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À voir le derby casablancais, on est tenté de croire que le football marocain peut rapporter gros mais la réalité est toute autre.

En un intervalle de trois jours, le contraste du football national a encore une fois éclaté au grand jour. Entre un derby à guichets fermés «sold out» et un match à Zemamra à huit clos, notre football évolue à plusieurs vitesses.

Le show
Casablanca a été la capitale du football arabe l’espace d’un week-end. Les verts et rouges ont encore une fois réaffirmé leur cote de popularité en remplissant un stade de 45.000 spectateurs. Ils auraient même pu réunir 100.000 spectateurs si la contenance du complexe Mohammed V le permettait. Les verts qui recevaient ont empoché 2,3 MDH, une somme qui dépasse la recette de billetterie annuelle de certains clubs marocains. Ce show casablancais qui dépasse les frontières et fait la réputation du football national, quoique ne relatant pas la réalité de tous les clubs, reste un produit sous exploité et ne profite pas pleinement au Raja et au Wydad. Ces derniers sont «cadenassés» par les conditions scellées par la Fédération royale marocaine de football (FRMF) avec la Société nationale de radiodiffusion et de télévision (SNRT) en matière de droits d’image et avec les partenaires pour le volet marketing. Ils ne peuvent donc «marketer» leur propre produit, ce qui les accule à se ranger avec les derniers de la classe, ceux qui ne remplissent même pas une rangée. Avec cet énorme manque à gagner, force est de constater que Jawad Ziyat, président du Raja Club Athletic n’avait pas tort de réclamer la proportionnelle pour les droits TV, comme cela se fait ailleurs. En fait, ce produit porté par deux clubs d’exception mérite un traitement d’exception.

Le fond
Si le Wydad et le Raja sont qualifiés de locomotive du football national, ils doivent tirer ce football vers le haut. Or, il est clair que c’est justement le contraire qui se passe. C’est la médiocrité du produit de la Botola qui tire ces deux leaders vers le bas. L’image du Raja affrontant le Rapid Zemamra dans un stade vide qui ne donne aucune envie de produire du beau jeu en est la parfaite illustration. On est loin de cette ambiance sud-américaine du complexe Mohammed V trois jours auparavant. Les sponsors et les annonceurs ont raison de fuir un produit qui ne fournit aucune attractivité avec une programmation aléatoire et des stades fermés la moitié de la saison pour des raisons souvent injustifiées. Les 21.000 détenteurs de cartes d’abonnement rouges et vertes n’ont aucune garantie de pouvoir suivre l’ensemble des matchs dans lesquels leur équipe favorite recevrait ses adversaires. Comment vendre des panneaux publicitaires et autres produits marketing si ces clubs sont incapables d’assurer à leurs clients une visibilité mesurée en nombre d’audience. Le sport en général et le football en particulier ne peut se développer qu’avec du marketing et non avec du mécénat. Le professionnalisme requiert, et pour le club et pour son client, une rentabilité et un retour sur investissement conformes aux engagements des uns et des autres. Si cette approche paraît simple, sur le terrain sa mise en œuvre est compliquée.

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