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La région de Fès-Meknès a bénéficié pleinement de la mise en application des dispositions du Plan Maroc Vert (PMV). Elle est actuellement la première au niveau national en matière d’arboriculture fruitière et de cultures maraîchères avec respectivement 80% et 50% de la production nationale.

La région de Fès-Meknès se distingue par une production agricole diversifiée et importante, passant par les filières des céréales, l’olivier, le pommier et le prunier jusqu’au maraîchage. La région compte actuellement plus de 700.000 hectares emblavés pour les trois types de céréales, avec une des moyennes de production qui dépassent les 30 à 40 quintaux à l’hectare dans la plaine du Saïss et entre 15 et 20 quintaux dans les zones montagnardes. Depuis plusieurs années, la région s’est distinguée par la production de ses oliviers. Elle dispose de 36% de la superficie nationale oléicole. En totalité, la région dispose de plus de 340.000 hectares plantés sur le million dont dispose le Maroc. Auparavant, la région produisait entre une tonne et une tonne et demie à l’hectare, aujourd’hui la moyenne est de trois tonnes à l’hectare. La région est également la première au niveau national (80%) en matière d’arboriculture fruitière, surtout le pommier et le prunier. Elle dispose de 50% de la production du maraîchage national. Pour ce qui est du développement durable, la région est concernée par un contrat-programme national signé avec la Fédération interprofessionnelle du bio au Maroc (FIMABIO), lequel a pour objectif de passer de 4.000 à 40.000 hectares en cultures bio d’ici l’an 2020. Dans ce cadre, les responsables de la Direction régionale de l’agriculture nous ont précisé qu’au terme de l’année 2018, la région était aux alentours de 10.000 hectares et a pour ambition d’atteindre plus de 40.000 hectares dans les deux prochaines années. Actuellement, quelque 2.000 hectares d’oliviers sont déjà convertis en mode bio.

L’impact du PMV sur le secteur
Aujourd’hui, personne ne peut contester que l’agriculture de la région bénéficie pleinement de la mise en application des dispositions du Plan Maroc Vert (PMV). Ainsi, pour l’olivier, par exemple, la région est passée de 240.000 hectares à 350.000 hectares, sachant qu’elle dispose encore d’un programme de plantation d’ici 2020. Pour l’arboriculture, la région est passée de 21.000 à plus de 28.000 hectares avec une augmentation de la productivité significative. Ces extensions de superficie ont eu un impact sur l’emploi. Elles ont permis de créer de nombreux emplois. Ainsi, sur la période allant de 2008 à 2019, la région est passée de 63 millions à 69 millions de journées de travail avec l’objectif d’atteindre 70 millions de journées de travail en 2019. En se référant aux derniers chiffres sur l’agriculture dévoilés par le wali dans une rencontre régionale. Entre 2009 et 2018, la région a bénéficié d’un investissement public qui s’est élevé à 7 MMDH, ce qui a drainé des investissements privés de l’ordre de 8,3 MMDH. Dans ce cadre, il a été procédé à l’aménagement de la première tranche du projet Agropolis sur 130 ha qui emploie aujourd’hui 6.200 personnes. Pour accompagner ces conditions favorables, la Chambre de l’agriculture de la Région Fès-Meknès a dédié plus de 12 MDH pour aider les petits agriculteurs à améliorer leurs rendements. Il s’agit d’un programme consacré au développement de la filière des productions animale et végétale par l’organisation de journées de formation et de sensibilisation ainsi que de voyages au profit des agriculteurs et éleveurs de la région. La Chambre a également mis en place un plan d’action contenant un programme de formation et de qualification professionnelle au profit des fils d’agriculteurs dans la filière des productions végétale et animale, ainsi que l’appui aux organisations professionnelles agricoles par la formation et la sensibilisation de près de 500 agriculteurs en plus de la création d’un espace d’exposition des produits de terroir au siège de la chambre.

Des alliances productives pour la région
La région de Fès-Meknès va bénéficier prochainement d’un projet pilote portant sur les alliances productives au profit des petits producteurs. Initié par l’Agence de développement agricole (ADA), ce projet vient compléter les efforts engagés dans le cadre de l’agrégation agricole lancée dans le cadre du Plan Maroc Vert pour promouvoir l’intégration de l’amont et de l’aval des filières. À l’étude, 6 alliances productives au profit de certaines organisations professionnelles (coopératives ou groupements d’intérêt économique) seront donc testées au niveau de deux régions, à savoir Fès-Meknès et Beni Mellal-Khénifra. Cette approche vise à promouvoir le partenariat entre une organisation de producteurs et les acheteurs avec l’appui de l’État. L’objectif est de permettre aux petits producteurs d’accéder à des marchés à haute valeur ajoutée, plus fiables et capables d’absorber de plus grandes quantités de produits que les marchés et de contourner la perte de valeur liée aux multiples intermédiaires dans certaines filières. Du côté des acheteurs, ils bénéficieront d’un approvisionnement en produits en quantités et qualités requises et à dates convenues.