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Dans le cadre du cycle de conférences initié à Agadir par la fondation Attijariwafa bank sur le développement économique, opérateurs économiques et chefs d’entreprise se sont accordés sur la nécessité de réviser le modèle économique régional, qui est encore confronté à plusieurs défis.

À chaque fois que de la régionalisation avancée est abordée dans la région Souss-Massa, le débat débouche inéluctablement sur la révision du modèle économique, surtout dans le cadre du Plan de développement régional (PDR), qui offre aujourd’hui de meilleures conditions de développement socio-économique. Toujours est-il, le fait de repenser ce modèle, chose qui a déjà été entamée, par le conseil régional Souss-Massa, est confronté à plusieurs défis, notamment la finalisation de l’arsenal juridique imposé par la loi organique n°111-14 relative aux régions, le rattrapage d’environ une décennie de décélération économique, inhérente à la diminution de la contribution de la région à la croissance nationale du PIB (6e au niveau national), mais aussi la réponse aux besoins en ressources humaines et la résolution de la question de la décentralisation, qui freine encore l’évolution de la région en relation au vu des impératifs de développement économique et régional. Face à ces questions, les opérateurs régionaux insistent sur le changement de structure de l’économie régionale, allusion faite au triptyque économique agriculture-tourisme-produits de la pêche (ATP), qui émet, depuis des années, des signes de détresse, n'ayant pas permis l’émergence de nouveaux secteurs porteurs ou de niches de croissance.

À cet égard, le cycle de conférences lancé, en milieu de semaine dernière, à Agadir, par la Fondation Attijariwafa bank n’a pas dérogé à la règle. Pour Brahim Hafidi, président de la région Souss-Massa, «Ces trois secteurs ne peuvent plus créer de l’emploi, d’où la nécessité de diversifier l’économie régionale à travers le développement de l’industrie, notamment via le développement de la chaîne de valeur agro-alimentaire avec une plus grande ouverture sur l’Afrique, le développement du chantier naval et minier ainsi que la création d’une zone franche pour les métiers mondiaux, notamment l’automobile, le textile et l’aviation», indique-t-il. À cet égard, depuis le mois de mars, date de validation du PDR qui regroupe 25 projets structurants qui nécessiteront 24 MMDH, près de 80% des contrats revêtant la forme de conventions ont été validés dans le cadre de partenariats public-privé. Pour ce faire, le conseil régional a contracté une ligne de crédit à de 1,8 MMDH pour le financement de ces projets avec le Fonds d'équipement communal (FEC) qui ouvre à la collectivité territoriale un financement à long terme sur cinq ans (2017-2021).

Du côté de la section régionale de la CGEM -représentant l’entreprise, qui est le moteur de croissance de l’économie régionale- les difficultés ne manquent pas, notamment la lourdeur des procédures administratives, l’accès au foncier et au financement. «La régionalisation doit impérativement être accompagnée d’un environnement économique adéquat afin d’encourager les investisseurs, surtout sur le plan des procédures administratives, la mobilisation des ressources humaines et la mise en place effective de la décentralisation», insiste Majid Joundy, président de la CGEM Souss-Massa qui n’a pas manqué de rappeler que le Comité régional de l’environnement des affaires (CREA), permettant l’amélioration du climat des affaires, n’arrive toujours pas à se réunir. En ce qui concerne le binôme formation-emploi qui met en exergue la problématique de l'adéquation avec le marché du travail, bien que l’Université Ibn Zohr (UIZ) réponde à un besoin sectoriel émanant du tissu économique, la conjoncture économique pousse une grande partie des lauréats à opter, selon Abdelaziz Bendou, vice-président de l'université, pour d’autres bassins d’emplois en raison des opportunités offertes par ces régions. 

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