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18-07-2019 11:42

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Le nouveau Parc industriel d’Aïn Cheggag (PIAC) en cours d’aménagement par la société Al Omrane accueillera dans sa partie cuir 64 tanneries, 75 unités de fabrication de chaussures et 15 unités de maroquinerie et d’habillement en cuir. Dans sa partie généraliste, 202.000 m² seront dédiés à l’agroalimentaire (23 unités).

Les détails sur la composition du Parc industriel d’Aïn Cheggag (PIAC) sont enfin dévoilés. Après plusieurs réunions en présence de l’ensemble des services et acteurs concernés et en tenant compte de l’ensemble des facteurs de besoins et de réussite du projet, les acteurs locaux et les services centraux du ministre de l’Industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique (MIICEN) ont convenu de l’adoption du projet, qui a reçu l’accord de la commission d’urbanisme.

Le projet PIAC qui sera réalisé en trois phases et qui est programmé sur une superficie de 81 ha (dont 50 ha propriété du MIICEN et 31 ha propriété de la commune d’Aïn Cheggag) nécessitera une enveloppe de 146,5 MDH. Dans la partie cuir, les entreprises de tannage occuperont près de 119.500 m² avec 64 unités, suivies par les fabricants de chaussures (75 unités) qui s’installeront sur une superficie de 112.000 m². Quant à la maroquinerie et à l’habillement en cuir (15 unités), ces derniers auront une superficie de 19.300 m². Le projet sera doté d’un espace dédié à la logistique et un autre pour la bourse du cuir, d’une superficie globale de 23.800m².

Ce PIAC qui est actuellement en cours d’aménagement par la société Al Omrane accueillera également 23 unités s’activant dans l’agroalimentaire sur une superficie de près de 202.000 m² auxquelles il faut ajouter 19 unités de textile et habillement (37.600m²), 15 unités pour les industries métallurgiques, mécaniques et électromécaniques (IMME) (32.300 m²), 11 unités de chimie et parachimie (17.700 m²) et 14 showrooms sur 24.600 m². Le pôle service va être constitué de 5 unités sur une superficie de 9.200 m² alors que le pôle innovation-formation aura une superficie de 13.000 m². Quant à la STEP, le PIAC lui a consacré plus de 29.000 m².

Réalisé dans la commune d’Aïn Cheggag (province de Sefrou), le projet est situé sur la route provinciale 5013 qui relie la ville d’El Hajeb et la route nationale RN8 à 6,5 km du passage de l’autoroute A2 du côté Nord et de 10 km du côté Est en traversant le centre de la commune d‘Aïn Cheggag, proche de la ville métropolitaine de Fès et de l’Aéroport Fès-Saiss. Ce projet se présente comme un pôle industriel constitué de deux parties. Une zone généraliste de 32 hectares sous la tutelle d’une commission régionale et une autre de 50 hectares sur un terrain appartenant au ministère de l’Industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numérique dédiée au cuir.

Jusqu’à présent, les études relatives à la mise en oeuvre du PIAC sont toutes finalisées et validées par une commission régionale spécialisée qui regroupe outre les représentants du ministère de l’Industrie et la FEDIC ceux de la Chambre de commerce, d’industrie et des services de Fès, du Centre régional d’investissement, de la province de Sefrou, de la commune d’Aïn Cheggag et de la Délégation du commerce et de l’industrie de Fès. D’après les membres du comité, le phasage optimal consiste en la réalisation de la première phase qui constitue la partie généraliste du projet et la plus proche des premiers points de raccordement hors site d’assainissement, cette partie sera réalisée dans un délai de 24 mois et son hors site dans un délai de 12 mois. Concernant la phase 2, celle-ci sera réalisée dans un délai de 18 mois comprenant un délai de réalisation de l’hors site (12 mois) sachant que la STEP sera comprise dans cette phase. S’agissant de la phase 3, elle se déroulera sur une période de 14 mois.

Concernant les sources potentielles de financement, le PIAC peut faire appel à des mécanismes de financement revêtant la forme de subventions ou de financements remboursables auprès d’un panel élargi de bailleurs de fonds tels que la région avec l’appui de son programme de développement de projets structurants, le ministère chargé de l’Industrie dans le cadre du Fonds de développement industriel et notamment le mécanisme d’appui au développement de parcs industriels locatifs sous forme de contributions non remboursables. Le financement peut aussi se faire via le Fonds Hassan II pour le développement économique et social ou encore le Millennium challenge corporation (MCC). D’après l’étude, le Fonds d’équipement communal peut aussi contribuer à des projets susceptibles d’avoir un impact positif sur la collectivité tels que la viabilisation et l’aménagement des zones industrielles sous forme de financements remboursables attribués aux collectivités territoriales. Le Fonds de dépollution industrielle (FODEP) et l’Agence du bassin hydraulique (ABH) peuvent aussi intervenir avec le mécanisme des subventions pour la mise en place d’équipements de traitement ou d’élimination des rejets liquides.


La place de l’industrie du cuir dans la région
Avec ce projet, la région de Fès souhaite affirmer sa vocation territoriale, génératrice d’emplois et de dynamiques économiques. En effet, ladite région traite près de 30% des volumes de peaux du Maroc et dispose d’un savoir-faire ancestral. Ainsi, la ville abrite près de 120 unités industrielles sur 340 PME du secteur du cuir qui existent au niveau national. Ce projet a pour ambition de développer le potentiel de synergies en intégrant plusieurs activités industrielles (habits, chaussures, tissu technique…) ainsi que d’améliorer les activités connexes (artisanat, tourisme, industries des équipements…).

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