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Au cours de l’année 2017-2018, la région de Fès-Meknès a essayé de renforcer sa vocation agricole par différents actions et programmes. Selon les prévisions de la Direction régionale de l’agriculture (DRA), le secteur compte générer 12,417 MMDH de chiffre d’affaires d’ici 2020 soit une progression de plus de 133%. Quant à la valeur ajoutée, elle passera à 9.678,9 MDH avec une progression de 140% par rapport à 2008 (6916,2 MDH).

Plus de 12,417 MMDH. C’est le chiffre d’affaires que le secteur agricole dans la région Fès-Meknès générera en 2020. Selon la Direction régionale de l’agriculture (DRA), ce chiffre représentera une hausse de 133%. Quant à la valeur ajoutée, elle passera à 9678,9 MDH avec une variation de 140% par rapport à 2008. À ce sujet, il faut savoir que selon les données de la DRA, les terres agricoles de la région représentent 10% de la superficie nationale avec quelques 4.104.582ha, dont 1.340.826 de surface agricole utile (SAU) (37%) et 184.162 ha de superficie irriguée (13,7%). Le relief de la région est constitué essentiellement de collines au pied du Rif dans la zone du nord, des montagnes du Moyen Atlas, des hautes collines du Missour et des plaines du Saïss. Les céréales représentent plus de 53% de la superficie agricole, suivies de l’arboriculture avec 31%, des légumineuses avec 9%, du fourrage avec 5% et finalement du maraîchage avec 2%. Le secteur agricole emploie plus de 50% de la main-d’œuvre et pèse près de la moitié du PIB régional. Les filières de la région représentent des parts importantes dans la production nationale. Parmi les filières qui dominent, il y a les cerises avec 80% de la production nationale, suivie de la filière des prunes avec 66% puis des oignons avec 54%. Les filières des figues et des amandes détiennent 40% de la production nationale. Concernant le secteur des céréales, la région de Fès-Meknès abrite quelque 71 unités de stockage d’une capacité de 1,5 million de T/an, 36 minoteries industrielles à blé d’une capacité de 2,5 millions de T/an et 5 unités de fabrication des pâtes et couscous. Quant au figuier qui est concentré au sein de la province de Taounate, il bénéficie des mécanismes de soutien public à travers le contrat-programme avec l’arboriculture et celui en cours (2017-2021) concernant le développement des industries agroalimentaires. D’après les estimations de l’ADA (Agence de développement agricole), les plantations atteindraient 69.000 ha en 2020 avec la réhabilitation de l’ensemble des exploitations existantes (9.000 ha) et l’équipement de près de 23.500 ha de plantations de figuiers en système d’irrigation goutte à goutte.

Plus d’unités de conservation pour l’olive
En termes de capacité, la région englobe 345 unités de trituration moderne et semi-moderne globalisant une capacité de 16.000T/J. Seule la ville de Meknès produit plus de 5.700 T, dont 3.500 tonnes à deux phases, un système moins pollueur que celui à trois phases. Il faut préciser que de nouvelles pratiques agricoles et des techniques de production d’huile d’olives ont été adoptées au cours de ces dernières années, ce qui a permis des conditions favorables à la production et de qualité à la protection de l’environnement et à la valorisation des sous-produits de l’olivier. S’agissant de la promotion de la consommation, la DRA a procédé à la mise en place d’un programme pour la promotion de la consommation des produits oléicoles de qualité sur le marché intérieur avec un montant global de 24 MDH. D’après les responsables de la DRA «l’objectif est de sensibiliser les consommateurs sur le risque sanitaire et les dangers de la consommation d’huile d'olives en vrac. Il vise également à rassurer le consommateur sur l'authenticité, la naturalité et le profit gustatif de l'huile d’olive conditionnée». Il est à noter que la filière oléicole affiche actuellement un grand besoin dans le domaine de la conserve des olives puisque la région ne dispose que de 15 unités de conserves, ce qui est considéré comme étant largement inférieur à la capacité de production de la région. Pour rappel, la filière oléicole constitue 5% du PIB agricole national, 15% des exportations agroalimentaires, 10% de la superficie agricole et 55% de l’arboriculture. Elle constitue également la principale source de revenus pour 450.000 exploitations et contribue à la création de 30 millions de journées de travail.

Des projets pour l’irrigation
En matière d’irrigation, la ville de Sefrou a réussi à accueillir des investissements importants qui visent à soutenir le développement durable dans le cadre d’une approche basée sur la gestion rationnelle des ressources en eau en vue d’ériger le secteur agricole en locomotive du développement économique. Il s’agit principalement du projet de construction du barrage M'dez à Sefrou d'une capacité de 700 millions m³ ainsi que d’autres projets agricoles visant à accompagner le développement socio-économique de la région. En effet, ce grand barrage permettra l’irrigation de la zone du Saïss avec près de 125 millions de m³ chaque année et de satisfaire les besoins de la population en eau potable. Ledit barrage permettra également la création de près de 400.000 jours de travail lors de sa construction ainsi que la qualification de la main-d’œuvre locale avec la création de 3.000 emplois. Ce projet sera bénéfique à plus de 4.800 agriculteurs via l’amélioration du rendement de leurs terres agricoles. Il est à noter que la Direction régionale de l’agriculture penche actuellement sur une étude pour la mise en place d’un programme d’extension de l’irrigation pour renforcer l’efficience de l’utilisation de l’eau et optimiser les actions du plan agricole régional. Ce programme qui nécessitera une enveloppe de plus de 10 MDH mobilisera près de 288 millions de m3 d’eau et s’étendra sur une superficie de 57.400 ha.

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