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À travers un rapport rendu public, l’association «Paysage» mobilisée pour l'environnement à Agadir, a lancé une alerte sur les dégâts occasionnés sur la bande littorale de la plage du km 17 et la dénaturation de la morphologie du site à cause des déblais et des granulats.

La société civile monte au créneau contre les travaux d’aménagements situés en front de mer à la nouvelle station balnéaire de Taghazout Bay. Ce ne sont, d’ailleurs, pas les constructions touristiques en elles-mêmes qui dérangent mais plus précisément les dégâts occasionnés sur la bande littorale de la plage kilomètre 17 située au nord d’Agadir. Une situation qui a poussé l’association «Paysage» mobilisée pour l'environnement dans la région d’Agadir à lancer l’alerte sur ces agissements à travers un rapport rendu public la semaine dernière.

Aujourd’hui, «la morphologie du site a été dénaturée à tel point que la barre rocheuse formant une digue naturelle a été complètement couverte par les travaux de déblais-remblais», mais aussi par les granulats desdits travaux, lit-on dans le rapport. De surcroît, à l’issue de la visite effectuée sur près de 4 kilomètres par ladite association, les constatations de son équipe affirment que les travaux effectués ont réduit la bande sableuse tout au long de la plage et ont aussi diminué par conséquent le volume d'eau oscillant à chaque marée.

Ce n’est pas tout : en plus de l’impact sur la qualité de sables, d’autres activités nuisibles ont été enregistrées. Il s’agit de la circulation des quads qui représente un danger, selon l’association, non seulement pour les baigneurs, mais aussi pour l’écosystème marin à cause de la pollution sonore et celle générée par les combustibles utilisés. Du côté de la société d'aménagement et de promotion de la station de Taghazout (SAPST) chargée du développement du site étalé sur une superficie de 615 ha sur le front d'une bande côtière de 4,5 km de plages et comme le mentionne le rapport de Paysage, les aménagements contestés concernent les travaux de corniche de la station de Taghazout, d'une emprise d’environ 10 m avec une digue de protection et une promenade dédiée aux piétons. En effet, les travaux ont été déjà lancés, (voir leseco.ma) il y a quelques mois. Et aujourd’hui, ils interviennent au niveau de l’entrée du village de Taghazout jusqu’à la plage éponyme.

Par ailleurs, le site abritant l’une des plus grandes pistes d’empreintes de dinosaures (plus de 323 pas) dans la localité d’Anza, au nord d’Agadir, a été exposé à une situation identique. En effet, un camion de la commune urbaine d’Agadir a déchargé, il y a quelques jours, des tonnes de sables, granulats et cailloux sur ce site archéologique. Par conséquent, l’Association marocaine pour l’orientation et la recherche scientifique (AMORS) a également émis un communiqué où elle exprime son indignation par rapport aux répercussions de cet incident sur cette piste des dinosaures mal valorisée, et exposée depuis sa découverte par les riverains à la destruction et aux dégradations naturelles et humaines. 

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