Une coupe d'un peu plus de 6 kg et haute de 50 cm, composée d'or pur à 75 %. Tous les quatre ans, c'est le trophée dont rêve tout footballeur sur la planète ; c'est la Coupe de monde de football. Au prix du métal précieux elle vaut un peu plus de 200.000 €. Mais en réalité, elle vaut des milliards et toujours un peu plus à chaque nouveau Mondial. Celui qui s’est ouvert cette semaine respecte bien cette tradition. Jamais le budget d'organisation d'une Coupe du monde n'avait été aussi élevé à savoir, 10 milliards d'euros.

En 2006, le Mondial en Allemagne avait coûté 430 millions d’euros, un peu plus de 8 milliards au Brésil en 2014, alors que celui de la prochaine Coupe du monde, celle organisée au Qatar et dont le budget initial était de plus de 25 milliards ! En cause, comme au Brésil en 2014, le coût exorbitant de la construction ou de la rénovation des stades. Pour ce Mondial, la palme du stade le plus cher revient à celui de Saint-Pétersbourg qui accueille le match d’ouverture du Maroc, construit exprès pour l'événement : 1,5 milliard d’euros, soit cinq fois son budget initial. Par contre, la rénovation du stade d'Ekaterinbourg n'a coûté que 170 millions €, mais, à ce prix-là, les tribunes sont temporaires.

Pour rentabiliser au mieux les investissements, la Russie devra donc profiter pleinement de l'afflux des supporteurs, plus d’un million prévus. Pour ce faire, les différentes villes hôtes compteront bien sûr sur les revenus de l'hôtellerie, la restauration et tous les à-côtés liés au tourisme. Au total, 3 milliards d'euros sont ainsi espérés sur l'ensemble du territoire au cours de la Coupe du monde 2018.
Course au gigantisme donc pour les organisateurs et déficit chronique attendu, les loyers payés par la FIFA pour la Coupe du monde ne suffisent pas à rentabiliser les constructions, et course aux profits donc pour la puissante Fédération internationale de football qui gère l'organisation de la plus importante compétition sportive mondiale, la Coupe du monde, qui lui assure 82 % de ses revenus, estimés à 5,7 milliards de dollars pour le cycle 2015-2018. Mais la FIFA met aussi la main à la poche et se montre un peu plus généreuse en termes de primes pour les équipes qualifiées qu'en 2014. Ainsi, le vainqueur touchera 31,7 millions €, le finaliste 23,4 millions €, et pour une élimination au premier tour, les équipes repartiront avec 6,7 millions €.

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