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Après le Maroc, le Sénégal et la RD Congo qui ont montré du beau jeu, le Burkina Faso a été éliminé par l’Égypte et le Ghana éjecté par le Cameroun. Pour rester dans le carré final, il fallait jouer un football défensif, réaliste, à la limite de l’ennui. Amateurs de football-champagne s’abstenir.

Les avis sont mitigés concernant le niveau global de cette édition de la CAN 2017. Cependant, les analystes sont unanimes sur la mutation du football africain qui s’est européanisé, au point de donner l’impression de suivre les matches de Ligue 1 ou de Serie A italienne. De l’engagement physique, de la discipline tactique ainsi que des duels violents: c’est ce qui a dominé les phases de jeu de cette CAN. Preuve en est, les sélections qui ont essayé de jouer le ballon et dominer ont été, pour la plupart, éjectées de la compétition. Deux équipes se sont particulièrement illustrées dans cette nouvelle doxa de la CAN: L’Égypte et le Cameroun. Les premiers ont tenu pendant 120 minutes face aux Étalons du Burkina, très entreprenants, qu’ils ont menés paisiblement vers le piège des tirs au but. Une occasion pour les Égyptiens de brandir leur carte maîtresse: l’expérience de leur gardien Essam El-Harady. À 44 ans, le portier des pharaons arrête plus de ballons que le jeune Hervé Kouakou Koffi (20 ans), et expédie l’Égypte en finale.

Voyage au bout de l’ennui

Le Cameroun joue la même partition depuis le début de la CAN. Une charnière défensive solide qui fait bloc devant le gardien Fabrice Ondoa, 21 ans. Les Éléphants, au bout d’un match ennuyeux, ont fait tomber l’équipe du Sénégal, qui a rendu la meilleure copie en phase de jeu, avant de céder lors des séances de tirs au but.

Le Cameroun  a réédité  l’exploit face au Ghana en demi-finale. Les Black Stars, vieux routiers du football continental, ont donné libre cours à la fougue des frères Ayew et aux éclairs de génie d’Asamoah Gyan. Mais ce n’était pas suffisant face à des Camerounais au football réaliste. On est loin des années fastes de la génération de Rigobert Song, mais le football moderne pratiqué par les Camerounais est dominé par les schémas tactiques inspirés du football européen où il est difficile de faire le grand écart entre l’art et la manière. Et les jurisprudences de la Grèce (2002) et du Portugal (2016), vainqueurs de la Coupe d’Europe, sont là pour nous le rappeler. 

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