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Le parti socialiste espagnol PSOE a remporté haut la main les élections législatives anticipées organisées dimanche dernier. Une nouvelle rassurante pour les autorités marocaines au vu des importants dossiers que les deux partenaires ont initiés depuis l’arrivée des socialistes au pouvoir.

C’est une victoire au goût d’inachevé. Le Premier ministre espagnol sortant, Pedro Sanchez, a remporté les élections anticipées du 28 avril. Toutefois, il devra composer avec la gauche et des alliés régionaux -dont les redoutables indépendantistes catalans- pour former un gouvernement stable. En attendant ce moment fatidique, l’heure est à la fête au quartier général du parti socialiste ouvrier espagnol, le PSOE. La trajectoire de Pedro Sanchez est un vrai cas d’école, louée tant par les adversaires que les alliés. Sanchez a été une nouvelle fois proclamé vainqueur, permettant au PSOE de se placer en tête avec 30% des voix, soit 123 sièges sur les 350 que compte la chambre basse espagnole. Au titre de «ressuscité» qu’il a acquis au lendemain de sa résurrection politique, après avoir été débarqué par son parti, réalisant une spectaculaire «remontada» et emportant les primaires de son parti alors que tout l’appareil de sa formation était contre lui, Sanchez complète son tableau de chasse avec cette victoire. Celui-ci doit encore une fois son salut à l’impressionnante mobilisation de la gauche espagnole. Pour freiner le trio de droite (PP, Ciudadanos et Vox) qui se voyait déjà sur le perron du palais de la Moncloa, les électeurs ont voté massivement pour le PSOE afin de concentrer les voix et offrir un résultat confortable à Pedro Sanchez. Le scrutin de dimanche a connu un taux de participation remarquable de 76%, alors qu’il était de 66% en 2016. Ce résultat est une bonne nouvelle pour le Maroc et ses autorités. Les deux voisins ont initié une série de projets et de programmes presque inédits, qui auraient pu être renvoyés aux calendes grecques en cas d’arrivée du bloc de droite au pouvoir. Le parti d’extrême droite Vox a révélé ses intentions belligérantes à l’adresse du Maroc durant la campagne électorale. Sa participation à un gouvernement de coalition aurait eu des conséquences néfastes sur les relations bilatérales. Principalement en matière de migration, dossier où cette formation réactionnaire prône une politique de confrontation.

De même, Sanchez a coiffé au poteau son principal adversaire, le PP, grand perdant de ces élections, en emportant 66 sièges, son pire résultat depuis 1979. Cependant, le «Comte de Monte-Cristo des temps modernes » ne peut pas gouverner en solitaire même si ses proches ont exprimé ce souhait au lendemain des résultats. Une coalition pour atteindre la majorité absolue (173 députés) est nécessaire. La formation d’extrême gauche Podemos (42 sièges) a vite exprimé son souhait de former une coalition gouvernementale menée par la gauche espagnole.

De fait, le bloc de la gauche totalisera 165 députés et doit trouver appui auprès des petites formations régionales, comme les indépendantistes catalans ou les nationalistes basques. Certes, Pedro Sanchez a la confiance des urnes, mais la crise politique espagnole n’est pas pour autant terminée. Les appuis nécessaires sont ceux qui ont saboté le bref mandat de Sanchez en refusant d’appuyer son budget, provoquant des élections anticipées, les quatrièmes en moins de cinq ans. À cela s’ajoute le fait que des élections municipales auront lieu le 28 mai, sauf en Andalousie. Il est certain que Pedro Sanchez prendra son temps avant de passer l’épreuve de l’investiture au Parlement et s’appuiera sur le résultat des urnes municipales pour tisser des alliances. Toutefois, ces élections anticipées laissent un goût amer. Pour la première fois, la droite nationaliste et radicale fait son entrée à la chambre basse espagnole. Vox a obtenu 24 sièges, une avancée historique pour ce parti inexistant il y a à peine 4 ans. Certes, les pronostics prédisaient un score un brin plus élevé, et la formation tablait sur une soixante de députés. Toutefois, le fait que ce parti réactionnaire et ultraconservateur ait désormais voix au chapitre est une donne à prendre au sérieux dans le nouveau spectre politique espagnol.

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