut-parleurs, qui regroupe des jeunes reporters francophones au niveau international, animera l’atelier «Création de contenus sur Internet». La chaîne web des Hauts-parleurs aborde des sujets de société comme l’environnement, les réfugiés, les femmes, les droits des enfants, les libertés individuelles, la culture, et fait part de leur vision pour un monde meilleur. Le Carrefour associatif, réseau composé de sept associations marocaines (Asssociation marocaine d’appui à la promotion de la petite entreprise, Association marocaine d’appui au développement local, Association marocaine de solidarité et de développement, Association Mouvement Twiza, Association Oued Srou, Association Tichka et lFédération des associations de développement de Figuig).

Cette association animera l’atelier «Définir et redéfinir son projet». Ce réseau associatif a pour objectifs de promouvoir la pratique de la bonne gouvernance et de renforcer les acteurs associatifs au niveau institutionnel et organisationnel.

Enfin, l’association française AVISE, qui agit pour accroître le nombre et la performance des entreprises d’économie sociale et solidaire créatrices d’emplois et d’activités nouvelles, animera l’atelier «Mesurer son impact social». L’intérêt des jeunes pour ces associations à motivations et objectifs divers est vecteur d’une citoyenneté appliquée. L’engagement social émane du partage d’opinions et de la prise de décision individuelle ou collective pour des causes qui peuvent orienter la société vers un futur prometteur. Être citoyen, c’est agir. Le monde associatif possède des atouts indéniables pour promouvoir le dialogue entre différents citoyens de différentes cultures et divers profils. Le Forum euro-méditerranéen des jeunes leaders d’Essaouira encourage et montre comment de jeunes participants sont impliqués dans la cause sociétale, et que par leurs ambitions, qui se matérialisent par leurs actions, ils veulent faire avancer la société vers un futur prometteur. L’organisation de tels événements témoigne de l’intérêt qu’a la société pour le changement et intervient pour promouvoir et encourager cela. 

Yasmine El Hajim
Étudiante journaliste (ISIC)

Suites aux crashs des avions de Lion Air et d’Éthiopan Airlines, Boeing a mis les bouchées doubles pour assurer le retour dans les airs de son 737 MAX en toute sécurité. Le groupe annonce d’importants changements sur le plan de la gouvernance et des opérations dans le but de mieux focaliser ses activités.

Suite à la publication du rapport d’enquête sur le crash de l’appareil de la compagnie Lion Air au large de l’Indonésie survenu le 28 octobre 2018 faisant 189 morts, Boeing travaille activement pour un retour en service du 737 MAX en toute sécurité. Les causes du crash de l’appareil de la compagnie Lion Air au large de l’Indonésie survenu le 28 octobre 2018 faisant 189 morts ont été révélées vendredi 25 octobre par des enquêteurs indonésiens. L’enquête    réalisée par le Comité indonésien de sécurité des transports pointe du doigt des défauts de conception du système de commandes de vol du Boeing 737 Max.

En d’autres termes, selon les mêmes enquêteurs, ces erreurs ont joué un rôle clé lors de l’accident. «La conception et la certification du MCAS», un système automatique qui devait empêcher l’avion de partir en piqué, «étaient inadaptées», révèle-t-on à propos de ce drame. «Nous saluons le travail accompli par le KNKT, le Comité indonésien de sécurité des transports et les efforts considérables déployés dans le but de déterminer les circonstances de cet accident et les facteurs qui y ont contribué ainsi que pour ses recommandations visant à atteindre notre objectif commun, à savoir faire en sorte que de tels accidents ne puissent se reproduire.

Ces événements tragiques nous ont tous profondément touchés et nous n’oublierons jamais ce qui s’est passé», a renchéri Dennis Muilenburg, directeur général de Boeing   Rappelons-le, quelques jours après ce drame, un autre crash d’un appareil du même modèle de la compagnie Ethiopian Airlines qui assurait la liaison entre Addis-Abeba et Nairobi avait fait 157 morts. Depuis ces deux accidents, tous les 737 MAX sont cloués au sol, entraînant des pertes immenses pour le fabricant de l’appareil. «Ces deux accidents tragiques continuent de peser lourdement sur tous les employés de Boeing», a précisé le groupe qui a créé un fonds de soutien d’un montant de 100 millions de dollars afin de répondre aux besoins des familles et des communautés touchées par ces accidents. Cinquante millions de dollars ont été affectés au fonds d’assistance financière de Boeing afin d’apporter sans délai une aide financière aux familles des victimes des accidents. Kenneth Feinberg et Camille Biros, experts américains spécialisés dans la création et la gestion des fonds d’indemnisation des victimes ont été engagés pour concevoir et administrer en toute indépendance la gestion de ce fonds dont bénéficient d’ores et déjà les familles touchées.

En parallèle au soutien des victimes de ces accidents tragiques, «Boeing a accompli d’importants progrès en vue de remettre le 737 MAX en service en toute sécurité», notamment en poursuivant sa collaboration avec l’Administration fédérale de l’aviation américaine (FAA) et d’autres autorités de réglementation du monde entier à propos du processus de certification de la mise à jour logicielle du 737 MAX et de la formation correspondante. Le groupe annonce d’importants changements sur le plan de la gouvernance et des opérations dans le but de mieux focaliser ses activités.

À ce propos, un nouveau leader a été nommé chez Boeing pour diriger la Division aviation commerciale (BCA–Boeing Commercial Airplanes). Il s’agit de Stan Deal en remplacement de Kevin McAllister. Cernant la mise à jour logicielle du 737 MAX, il est à noter que le logiciel de commande de vol appelé MCAS lira désormais les informations provenant de deux sondes (contre une seule sonde auparavant) et comparera les données fournies avant de s’activer. Mieux, les pilotes seront avertis si les sondes indiquent des résultats divergents et dans de tels cas, le MCAS n’entrera pas en action, détaille le constructeur aéronautique et aérospatial américain ajoutant que pour une alerte donnée, le MCAS n’entrera en action qu’une seule et unique fois et que les pilotes auront toujours la possibilité, à ce moment là, de neutraliser le MCAS en tirant sur le manche pilote. Ce n’est pas fini. Chaque pilote devra suivre une formation complémentaire avant de piloter le 737 MAX. Toutefois, le 737 MAX ne sera remis en service qu’une fois obtenue l’approbation nécessaire conformément à la réglementation locale. «Nous espérons que la FAA (autorité américaine) donnera son approbation d’ici la fin de l’année 2019. Le calendrier étant soumis aux régulateurs, cette prévision peut évoluer», a déclaré le management de Boeing. 

Organisé par l’Ambassade de France, l’Institut français, la Fondation Essaouira Mogador et la Fondation Anna Lindh, en collaboration avec plusieurs associations marocaines, l’événement est prévu cette année avec l’Institut supérieur de l’information et de la communication comme partenaire média.

Un appel à participation a été lancé en juillet dernier pour permettre à un large public de bénéficier des quatorze ateliers prévus à cette occasion, principalement axés sur la citoyenneté et le partage. Les critères de sélection des candidats âgés de 18 à 25 ans portaient essentiellement sur l’engagement fort des participants à œuvrer pour un monde plus tolérant et plus juste. Ansoumane Mara, Guinéen, cyber-activiste vivant à Marrakech, est l’un des participants retenus. Selon lui, c’est son engagement citoyen en matière de promotion des droits de l’Homme qui a présidé à sa sélection.

«Si nous nous engageons dans ce cyber-activisme, c’est pour que les institutions internationales puissent reconnaître que les êtres humains sont égaux en droits et que cela doit rester comme tel partout», affirme Mara.

Ils seront plus d’une centaine de personnalités et experts de renommée internationale à prendre part à ce forum. Une belle occasion, pour les participants, de nouer de nouvelles relations et d’étendre le champ relationnel au-delà du Maroc. «En plus des formations, c’est une opportunité pour nous de discuter de nos projets futurs avec des personnes «ressources»», dixit Ansoumane Mara. Ils viendront de partout pour partager des expériences et enraciner l’esprit citoyen chez les jeunes, principale force motrice de ce forum. La citoyenneté exige le respect des valeurs de pluralité et l’acceptation des différences pour la construction d’un nouveau monde.

Pour Mara, la nécessité de ce nouveau modèle de citoyens se fait sentir bien plus dans le respect et la reconnaissance de l’autre que dans toute autre chose: «Le citoyen que nous devons être est celui qui a les mêmes droits partout où il ira et qui sera respecté en tant qu’être humain. Simplement. », conclut-il. À l’orée de cette 5e édition, beaucoup d’autres activités sont prévues en marge des ateliers comme le Tribunal pour les futures générations, un concert de musique et une projection cinématographique sur une thématique dont l’importance transcende l’espace méditerranéen. 

Hafsatou Abass Bah
Étudiante journaliste (ISIC)

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