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Les candidatures devront être conformes aux thèmes du PIA qui visent à promouvoir l’innovation sociale et économique dans cinq catégories.

L’African Innovation Foundation (AIF), basée à Accra au Ghana, remet ça! Elle prépare activement son Prix de l’innovation pour l’Afrique (PIA), notamment sa 7e édition, dont la cérémonie de remise officielle aura lieu en mai prochain. Axé sur le thème «Investir dans les écosystèmes d’innovation inclusifs», le PIA 2018 est parti sur les chapeaux de roues! En effet, depuis le 10 octobre dernier, l’appel à candidature est ouvert, et les candidats ont encore un peu plus d’un mois pour participer puisque la date limite d’envoi des dossiers de candidature à l’adresse http://innovationprizeforafrica.org/ est fixée au 10 janvier 2018. Sont éligibles à ce concours tous les Africains. Simplement, les candidatures devront être conformes aux thèmes du PIA qui visent à promouvoir l’innovation sociale et économique dans cinq catégories, à savoir l’industrie manufacturière et services; la santé et le bien-être; l’agriculture et l’agro-industrie; l’environnement, l’énergie et eau et les technologies de l’information et de la communication. Et c’est à l’aune de cette conformité que le jury attribue chaque année son prix qui porte sur une enveloppe de 185.000 dollars (environ 1,85 MDH), partagée entre les dix meilleurs innovateurs africains qui se démarquent par leurs innovations. D’une manière générale, le PIA vise à encourager les réalisations pionnières qui contribuent au développement de nouveaux produits, à l’accroissement de l’efficacité ou à la réduction des coûts en Afrique. Ce prix annuel vise «à célébrer l’innovation locale sur le continent en récompensant les innovations remarquables qui proposent des solutions pratiques, commercialisables et durables aux problèmes africains», expliquent les organisateurs. Par ailleurs, «Le PIA prend de plus en plus d’ampleur à chaque édition, attirant des innovateurs issus de toutes disciplines et avec des solutions exceptionnelles aux défis africains. Pour cette septième édition, nous espérons également élargir le réseau de partenaires, d’innovateurs et autres acteurs de l’innovation pour construire des écosystèmes d’innovation plus solides et plus durables qui propulseront le continent vers l’avant», a affirmé Pauline Mujawamariya Koelbl, directrice du PIA. Rappelons que, lors de l’édition précédente, le PIA a reçu plus de 2.500 candidatures de tout le continent, avec un nombre record de candidates (482 soit 19%). Il a attiré plus de 7.500 innovateurs issus de 52 pays, avec 55 des meilleurs innovateurs du continent et plus de 400 acteurs de l’innovation, le positionnant d’emblée en tant que véritable initiative panafricaine.

«L’AIF a jusqu’ici soutenu les anciens lauréats et les finalistes à hauteur de plus d’un million de dollars, ce qui a permis de faire progresser leurs innovations. De plus, grâce à la visibilité générée par le PIA, les anciens lauréats ont obtenu des investissements de plus de 30 millions de dollars pour développer et étendre leurs activités», assurent les organisateurs. Signalons par ailleurs que les précédentes éditions du PIA ont respectivement eu lieu au Ghana (2017), au Botswana (2016), au Maroc (2015), au Nigeria (2014), en Afrique du Sud (2013) et en Éthiopie (2012). C’est en 2012 que le concept a été inauguré à Addis-Abeba. Les ministres africains de l’Union africaine (UA) et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (UNECA) avaient conjointement adopté, à cette issue, une résolution pour soutenir l’AIF dans ses missions. 


Focus sur le Grand Prix PIA 2017

Le Grand Prix PIA 2017 a été attribué en juillet dernier à Accra à l’Égyptien Aly El-Shafei pour son innovation brevetée sous la dénomination SEMAJIB. Elle porte sur un palier intelligent polyvalent qui peut changer ses caractéristiques lorsqu'il fonctionne. Il se compose d'un palier magnétique noyé dans un palier à tourillon rempli d'huile, formant ainsi le palier à commande intelligente. Il y a une amélioration significative de la performance de la turbine en utilisant SEMAJIB, en particulier dans les centrales à cycle combiné à ligne unique, ainsi que dans la technologie de générateur conventionnelle. Cette technologie est brevetée aux États-Unis depuis 2010 et une version plus récente est également en instance de brevet aux États-Unis. Le dispositif est conçu pour être utilisé pour supporter des turbines génératrices d'énergie et peut être utilisé pour améliorer l'efficacité et réduire les coûts de production d'énergie en Afrique. Deuxièmement, il s'agit d'une innovation que l'Occident s'efforce de mettre en place, comme le montre l'intérêt de Siemens pour cet appareil. C'est une innovation mondiale originaire d'Afrique, renversant ainsi l'image de l'Afrique de consommateur de technologie pour devenir un producteur de technologie. Troisièmement, la production de ces roulements en Afrique générerait des emplois et des revenus pour l'Afrique, car elle peut clairement être exportée vers l'Ouest.

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