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Des dizaines d'Irakiens ont été blessés mardi à Bagdad et dans plusieurs villes du sud de l'Irak, paralysé par des manifestants qui bloquent administrations et routes pour obtenir la chute du pouvoir.

La journée de mardi semble marquer un tournant: les violences qui ont déjà fait depuis deux mois environ 350 morts ont gagné des villes jusqu'ici épargnées par le mouvement de contestation et se prolongent désormais en journée là où elles ne survenaient que la nuit.

Dix-sept personnes ont été blessées dans le centre de Bagdad, selon des médecins, dont trois dans un état critique, après des tirs de grenades lacrymogènes et de balles en caoutchouc.

Dans le coeur historique de la capitale, une bataille rangée oppose manifestants accroupis derrière des plaques de tôle ou brandissant des boucliers de fortune dans un nuage de gaz lacrymogène et policiers tirant depuis l'arrière de murs de béton placés en travers de rues commerçantes.

A al-Hilla, dans la province de Babylone au sud de Bagdad, et à Diwaniya, plus septentrionale encore, les rassemblements menés depuis deux mois ont toujours été massifs et dans une ambiance bon enfant.

Mais dans la nuit de lundi à mardi, la violence a éclaté pour la première fois à al-Hilla, les grenades lacrymogènes faisant 60 blessés, selon des médecins.

A Diwaniya, à la pointe du mouvement de désobéissance civile et pacifique, la plupart des administrations et toutes les écoles sont fermées depuis un mois exactement.

Mardi, les manifestants bloquent, en brûlant des pneus, l'accès à l'une des trois centrales électriques de la province, des ponts et les routes menant vers Najaf à l'ouest et Samawa au sud. La police tente de négocier avec eux la réouverture de ces axes, a rapporté un correspondant de l'AFP.

A Kerbala, où les violences sont particulièrement intenses, manifestants et policiers se jettent des cocktails Molotov après une nouvelle nuit d'affrontements, a rapporté un autre correspondant de l'AFP. Jusqu'ici, les violences avaient lieu la nuit dans la ville sainte chiite mais mardi, ils se poursuivaient à la mi-journée.

Dans la province de Zi Qar, les routes les plus importantes sont coupées, notamment celles menant aux trois plus grands champs pétroliers --Garraf, Nassiriya et Soubba--, a rapporté un correspondant de l'AFP. Leur production --200.000 barils par jour-- n'est toutefois pas interrompue.

Treize policiers chargés de protéger Garraf ont été blessés dans des affrontements, ont indiqué des sources de sécurité.

A Kout, Najaf, Amara et Bassora, la désobéissance civile continue de paralyser écoles et administrations, sans aucune violence signalée jusqu'ici, ont rapporté les correspondants de l'AFP sur place.

L'Irak, deuxième producteur de l'Opep, est en proie à sa première mobilisation spontanée depuis qu'une invasion américaine a renversé Saddam Hussein en 2003.

Les protestataires réclament la refonte du système et de leur classe dirigeante qu'ils jugent corrompue et incompétente. Ils s'en prennent également au grand voisin iranien qu'ils accusent de tirer les ficelles chez eux.

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