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Abdallah Janati El Idrissi, DG de l’Établissement autonome de contrôle et de coordination des exportations (EACCE).

Cette année, la campagne d’exportation de primeurs a été marquée par l’apparition de deux ravageurs (Tutta Absoluta et New Delhi) alors qu’elle a déjà accusé un retard de démarrage de 15 à 20 jours à cause des conditions climatiques. Est-ce que ces facteurs ont contribué à la baisse du tonnage vers les marchés ?
Les dernières données des exportations de primeurs de la campagne 2016-17 font ressortir un volume de l’ordre de 720.000 tonnes se situant au même niveau que la campagne 2015-16 à la même date. Par marché, l’Union Européenne occupe la première position avec un volume en 2016-17 de l’ordre de 566.000 tonnes suivi par la Russie avec un volume de 92.000 tonnes. Concernant les conditions climatiques, il y a lieu de souligner que le froid enregistré durant les premiers mois de la saison a contribué à la baisse des rendements et par conséquent à un ralentissement des exportations des principaux produits, à savoir la tomate, les poivrons et les courgettes. Toutefois, cette baisse a été rattrapée avec l’accélération du rythme d’exportation durant les trois derniers mois. Il convient de souligner que durant la campagne actuelle, les principaux marchés d’exportation pour les primeurs ont été très dynamiques avec une grande fluidité pour la commercialisation des produits. Par rapport aux ravageurs «Tutta Absoluta et le Virus New Delhi», plusieurs mesures ont été prises par l’ONSSA et les opérateurs avec un renforcement des contrôles pour limiter l’impact sur la production.

Quelles sont les actions entreprises en matière de diversification des marchés ?
La stratégie «Plan Maroc Vert», notamment le volet se rapportant au développement des exportations agroalimentaires, a pour objectifs de mettre en avant la diversité et la qualité du produit marocain et de développer des parts de marché au niveau international. Dans ce sens, en plus du marché de l’UE, qui constitue le principal marché de destination et partenaire commercial traditionnel, le Maroc vise à développer ses exportations vers d’autres marchés porteurs. Il s’agit en particulier du marché africain, du marché russe qui connaît un développement continu (118 KT en 2015/16 en hausse de 72% par rapport à 2014/15) et du Moyen-Orient sur lesquels les efforts de promotion ont été renforcés.

Plusieurs marchés ont été identifiés depuis des années par l’EACCE pour diversifier les exportations de primeurs et agrumes. Toutefois, les contraintes logistiques pénalisent l’accès à ces débouchés commerciaux en raison du coût. Quelle est  la meilleure formule pour pallier à cette problématique ?
Certes, la logistique constitue un maillon important et déterminant dans le développement des produits périssables. De ce fait, des mesures ont été prises par le Département de l’agriculture et la profession pour développer ce volet et améliorer en conséquence les conditions logistiques des exportations marocaines et ceci à travers deux axes majeurs. Il s’agit de l’ouverture et la mise en service des lignes directes telle que la ligne directe Agadir-St Pétersbourg ayant permis de réduire le coût logistique et le transit time, par conséquent la préservation de la qualité des produits une fois à destination. De plus, on a procédé à la programmation de plateformes de commercialisation des fruits et légumes sur les marchés extérieurs pour faciliter et développer l’accès des produits marocains aux marchés ciblés.

De quelle façon les exportations bénéficient de la veille stratégique établie par l’EACCE en fonction des comportements des marchés à l’export ?
La valorisation des produits à l’export et la diversification des marchés exigent une connaissance de l’environnement externe en vue d’identifier les opportunités et les menaces et anticiper les risques. Parmi les outils d’accompagnement à l’export, l’EACCE a mis en place un dispositif de veille stratégique opérationnelle sur les principaux marchés de destination des produits marocains, qui consiste à collecter, filtrer, traiter et diffuser les informations utiles et pertinentes aux décideurs du secteur public et privé leur permettant une meilleure visibilité dans le processus de prise de décision.

Comment se portent les exportations halieutiques ?
Les exportations marocaines des produits de la mer s’inscrivent dans une tendance haussière. Ce secteur a généré près de 20 milliards de dirhams en 2016 soit une hausse de 6% par rapport à 2015 et un volume global de 666.000 tonnes en 2016 en hausse de 2%.

Où en est votre plan stratégique étalé à l’horizon 2021 sur les marchés extérieurs des produits agricoles et maritimes ?
Dans l’objectif de renforcer davantage le positionnement des produits agricoles et maritimes marocains sur les marchés extérieurs, l’EACCE a mis en place à partir de janvier 2017 un nouveau dispositif de promotion et de développement. Ce dispositif, réalisé par un cabinet spécialisé qui se veut une véritable feuille de route, cible toutes les filières et tous les marchés avec le renforcement des outils de promotion existants et l’introduction de nouvelles approches de promotion différenciées et adaptées telles que la participation à de nouveaux salons et foires d’envergure internationale, la communication à travers le digital, l’organisation des missions B to B et des campagnes de communication ciblées. Dans ce contexte, l’EACCE a mis en place un annuaire web officiel de l’offre exportable marocaine «Food From Morocco» disponible en français et en anglais, dont l’objectif principal est d’améliorer la visibilité des entreprises marocaines sur le réseau internet.

Quel est le rôle de cet outil ?
Cet outil ambitionne de se positionner comme un annuaire d’export de référence pour les importateurs internationaux intéressés par l’offre marocaine. Aussi et afin de renforcer davantage l’action de promotion à travers le digital, l’EACCE a lancé l’exploitation d’une plateforme abritant un salon virtuel sectoriel permettant des contacts directs entre les exportateurs marocains et les importateurs internationaux. En parallèle à ces actions et dans l’objectif d’une vision concertée des exportations ayant pour objectif une meilleure valorisation de l’offre exportable sur les différents marchés extérieurs, l’EACCE a renforcé l’activité de coordination sectorielle aussi bien sur le plan quantitatif que qualitatif en l’élargissant à d’autres secteurs en plus des agrumes et des primeurs (fruits rouges, olives de table et l’huile d’olives). De même, outre les aspects de gestion des exportations sur un plan quantitatif, qualitatif et réglementaire, l’activité de coordination couvre d’autres thématiques telles que les aspects de la logistique et les études de marchés.

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