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Après avoir tiré à boulets rouges sur les pratiques violentes qu’entreprenait l’Algérie sur les migrants subsahariens au moment d’expulsions musclées, le pays temporise aujourd’hui en vantant des retours dans des conditions plus respectables.

Un retournement de situation, c’est le moins que l’on puisse dire. C’est en tout cas ce qui semble se passer à Tamanrasset, au sud de l’Algérie. Les exemples ne manquent pas quant aux traitements indécents réservés par les autorités du voisin de l’Est lors des expulsions des migrants subsahariens vivant de manière clandestine sur le territoire. Des épisodes qui ont longtemps suscité l’indignation et soulever à maintes reprises un tollé sur le net, pointant du doigt le caractère inhumain dont fait preuve l’Algérie.

Pour se racheter bonne conscience et temporiser quant à ce passé qui lui colle à la peau, l’Algérie mise sur une invitation des médias tout particulièrement internationaux «pour démentir ces accusations». L’AFP met ainsi en avant dans un reportage ce 3 juillet des expulsions plus courtoises et moins violentes. C’est dans un climat paisible que les migrants ayant bénéficié de «repas, eau, bus climatisés, repos dans des bâtiments neufs» regagnent le transport qui les conduira vers leur pays. Le convoi transportant 354 migrants a ainsi pu quitter les lieux sous les yeux entre autres des représentants de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et du Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), qui ont suivi le rapatriement. Des points dont se réjouit le préfet de Tamanrasset, Djilali Doumi, qui estime que cette opération est «un message fort à ceux qui mettent en cause la réalité des efforts déployés par l’Algérie pour prendre en charge ces migrants». Les chiffres parlent de plus de 33.000 migrants subsahariens en Algérie qui «ont été reconduits vers leurs pays», depuis 2014 rapporte l’AFP s’appuyant sur une source officielle algérienne. Ceci dit, d’après les autorités, il est indéniable que tous les droits de ces personnes ont été respectés. Des propos contrés en juin dernier par Human Rights Watch (HRW) qui avait mis en lumière «à nouveau l’expulsion, en janvier, de milliers de migrants vers le Niger et le Mali dans des conditions «inhumaines»». Cet évènement fait forcément écho à la réunion qui s’est tenue à Bruxelles dans la nuit de jeudi à vendredi dernier entre les 28 états membres de l’Union européenne. Trouver des solutions en matière de politiques migratoires, c’était l’ordre du jour, l’une desdites solutions étant de sceller des partenariats avec les pays africains afin qu’ils favorisent l’accueil des migrants dans des centres notamment. Une issue refusée par le Maroc dans une déclaration à Nouakchott du ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita. Un chemin qu’a choisi également de prendre le voisin du royaume chérifien.

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