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À quelques mois du vote des 207 fédérations affiliées à la FIFA pour choisir le pays organisateur de la Coupe du monde 2026, les États-Unis ont choisi le terrain médiatique pour attaquer le dossier marocain. Objectif : semer le doute sur les capacités du royaume à organiser cette compétition et l’accuser indirectement de séduire les pays votants en utilisant les accords de coopération avec leurs fédérations respectives. Dans la chronique de cette guerre annoncée, la FIFA n’est pas aussi neutre qu’on le pense. Les détails.

Le quotidien américain The New York Times avait qualifié la candidature du Maroc, dans son édition du 16 janvier, quelques jours avant le lancement de la campagne du Maroc, de «tiède» et «manquant cruellement d’arguments». Le quotidien new-yorkais pointe l’inexistence d’un site web marocain pour communiquer autour de l’événement et bombe le torse à propos de 48 villes nord-américaines prêtes à accueillir. Sentant le souffle des Américains sur la nuque, le Comité national de candidature à l'organisation du Mondial 2026 convoque la presse, dévoile le logo du dossier, mais n’abat pas toutes ses cartes.

Le 29 janvier, le New York Times revient à la charge avec une publication qui suggère que le document adressé aux fédérations affiliées à la FIFA vise particulièrement le Maroc. Vendredi 27 janvier. La secrétaire générale de la Fifa, Fatma Samoura, envoie un document de six pages aux 211 fédérations de football que compte la FIFA. Elle les exhorte à refuser tout moyen de persuasion, ou autre incitation, en contrepartie de leur vote pour un des candidats à l’organisation de la Coupe du monde 2026. En clair, le Maroc doit cesser tout contact avec les autres fédérations du monde, en attendant le verdict des pays votants le 13 juin prochain. Une attaque de la FIFA sabre au clair envers le Maroc.

La Fifa, un ami qui... nous veut du bien ?
Le quotidien new-yorkais saute sur l’occasion pour annoncer que ce document envoyé par les hautes instances de la FIFA vise particulièrement le Maroc qui va concurrencer le trio États-Unis-Mexique-Canada. Le journal soutient que le Maroc a signé récemment une convention avec la CAF, en vertu de laquelle il invite les sélections africaines à venir profiter des infrastructures sportives et médicales du pays. Une manière de jeter du discrédit sur la politique de coopération de la FRMF avec plusieurs fédérations du continent. Cette fois, c’est le président de la FRMF qui monte au créneau pour répondre à la publication de cette nouvelle attaque. Il déclare sur les colonnes d’Al Massae du 31 janvier : «Nous avons informé la FIFA de nos accords avec les pays africains avant le dépôt de notre candidature pour l’organisation du Mondial 2026. En plus, chaque fois que je rencontre le président d’une fédération, j’en informe la FIFA qui sait que nous avons signé des accords avec 40 pays africains». En gros, le Maroc laisse l’initiative aux États-Unis en attendant que ses armes de persuasion se mettent en place et tournent à plein régime.

Place aux spin doctors
Pour appuyer sa candidature, l’arme secrète du Maroc s’appelle «Vero Communications». L’entreprise londonienne n’est plus à présenter puisqu’elle a aidé à livrer la Coupe du monde 2022 au Qatar et les Jeux olympiques de 2024 à Paris. Elle travaillera de concert avec la Fédération et le Comité de candidature Maroc 2026, chapeauté par Moulay Hafid Elalamy, afin de «concevoir la vision d'un tournoi accueillant, passionnant et authentique dans l'une des nations les plus dynamiques d'Afrique», selon un communiqué publié sur le site officiel de l’agence. Vero rappelle aussi qu’elle sera «l'agence principale sur tous les aspects de la communication internationale des médias et des réseaux sociaux et travaillera en étroite collaboration avec les leaders des offres sur la stratégie globale de la campagne». Le Maroc a également jeté son dévolu sur les réseaux sociaux, même s’il est président depuis peu sur Twitter et Facebook.

Du côté des Américains, UNITED 2026 est le nom de code de la candidature des trois pays d’Amérique du Nord, lequel dispose déjà d’un portail très bien garni en informations, sans oublier des comptes Twitter et Facebook certifiés.

Du côté marocain, le portail de la candidature n’est pas encore lancé. Un retard à l’allumage qui donne un avantage à l’adversaire, mais on est tenté de croire que le royaume n’a pas encore mis toutes ses forces dans la bataille.

Les membres de la FIFA devraient voter pour le pays-hôte de la première Coupe du monde à 48 nations, lors de leur 68e Congrès à Moscou le 13 juin.

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