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L’enclave est devenue un point de départ sollicité des embarcations clandestines chargées de migrants.

Les autorités de Sebta ne savent plus ce qui se passe sur les côtes de leur ville. En moins de 24 heures, deux embarcations de migrants ont pris le large depuis les côtes de Sebta. Les agents de la Guardia civil les ont interceptés à temps, grâce à une caméra de détection thermique. Durant la même journée, les tentatives de deux autres migrants marocains ont été avortées au moment où ils s’apprêtaient à prendre le large à bord d’un kayak. Plus tard dans la soirée de dimanche, les agents espagnols ont intercepté un pilote espagnol aux commandes d’un jet ski, prêt à emmener deux Marocains vers les côtes espagnoles, à partir d’une plage de Sebta. Quelques heures plus tard, une embarcation semi-submersible a été détectée par les agents au moment où elle était sur le point de se ravitailler à quelques mètres de la côte, via les bidons de gasoil abandonnés sur le rivage.  

A cela s’ajoute l'enquête qui est déjà en cours pour comprendre comment l’embarcation go-fast arrêtée en mer la semaine dernière par la Marine Royale a pu embarquer des passagers à partir d’une zone côtière de Sebta, en plein jour.  

Face à la multiplication de ces incidents, les forces de l’ordre espagnoles ont tenté d’avancer quelques explications. Les mafias profitent du fait que les effectifs soient occupés à gérer le trafic au niveau du poste-frontière de Bab Sebta pour mener leur mission. Or, les agents en poste à Tarajal (appelé Bab Sebta par les Marocains), sont affectés à cette seule et unique mission qu’est la régulation des flux des porteurs à ce niveau.  “Concernant l’explication donnée, c’est une version fort plausible. Toutefois, le trafic au niveau du passage du Tarajal était fluide et sans incident ces derniers temps, et ne réclamait pas un renforcement des effectifs”, nous confie ce journaliste sebti spécialiste en la matière. “Le sujet est plus complexe parait-il”, tranche-t-il.  

En effet, le pilote du go-fast en détention actuellement est lui-même originaire de Sebta. De ce fait, ces mafias recrutent les “clients” dans la province de Tétouan dont les résidents jouissent du privilège d’accéder à l’enclave sans visa. D’ailleurs, les passagers, à l’exception d’un seul, de cette funeste embarcation étaient originaires de cette ville du nord de quoi faciliter leur départ.  

Certes les forces de l’ordre espagnoles se sont toujours plaintes du manque d’effectifs mais cette carence était décriée au niveau des postes-frontières par lesquels transitent des milliers de porteurs par jour. La montée en puissance des arrivées s'explique aussi par la pression sur la voie maritime face aux assauts des clôtures, couplées à des failles du système SIVE, le système intégré de vigilance extérieur. Les agents espagnols pointent du doigt la vétusté des patrouilleurs face aux embarcations super-rapides opérant désormais dans le Détroit.  

En attendant de trouver une explication à ce nouveau phénomène, la tension migratoire n’est pas prête de céder. Selon le dernier rapport du ministère de l’Intérieur espagnol, 3.500 migrants ont accédé aux côtes espagnoles durant les 15 derniers jours par voie maritime. Ce qui porte le chiffre des migrants à 36.674 depuis le début de l’année et ce jusqu’à fin septembre 2018. Une hausse conséquente face aux 12.366 migrants enregistrés durant la même période l’année dernière.

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