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La ville d’Agadir n’a pas présenté cette année sa candidature pour l’obtention du pavillon bleu puisque les sources altérant la qualité des eaux de baignade sont toujours omniprésentes. Selon la commune urbaine, le pavillon bleu exige une qualité excellente alors que les eaux de baignade d’Agadir sont classées bonnes, c’est-à-dire tout à fait propres à la baignade.

Le drapeau du pavillon bleu ne sera pas hissé cet été sur la plage d’Agadir. De ce fait, la première station balnéaire du royaume ne se verra pas décerner cette année le pavillon bleu qui est adossé au programme national «Plages propres» de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement. C’est la seconde fois consécutive que la destination Agadir n’est pas parvenue à labelliser sa plage «pavillon bleu» depuis les années 2016 et 2017 et en filigrane la plage d’Agadir est arrivée ces 10 dernières années (2009-2018) à obtenir ce label près de quatre fois alors qu’elle a raté le coche six fois malgré qu’elle soit conforme aux autres critères (propreté, information, hygiène et sécurité…). En cause: la baisse de la qualité des eaux qui sont tout à fait propres à la baignade mais insuffisamment pour le pavillon bleu. En effet, cet écolabel qui est régi par la norme marocaine 03.7.199, directement issue de la directive européenne de 2006 exige une qualité excellente des eaux de baignade alors que celles d’Agadir sont classées bonnes. À l’approche de l’annonce (fin mai ou début juin) par la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement de la liste des plages labellisées «Pavillon bleu» pour l’été 2019, la Commune urbaine d’Agadir et d’autres collectivités au nord d’Agadir se sont abstenues cette année de présenter leurs dossiers de candidature pour l’obtention dudit label.

Persistance des sources de dégradation
«Le pavillon bleu exige que la qualité des eaux soit excellente et celle de la plage d’Agadir est bonne. Cela veut dire qu’elle est tout à fait propre à la baignade mais insuffisamment pour le Pavillon bleu», explique Mohamed Bakiri, 1er vice-président de la Commune urbaine d’Agadir. Au-delà des conditions exigées par le label, «c’est le profil des eaux de baignade d’Agadir qui permettra de cerner l’ensemble des facteurs de dégradation. Cette étude est en cours de finalisation mais les sources qui altèrent l’eau continuent toujours de détériorer leur qualité», ajoute Bakiri. C’est pourquoi la Commune urbaine d’Agadir n’a pas présenté cette année son dossier de candidature car ces sources n’ont pas été traitées. Dans le détail, la qualité de l’eau de la zone de baignade d’Agadir en fonction de la Norme marocaine NM 03.7.199 est classée d’excellente à suffisante qualité en fonction de plus de 20 points de suivi. Sur ce dernier point, ce sont cinq stations de qualité suffisante qui posent problème. La norme marocaine NM 03.7.199 et le pavillon bleu exigent en effet que l’ensemble des points soient d’excellente qualité. Pour rappel, le classement des eaux de baignade des plages est régi selon quatre principales catégories. Il s’agit des eaux de bonne qualité pour la baignade (A) et les eaux de qualité moyenne (B). Ces deux catégories sont conformes à la norme alors que les dernières classes, en l’occurrence les eaux momentanément polluées (C) et les eaux de mauvaise qualité (D) ne répondent pas aux standards exigés par la norme.

La plage est affectée par plusieurs sources
Toujours est-il que la plage d’Agadir est sous l’influence de plusieurs sources qui dégradent sa qualité d’eau de baignade. Il s’agit des rejets industriels d’Anza et ceux déversés en mer issus du port en plus de la nuisance des activités portuaires y compris le port de plaisance. À cela s’ajoutent les effluents des stations de traitement (STEP) qui peuvent potentiellement atteindre la zone de baignade en plus des activités nuisibles et des eaux acheminées par les oueds en cas de crues, l’acheminement des eaux usées vers la plage suite aux dysfonctionnements des stations de relevage et de refoulement. Partant de ce constat, le dernier profil des eaux de baignade d’Agadir avait déjà préconisé plusieurs actions mais les sources de dégradation existent toujours. Concernant les mesures prioritaires, le dernier profil avait exigé de doter le port d’un système d’assainissement liquide et de mettre en place des solutions de traitement pour les rejets industriels déversés au sud de la plage d’Anza en plus de l’inspection régulière des postes de relevage et de pompage des eaux usées. S’agissant des mesures complémentaires, le profil avait exigé aussi de doter les gestionnaires de la plage d’Agadir de moyens de détermination rapide de bactéries et de renforcer la plage en infrastructures d’hygiène nécessaires. Par ailleurs, il est à noter aussi que la candidature au Pavillon bleu est un processus volontaire. Les communes qui pensent qu’elles peuvent satisfaire tous les critères postulent pour ce label.

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