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Nouvelle polémique autour du burkini. Au lendemain d'une action de femmes en faveur de ce maillot de bain couvrant mais interdit dans l'espace public en France, des représentants de la droite et de l'extrême droite ont exprimé, ce lundi, leur opposition au port du burkini.

Sept femmes vêtues de burkini ont pénétré, dimanche 23 juin, dans une piscine municipale Jean-Bron de Grenoble pour revendiquer le droit de se baigner. Or, se baigner ainsi est interdit par le règlement intérieur, d’où l’intervention de vigiles et de la direction de l'établissement.

" Le burkini n'avait pas sa place en France où la femme est l'égale de l'homme. Laisser faire ces activistes islamistes à Grenoble comme partout en France, c'est renoncer à la République. Je ne l'accepterai jamais", peut-on lire sur le compte Twitter du représentant du département des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti.

De son côté, le parti d'extrême droite, Rassemblement national, a dénoncé dans un communiqué une "provocation islamiste", qui vise "à revendiquer et imposer un communautarisme vestimentaire au même titre qu'est désormais exigée la mise en place d'un communautarisme alimentaire". "Sous couvert de la défense de droits individuels et d'une prétendue lutte contre les discriminations, les organisations islamistes qui s'infiltrent dans toutes les sphères de la société, menacent nos libertés et sapent les fondements de notre démocratie en cherchant à imposer les prescriptions et le droit religieux dans la sphère publique", a estimé ce parti.

C’est du pareil au même pour Valérie Pécresse. La présidente de droite de la région Île-de-France (Paris et sa banlieue) a dénoncé « la provocation » de ces femmes et a estimé, sur Radio Classique, qu’ "Il ne faut aucun accommodement avec le burkini".

"On se baigne en maillot de bain pour des raisons d'hygiène", de "sécurité" et "d'ordre public, parce que voir des personnes se baigner en burkini, ça crée des grandes tensions", a-t-elle ajouté. Selon elle, "si on acceptait le burkini, d'ici quelques années, toutes les jeunes filles des quartiers populaires se baigneraient couvertes, pour des raisons d'ordre moral et pour préserver leur réputation". Il faut "continuer à se baigner en maillot de piscine, pour laisser les femmes libres", a-t-elle insisté.

Tant d’avis politiques qui appuient l’interdiction du port de burkini en France, négligeant ainsi les libertés individuelles des personnes souhaitant nager avec cette tenue. Les actions continuent pour affirmer la position des femmes voilées en France qui veulent avoir le droit de se baigner en burkini, faisant face à un grand obstacle politico-social.

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