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23-04-2019 12:56

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La contribution de la région à la production céréalière nationale demeure importante: elle atteint près de 20%. La culture du blé tendre représente 52% de la production céréalière dans la région. Elle est suivie du blé dur (28%) et de l’orge (20%).

Malgré le développement de la filière céréalière, chaque année, le Maroc importe des céréales à hauteur de 6 MMDH. Une cause de découragement pour les professionnels de la filière. C'est ce qui a été une fois de plus affirmé par les professionnels lors d'une rencontre qui a été organisée, mercredi, par le conseil de la région de Fès-Meknès. En effet, la plupart des céréaliculteurs se plaignent de l’ouverture du marché face aux blés étrangers, surtout dans des périodes où la marché local est bien approvisionné par le produit national. Ce qui provoque un déséquilibre entre l’offre et la demande puis une baisse des prix.

«Le prix de référence du ministère de l’Agriculture pour les céréales cette année est de 280 DH/quintal. Actuellement, la plupart des agriculteurs de la région vendent leurs produits avec des prix inférieurs, sachant que la qualité du produit local est largement supérieure au produit importé, qui est généralement stocké dans des silos pendant des années. Cela peut aller jusqu’à 10 ans. Avec l’importation en masse des céréales, chaque année nous nous retrouvons seuls face aux défis de la commercialisation. De plus, la région souffre d’un manque flagrant en matière d'infrastructures de stockages (silos) et de conditionnement pour la conservation de notre produit pour les années avenir», explique Mohamed Zirari, président de l’association des producteurs des céréales dans la région.

Sur ce point et selon les données du ministère de l’Agriculture, on constate que le tissu industriel de la filière céréalière est composé de 211 unités réparties entre 134 minoteries industrielles de blé tendre, 58 semouleries de blé dur, 19 orgeries et 10.000 unités artisanales, soit 35% des écrasements nationaux.

Pour sa part, Mohand Laenser, président de la région a mis le point sur l’importance accordée par le Conseil de la région pour l’agriculture et la place qu’occupe le secteur dans le Plan de développement régional (PDR) et le Schéma régional d'aménagement territorial (SRAT). «Au niveau national la région occupe la deuxième place en matière de production agricole avec un écart très faible par rapport à la première position. Aujourd’hui, notre ambition et de devenir les premiers à l’échelle nationale. Notre région a réalisé plusieurs avancés dans ce domaine, mais nous constatons l’existence de plusieurs contraintes qui entravent le développement de cette filière, surtout pour les petits agriculteurs», a affirmé Laenser. 

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