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Un premier pas vers un long et fastidieux travail de mémoire, c'est ce que souhaite faire aujourd'hui Emmanuel Macron en rendant visite à la veuve de Maurice Audin, arrêté et torturé durant la bataille d'Alger.

C’était une promesse de campagne, «réconcilier les mémoires» telle était l’une des ambitions d’Emmanuel Macron, et il tient parole ! Et pour cause, c’est ce matin que l’annonce a été faite, le président de la République française se rend aujourd’hui chez la veuve de Maurice Audin, rapporte le Figaro. Ce mathématicien communiste arrêté le 11 juin 1957 en pleine bataille d’Alger a été par la suite torturé à mort.

En se rendant chez elle, Macron entend reconnaître la responsabilité de l’État dans la mort de son mari en lui remettant une déclaration écrite dans laquelle il confirme que Maurice Audin a été «torturé à mort ou torturé puis exécuté» (les historiens n’arrivent pas à trancher). Ledit texte sera ensuite rendu public après l’entrevue avec Josette Audin. Le texte dénoncera, entre autres, le «système légalement institué» de l'«arrestation-détention», qui a été «mis en place à la faveur des pouvoirs spéciaux qui avaient été confiés par voie légale aux forces armées à cette période». Cependant, l’accent a été mis sur le fait que la torture reste «le fait de quelques-uns».

Un travail de mémoire

À travers cette rencontre, le président souhaite également ouvrir les archives nationales sur les disparus de la Guerre d’Algérie (civils et militaires, Français et Algériens). «Cette étape est un préalable dans nos discussions avec les autorités algériennes pour qu'elles ouvrent ensuite les leurs», relate un proche du chef de l'État, qui évoque un «travail commun» avec l'Algérie.

D’après une source de l’Élysée, Macron va, dans cette même lignée, lancer un appel aux témoignages visant particulièrement «ceux qui ne se sont jamais exprimés de peur d'être poursuivis». À l’instar du général Aussaresses, condamné pour «apologie de crimes de guerre» en 2002, huit mois après avoir publié un ouvrage justifiant ses crimes et les tortures durant le conflit, rapporte le Figaro. Le chef de l'État veut ensuite inviter les militaires qui auraient des archives en leur possession à les remettre aux mains des Archives nationales.

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