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Ce positionnement de leader que le royaume désire concrétiser dans le secteur de l’énergie dans le continent a été réaffirmé lors des travaux du Sommet des options sur le gaz en Afrique du Nord et en Afrique de l’Ouest et du Forum africain des énergies renouvelables ouverts mercredi 29 novembre à Casablanca.

Casablanca abrite les 29, 30 novembre et 1er décembre  les travaux du «Sommet des options sur le gaz en Afrique du Nord et en Afrique de l’Ouest» et le «Forum africain des énergies renouvelables». Placée sous le haut patronage du roi Mohammed VI, cette initiative d’EnergyNet, qui se veut une occasion particulière de rencontres et de partages entre les différentes parties prenantes publiques et privées nationales et internationales les plus actives dans le domaine de l’énergie en général et dans celui du gaz et des énergies renouvelables en particulier, est bien partie. En effet, dès l’ouverture des travaux, présidée par Patrick Eyogo Edzang, ministre gabonais de l’Eau et de l’énergie, Abderrahim El Hafidi, secrétaire général du ministère de l’Énergie, des mines et du développement durable et directeur général par intérim de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), qui représentait Aziz Rebbah, ministre de l’Énergie, des mines et du développement durable, et Amina Benkhadra, directeur général de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), le ton a été donné. Comme l’a souligné Amina Benkhadra, «les deux thématiques de la rencontre que sont le gaz et les énergies renouvelables revêtent une grande importance, car elles constituent la colonne vertébrale du mix énergétique dans un environnement où les besoins mondiaux en énergie sont colossaux et en constante augmentation et où la transition énergétique constitue un défi mondial».

Une transition longue et difficile
En effet, le monde de l’énergie est soumis à une triple croissance : une croissance économique mondiale notamment des pays émergents, une croissance de la population mondiale qui passera de 7,1 milliards d’individus en 2013 à 8,3 milliards en 2030 et 9 milliards en 2050, et la croissance de la demande mondiale en énergie qui devrait augmenter de plus de 40% à l’horizon 2030. Dans cette perspective, le monde a plus que jamais besoin d’une énergie propre, sûre et accessible. Pour y arriver, l’économie mondiale doit engager de profonds changements où une politique intégrée de l’énergie et du changement climatique s’impose pour transformer les modes de production et de consommation et le type d’énergie utilisée. Selon Amina Benkhadra, «la transition vers un système énergétique cohérent et durable sera longue et difficile». En effet, selon les perspectives énergétiques mondiales à l’horizon 2035, le mix énergétique sera encore dominé par les énergies fossiles qui représenteront 75% contre 85,5% en 2016. Le pétrole va baisser de 31% à 28%. Le charbon va également baisser, en reculant de 29% en 2013 à 26% en 2035. Par contre le gaz, énergie propre, va augmenter de 21% actuellement à 24%. Tandis que les énergies bas carbone vont enregistrer une hausse un peu plus forte notamment en passant de 13% à 18% dans le mix énergétique mondial.

Une volonté de partager son expérience
Dans ce contexte, le Maroc a choisi de prendre les devants en mettant en œuvre, dès 2009, une stratégie énergétique à travers plusieurs actions : la mise en place d’un bouquet énergétique diversifié et optimisé, le développement à grande échelle des énergies renouvelables (solaire et éolienne), la promotion de l’efficacité énergétique, la mobilisation des ressources nationales fossiles, l’intégration dans le système énergétique régional africain et euro-méditerranéen pour renforcer la sécurité énergétique et les transferts de technologies et l’application en amont des dispositifs de préservation de l’environnement dans toutes les activités énergétiques. Cette stratégie est basée sur la réalisation d’un mix énergétique ouvert, incluant toutes les sources d’énergie (charbon, gaz et énergies renouvelables : solaire, éolien, hydraulique), où la part belle est quand même accordée aux énergies renouvelables. En effet, le choix du Maroc d’investir massivement dans les énergies renouvelables est un choix stratégique visant à développer les ressources nationales abondantes pour contribuer au développement durable. À cet effet, plusieurs chantiers ont été lancés, notamment les plans solaires et éoliens d’une capacité de 2.000 MW chacun à l’horizon 2020 et près e 12.845 MW en 2030. L’introduction du gaz naturel est aussi une autre composante essentielle de cette stratégie. Elle vise à en assurer l’équilibre et la stabilité et pour ce faire, le royaume prévoit un grand projet dénommé Gas To Power à Jorf Lasfar. En attendant, le lancement de ce chantier, la directrice de l’ONHYM affirme que, «le Maroc a un leadership avéré pour appuyer la transition énergétique en Afrique».

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