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Les professionnels de la filière oléicole de la région Fès-Meknès estiment que cette dernière enregistrera cette année un record de production et de rendement.  Vu l’abondance de l'offre sur le marché local, le prix des olives ne dépasse pas 3,5 DH/kg.

Que ce soit à Fès, Meknès, Taounate ou à Sefrou, les unités de trituration d’olives de la région ne chôment pas, et les professionnels de la filière oléicole estiment que l’olive de la région enregistrera une récolte record et une abondante production d’huile d’olive. En effet, grâce à l’offre sur le marché local, le prix des olives ne dépasse pas 3,5 DH/kg, ce qui est largement inférieur au prix de l’année dernière qui a dépassé le cap des 7 DH/kg. Pour ce qui est du rendement par quintal, la production en huile d’olive varie entre 12 et 22 litres, selon les racines de l’olivier et la méthode de trituration adoptée. Cette année, les professionnels de la région annoncent une hausse de production qui avoisine les 40% par rapport à l’année dernière. Cette offre abondance a permis au consommateur local d’avoir accès à une huile de qualité qui ne dépasse pas les 40 DH alors qu’elle était à plus 50 DH l’année dernière. En termes de capacité de production, il faut noter que la région de Meknès produit en moyenne près de 5.600 T. À l’échelle nationale, le Maroc dispose d’une superficie oléicole de 1.070.000 ha. La région de Fès-Meknès dispose de 320.000 ha, soit plus de 32% de la superficie oléicole nationale (40.000 ha à
Meknès). Selon les dernières statistiques du ministère de l’Agriculture, la production nationale oléicole devrait atteindre 2 millions de tonnes pour la campagne 2018-2019, marquant ainsi une hausse de 28% par rapport à l'année
dernière.

Innovations technologiques
Les innovations technologiques actuelles offrent la technologie du système à deux phases, système écologique en adéquation avec les lois environnementales en vigueur au Maroc. Cependant, le traitement des déchets et des sous-produits de l’olivier de ce système devront faire l’objet d’une attention particulière, puisqu’ils connaissent un important retard au Maroc. En effet, le procédé à 2 phases a été conçu dans le but de pallier les inconvénients du système à trois phases, en particulier par la réduction de la production des margines. Techniquement, ceci est dû à la réduction importante de l´injection de l’eau au niveau des malaxeurs. Ce système génère des sous-produits ayant une valeur économique importante une fois valorisés. Il s’agit particulièrement des grignons humides et des noyaux. Ces sous-produits, valorisés de façon adéquate, contribueront à l’amélioration de la compétitivité de la filière oléicole. Les nouvelles utilisations concurrentielles consistent en un combustion à des fins de production de l’énergie.

Techniques traditionnelles et modernes
Malgré les avantages de la technique à deux phases pour la conservation de l’environnement, durant notre visite à une dizaine d’unités de trituration, nous avons remarqué la forte affluence des consommateurs qui viennent produire leur propre huile d’olive en recourant à la technique traditionnelle. Pour récapituler, trois systèmes d’extraction de l’huile d’olive sont actuellement utilisés: le système discontinu de presse et de super presse (traditionnelle), le système continu à deux phases et le système continu à trois phases. Les presses à disques sont de deux sortes. Elles peuvent être traditionnelles et, dans ce cas, la pression s’effectue en deux passages, d’abord par extraction partielle puis par extraction complémentaire (finition). La pâte est placée sur des disques filtrants. La décantation diffère selon le procédé. Pour le système traditionnel et après la pression, la phase liquide est transposée dans des réservoirs où la décantation se produira naturellement (séparation de la phase huileuse de la phase aqueuse selon la densité). Pour les huileries modernes, la décantation se fait par centrifugation dans un décanteur. Il s’agit d’un cylindre métallique tournant à grande vitesse (3.000 tours/minute) dans lequel les différents composants de la pâte se séparent en fonction de leur densité. L’huile, plus légère que l’eau et les matières solides, se recueille séparément des autres éléments au centre du cylindre. Le système continu à trois phases génère l’huile, la margine et le grignon alors que le système à deux phases, qui est une innovation du précédent, sépare l’huile et mélange le grignon et les eaux de végétation en une phase unique sous forme de pâte, le grignon humide. Ce procédé consiste en une modification des centrifugeuses horizontales ou décanteurs pour ne produire que deux phases. De plus, ce système fonctionne sans addition d’eau à la masse d’olives. Les installations précitées se différencient non seulement par les caractéristiques techniques, mais aussi par la capacité de production, le niveau de mécanisation, l’organisation du travail, le rendement qualitatif et quantitatif ainsi que les coûts de production. Les trois figures ci-dessous expliquent les différents procédés. 


Comment faire face aux défis des changements climatiques ?

Les nouvelles orientations stratégiques de la filière oléicole mises en place par le ministère de l’Agriculture au profit de l’industrie de l’huile d’olive, dans le cadre de la stratégie du Plan Maroc vert, font écho aux préoccupations des défis environnementaux auxquels doit aujourd'hui faire face le monde. En effet, les nouvelles lois environnementales, de sécurité alimentaire et sanitaire en vigueur au Maroc vont ainsi impacter la filière oléicole marocaine et favoriser le recours aux technologies innovantes à impact environnemental réduit. Pour Noureddine Ouazzani, responsable de l’agro-pôle Olivier ENA Meknès, «Outre la forte séquestration de carbone et un faible besoin en eau, l’olivier a un potentiel de biomasse important. Le secteur oléicole génère une très grande quantité de sous-produits de l’olivier (industriels et agricoles) qui constituent une ressource grandement exploitable et disponible pour la production d'énergie thermique, électrique et/ou biocombustible, représentant ainsi des avantages environnementaux et économiques indéniables pour le secteur agro-industriel».

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