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200 commerçants du centre-ville de Casablanca ont fermé boutique, jeudi 13 juillet, en signe de protestation contre la prolifération des vendeurs ambulants et la dégradation avancée du voisinage.

«Trop, c'est trop», crient les 200 commerçants du centre-ville de Casablanca qui, constitués en une association appelée «Assafaa», ont manifesté leur colère, jeudi 13 juillet, en fermant leurs boutiques et en suspendant leurs activités avec des affiches collées à leurs portes expliquant leur décision. La cause? «Les vendeurs ambulants, guerrabs et tatoueuses  envahissent l'espace public chaque jour un peu plus, au point de rendre le quartier invivable. L’insécurité y est omniprésente, et les gens fuient le voisinage», accuse un commerçant situé à proximité du fameux café La Chope, dont l'entrée s'est transformée en une véritable galerie sauvage, peuplée de vendeurs à la sauvette. Aucune parcelle du quartier n’est épargnée: l'emblématique rue piétonne Prince My Abdallah, la rue 11 janvier, le Bd Mohammed V, les artères les reliant jusqu’à la place des Nations Unies… Les commerces de fortune sont partout, et l'ire des riverains n'y fait rien.

Ali Bouftass, président de l'association, a confié à des confrères que cette protestation a pour but d'exprimer «le ras-le-bol des habitants du quartier et ses commerçants face au silence et à l'immobilisme des autorités locales, alors que la dégradation a atteint des niveaux insoutenables au vu et au su de tous, sans que personne ne s'intervienne, et ce malgré nos nombreuses plaintes». Loin de s’arranger, la situation empire car, en plus des commerçants, l’association a dû prendre note de plaintes exprimées par des médecins, des pharmaciens, des avocats et des hôteliers présents dans le quartier.

Pour Bouftass, la voie publique ne l’est plus depuis des années, les vendeurs ambulants ont désormais élu «domicile» chacun à sa place habituelle, certains depuis des décennies. Cette situation, couplée à la montée de l'insécurité, aux agressions multiples et aux incivilités diverses a fait fuir la clientèle et transformé la zone d'achalandage en zone hostile. Pour certains commerçants, la baisse d'activité aurait impacté le chiffre d'affaires à hauteur de -60% sur les 3 dernières années seulement. 

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