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Première prise en main sur les routes portugaises de la citadine premium la plus écologique du moment. Au-delà de son look atypique et de son intérieur qualitatif, la BMW i3s concilie de façon originale entre le luxe d’une «béhème» et l’écologie d’une auto électrique.

Si la Nissan Leaf trône sur le marché mondial de la voiture électrique, la BMW i3 peut elle aussi se targuer d’un autre leadership : celui du véhicule électrique compact le plus vendu du segment premium. En effet et outre une production annuelle chiffrée à 26.631 unités en 2016, la petite «béhème» électrique a franchi en octobre de cette année le cap symbolique des 100.000 exemplaires vendus dans le monde depuis son lancement en 2013. Conscient que le virage électrique sera inévitable à terme, BMW a d’ores et déjà tracé une feuille de route, verte et annoncé que d’ici 2025, sa gamme comptera 25 modèles électrifiés, dont 12 seront 100% électriques. En attendant, cette échéance, c’est la i3 qui se charge de nourrir les grandes ambitions de la marque en termes de volume et de populariser la chose électrique auprès des clients de l’hélice. D’où une version améliorée et inédite de cette (petite) compacte : la i3s.

S, pour Sport
Il s’agit en fait d’une variante «sportive» du modèle éponyme. Esthétiquement, celle-ci est reconnaissable par sa carrosserie bicolore, dite «Black Belt» et dont la seconde couleur noire habille le capot, la coque des rétroviseurs, le toit et le hayon. Hormis cette spécificité, la i3s conserve tous les éléments qui en font une auto au design singulier, voire futuriste. Il y a d’abord son allure de cube aux angles adoucis et sa signature lumineuse fine à l’avant comme à l’arrière… Mais son trait le plus particulier reste sa ceinture de caisse à la brisure très marquée au niveau des portes arrière qui, d’ailleurs, sont à ouverture antagoniste. Au-delà de ces considérations stylistiques, cette déclinaison a totalement été revue au niveau de son architecture technique inférieure et notamment pour ce qui est des liaisons au sol. Ainsi, sa suspension a été abaissée de 10 mm, dotée de nouveaux amortisseurs et ressorts, tandis que ses voies ont été élargies de 40 mm, le tout campant sur des jantes plus larges de 20 mm.

Un intérieur cocooning
L’habitacle de la i3s est, lui aussi, unique en son genre. La présentation intérieure se veut assez épurée, avec une planche de bord suspendue et une ergonomie travaillée. BMW évoque des matériaux recyclables et des matériaux traités avec un grand respect de la nature, comme du cuir tanné naturellement. La disparition du levier de vitesses et du frein de parking dégage plus d’espace aux places avant. À l’inverse, les places arrière sont plutôt symboliques ou alors tout juste suffisantes pour accueillir des enfants en bas âge. En revanche, l’ouverture antagoniste des portes et l’absence de pied milieu facilitent grandement l’accès à la banquette. Quand au coffre, il affiche tout juste le volume d’une citadine polyvalente, soit 260 litres. Et pour cause, son sous-plancher est en bonne partie réservé à la batterie du moteur et celle de la i3s affiche une puissance de 94 Ah qui lui autorise une autonomie 100% électrique de 280 km (selon le cycle NEDC) et 200 km en conduite réelle, selon BMW.

Plaisir de conduite en mode mobilité durable
En fait, il faut préciser que la i3s est une auto électrique équipée d’un prolongateur d’autonomie, soit un bicylindre essence de 650 cm3 qui fait office de générateur d’électricité lorsque les batteries sont à plat. En d’autres termes, la i3s ne craint pas la panne sèche qu’elle évite avec un petit plein d’essence. Nos premiers tours de roues nous font découvrir une voiture lourde (1.460 kg), dont il faut enfoncer l’accélérateur pour la bouger. Pourtant, lorsqu’on passe du mode EcoPro ou Confort à celui de Sport, l’auto change radicalement de conduite : ses accélérations sont plus «immédiates» et son comportement devient alerte et plus agile. Il faut dire aussi qu’avec l’équivalent de 184 ch de puissance, la i3s est surmotorisée par rapport à son gabarit (4 m de long). Celui-là même qui lui autorise un rayon de braquage sur 45°, mais aussi de stationner dans un mouchoir de poche. La tenue de route est saine et le freinage est bon, bien que nous l’ayons peu sollicité et cela, du fait d’une pédale (d’accélérateur) intelligente, faisant perdre à l’auto son inertie lorsqu’on la lâche. Au final, cette i3s nous a permis de redécouvrir les artères de la capitale portugaise, sous un nouveau jour et tout en ne contribuant pas à sa pollution. Malheureusement et avec un prix annoncé à plus de 40.000 euros, cette BMW n’est pas prête à voir le jour sur un marché comme le nôtre où les voitures électriques et hybrides manquent encore et cruellement du coup de pouce de l’État. Dommage ! 

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